‹ Contribution à l'Étude des Parotidites ChroniquesChapitre 22 sur 25 · OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

OBSERVATION IX

Parotidite syphililique (ALPERN)

Elle concerne Mme F.., âgée de 50 ans, que nous avons eu l’occasion d'observer dans le service du docteur Coin, en février 1930. Elle y était entrée, envoyée par le service de chirurgie, à cause de certains troubles oculaires. Par l’interrogatoire, on arrive à reconstituer l’histoire clinique suivante : 12 années auparavant, la parotide droite avait commencé à augmenter de volume pour atteindre au bout de ? ans, le volume d’un œuf. On pratiqua, il y à une dizaine d'années, l’ablation de cette parotide tuméfiée. Mais, quelques mois seulement après cette intervention chirurgicale, insidieusement, progressivement, se constitue une nouvelle tuméfaction aux dépens du peu de parotide qu’on n'avait pas pu enlever. C'était tout d’abord un petit noyau dur qui, progressivement, sans la moindre douleur, augmentait de volume en même temps qu'il prenait une consistance irrégulière. La malade alla consulter, il y a un mois, dans un service de chirurgie ; on lui conseilla l'intervention qu'elle accepta et qui fut pratiquée il y a 3 semaines.

A l'heure actuelle, l'examen de la région parotidienne montra: une cicatrice verticale et surtout une petite tuméfaction d’une hauteur de 3 cm., dure, indolore, semblant être un reliquat de glande parotide. Il n’y a pas d’adénopathie : il n’y a rien à la bouche, l’orifice du Sténon est normal, la malade accuse une certaine sécheresse de la bouche. L'examen général montre au niveau des yeux, du strabisme interne gauche que confirme l'examen du spécialiste ; de l’irrégularité pupillaire. Il n'y a pas de signe d’Argyll-Robertson. Au niveau du système nerveux, on trouve des réflexes vifs, sans signe de Babinski. Il n'y à rien aux autres appareils.

La réaction de B.-W. dans le sang est franchement positive. On demande dans le service de chirurgie, de vouloir bien nous prêter la pièce opératoire, laquelle, heureusement, avait été gardée. Nous avons exposé tout au long, au chapitre d’anatomopathologie, les résultats si intéressants de l’examen histologique Il en résultait qu’il s'agissait de lésions syphilitiques de la glande qu’on avait prises à deux reprises différentes pour une tumeur de la parotide. D'ailleurs, nous en avons fait, également,

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la preuve indirecte : nous instituons un traitement par le Quinby et, au bout de la troisième piqü:e, la petite nodosité parotidienne constatée à l'entrée de la malade avait complètement fondu.

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