‹ Contribution à l'Étude des Parotidites ChroniquesChapitre 9 sur 25 · RUES · texte numérisé non relu

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tion est presque constamment médiocre, principalement du côté de la parotide atteinte.

On complétera l’examen par une ou plusieurs radiographies de la région, par l’examen des crachats et une réaction de Bordet-Wassermann. Ceux-ci seront toujours négatifs, car il s’agit presque exclusivement d’une atteinte purement locale.

Laissée à elle-même, cette tuméfaction évolue progressivement pendant des semaines et des mois, à bas bruit, sans signes fonctionnels ou généraux importants.

On peut, cependant, quelquefois, observer des poussées fluxionnaires avec température, douleur, suppuration.

Actuellement, on intervient presque toujours chirurgicalement, mais il est vraisemblable qu’au bout d’un temps variable, l’évolution de cette affection se ferait vers la fistulisation et aurait tendance à suppurer indéfiniment.

DIAGNOSTIC

Il est toujours très difficile à faire, surtout au début.

Il existe cependant quelques signes qui, s'ils ne sont pas toujours constatés, peuvent, quand ils existent, différencier la tuberculose parotidienne des autres atteintes chroniques de la glande.

Tout d’abord, on élimine facilement les parotidites lithiasiques, grâce à la radiographie et au cathétérisme du canal de Sténon ; les parotidites toxiques, grâce à l’anamnese et autres signes d'intoxication.

La possibilité d’une parotidite phlegmoneuse ou des oreillons est rapidement écartée, étant donné l’évolution aiguë de ces deux affections.

Il est aussi relativement facile de la distinguer de la parotidite chronique infectieuse par rétention due à l’inflammation chronique du Sténon, affection que nous étudierons en détail plus loin. Dans celle-ci, en effet, l'examen de l’orifice du canal, saillant, rouge, par où s’écoule un liquide

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muco-purulent et parfois sanguinolent, permettra de faire un diagnostic certain.

Il n’en est plus de même pour les autres affections chroniques de la parotide.

Le diagnostic avec la parotidite syphilitique est un des plus délicats. Cependant, celle-ci est souvent accompagnée d’autres signes de syphilis : réactions humorales positives, stigmates cutanés, osseux, nerveux, ete... Les lésions sont le plus souvent bilatérales ; la tumeur a bien souvent une consistance dure, ligneuse, tout à fait particulière. L'épreuve du traitement antisyphilitique est enfin des plus convaincantes dans la majorité des cas.

L’actinomycose de la parotide peut, au début, faire penser à la tuberculose. Mais l’évolution est plus rapide, la tuméfaction se ramollit assez vite, s’ulcère, se fistulise parfois en plusieurs endroits, et laisse s’écouler un liquide jaunâtre contenant les grains jaunes caractéristiques.

Il existe enfin trois affections parotidiennes qui peuvent en imposer pour la tuberculose : c’est d’abord l’adénite tuberculeuse : mais celle-ci comporte la présence de multiples ganglions le long de la chaîne jugulaire dont l’évolution vers la suppuration se fait rapidement.

Ce sont ensuite les tumeurs mixtes dont le diagnostic est encore plus délicat. Au début, il est même pratiquement impossible. Mais, à la longue, l’évolution diffère un peu. Alors que la tumeur mixte avait évolué lentement pendant longtemps, elle peut brusquement augmenter de volume, d’une façon considérable. La consistance de la tuméfaction est aussi beaucoup plus dure dans la tumeur mixte. Enfin, celle-ci, tout au moins avant sa transformation maligne, ne s'accompagne jamais d’adénite.

Quant aux tumeurs malignes, l’âge du malade et son amaigrissement rapide, les signes fonctionnels qui les accompagnent : douleurs violentes avec irradiations, paralysie faciale précoce, contribuent à faciliter un diagnostic qui ne peut être longtemps hésitant.

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