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CHAPITRE III

Physiologie de la Parotide

À la parotide incombe le rôle de la sécrétion de la salive dite arotidienne. Ge liquide se mêlera dans la bouche avec les autres sécrétions salivaires pour constituer la salive mixte.

Le mécanisme de cette sécrétion s'explique par des transformations’ histo-chimiques qui se passent dans l'élément noble de la glande sous l'influence prépondérante mais nou exclusive de phénomènes vaso-dilatateurs (congestion), le tout étant sous la dépendance du système nerveux. L’'innervation de la parotide est assez complexe. Elle reçoit quelques filets de lauriculo-temporal et d’autres du système sympathique. D'après des recherches récentes, il résulterail que physiologiquement, les premiers ne proviendraient pas du frijumeau, pas même du facial, mais du glossopharyngien. Leur excitation provoque la sécrétion, ou plus exactement, l’excrétion cellulaire ainsi que la vaso-dilatalion. Les filets sympathiques sont au contraire vaso-constricteurs. La sécrétion parotidienne pouvant être considérée comme un acte réflexe, il reste à établir l'arc réflexe qui semble lui donner naissance. Le neurone est essentiellement constitué par le noyau bulbaire de la sécrétion salivaire, avec ses deux voies centripèle et centrifuge. Cette dernière est représentée par lauriculo-temporal précédemment étudié, Le point de départ du réflexe ‘doit être recherché dans la bouche (langue, dents, joues), parfois dans l’œsophage, l'estomac, l'intestin, voire même les organes géni-

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lo-urinaires, ou un point quelconque de l’organisme (névrovathies) A côté de cet acte réflexe il ne faut point oublier les phénomènes sympathiques qui souvent viennent se surajouter. gi

Le produit de sécrétion, la salive parotidienne, est un liquide opalin, sans odeur ni goût, très aqueux, qu’on peut obtenir en cathétérisant le Sténon. De réaction alcaline, elle peut s’acidifier sous des influences pathologiques variées. Elle contient avec de l’eau, un ferment digestif, la ptyaline, des sels de soude et de potasse, dont le plus caractéristique est le sulfocyanure de potassium auquel on a voulu faire jouer un rôle antiseptique. Normalement, elle ne contient pas de mucus pas plus que de débris épithéliaux.

Produite d’une façon continue, la salive parotidienne est sécrétée en plus grande abondance au moment des repas, à l’occasion de la mastication, à la seule vue même d’un mets appétissant (sécrétion psychique). À côté de cette fonction digestive, il y a lieu de placer son double rôle mécanique, balayage du Sténon et humidification de la muqueuse buccale.

Le Sténon étant l'intermédiaire entre lacinus et le tube intestinal, la salive parotidienne se dirigera de la glande vers la bouche et balaiera ainsi la lumière canaliculaire. On pourrait donc le définir: le drain physiologique de la parotide, Normalement, le Sténon comme la parotide sont stériles. Cependant, Claisse et Dupré, à la suite de leurs expérimentations ont démontré que fréquemment la portion toute terminale du canal excréteur était envahie par la flore buccale, et si cette dernière ne pousse pas plus loin son incursion c’est grâce au léger courant salivaire. Que pour une cause quelconque, ce courant s’amoindrisse ou vienne à disparaître, que les microbes envahisseurs se trouvent en nombre ou que leur virulence soit exallée, el voici que ce drain physiologique constituera un chemin tout préparé pour l'infection et pourra devenir, dans la suite, un véritable drain pathälogique.

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