HISTORIQUE
C’est une localisation très rare de la tuberculose, et les observations en sont peu nombreuses.
Les premières études concernant la tuberculose salivaire sont de date relativement récente, Rebattu, en 1888, de Paoli, en 1843, Stubenranch, en 1894, Meslay, en 1898, semblent avoir été les premiers à s'intéresser à la question. Depuis 1900, les observations se sont succédées et Holmuth, en 1911, avait réuni 21 cas de tuberculose parotidienne.
Loumaigne, en 1911, Emerit, en 1923, étudient plus spécialement, dans leur thèse, l’un l’anatomie pathologique, l’autre la pathogénie des tuberculoses parotidiennes primitives.
Tout récemment enfin, en 1934, J. Feuz faisait quelques remarques sur la tuberculose des glandes salivaires.
ÉTIOLOGIE
Comme nous l’avons déjà dit, c’est une affection très rare ; il n’en existe que très peu de cas dans la littérature classique, une trentaine environ.
Elle est déterminée par le bacille de Koch, dont la présence a presque toujours été décelée à l’intérieur des cellules géantes.
Le sexe ne paraît pas jouer un rôle bien important. Quant à l’âge, c’est surtout une affection de l’âge mûr 40-60 ans. Cependant, il en a été observé quelques cas chez l’enfant : Mintz en rapporte un cas chez l’enfant de 3 ans, et Franck chez un bébé de 22 mois.
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La tuberculose parotidienne est toujours bien localisée, survenant, à quelques exceptions près, chez des sujets bien portants. Il faut cependant remarquer que presque tous les auteurs ont noté chez leurs malades une hygiène buccale défectueuse et la présence presque constante de dents cariées. Ce fait a, comme nous le verrons, son importance dans la pathogénie de l'affection en cause.
SYMPTOMATOLOGIE
La tuberculose parotidienne primitive débute insidieusement. C’est souvent par hasard ou sur la remarque de l'entourage que le patient s’en aperçoit.
Ce début fait parfois suite à une poussée d'infection dentaire.
Puis la glande augmente progressivement de volume, passant de la grosseur d’une noisette à celle d’un œuf de pigeon et même davantage. Cette évolution est presque toujours indolente, à part quelques cas signalés par Nadal et Pouget, de Paoli, et celui de Scheib qui s’accompagnait de trismus.
Ce qui amène le malade à consulter, c’est principalement le volume de la tumeur.
A l’examen, on constate une tuméfaction de la région parotidienne, de volume variable, d’apparence lisse et irrégulière. Consistante et ferme à la palpation, elle peut parfois présenter quelques points de ramollissement. Cette palpation est en général indolore.
La tumeur est mobile sous les téguments ; la peau est saine et d'apparence normale. Quelquefois, cependant, la région peut être rouge et œdématiée.
Emerit, dans sa thèse, signale « la présence presque constante de micropolyadénie au niveau des chaînes jugulaires des deux côtés, mais plus marquée du côté malade ».
L'orifice de Sténon ne présente aucune anomalie, ni dans sa couleur, ni dans sa forme.
Enfin, comme nous le disions plut haut, l’état de la denti-