ND
particulièrement tenacé à faire des ulcères et à les perforer. J. GosseT, JOUANNEAU et ALLAMAND for-
mulent au sujet de la gastrectomie la règle sui-
vante : ou l’on aura recours à la gastrectomie immé-
diate, ou l’on choisira au contraire l'intervention la plus simple, la moins susceptible de gêner la gastrectomie ultérieure. La gastreciomie immédiate ne
peut donner d’aussi bons résultats que la suture
simple que si elle est pratiquée dans les premières
heures chez des malades résistants et par un chirur-
gien entraîné. La technique la meilleurse, selon
Gosser, serait donc : la suture suivie d’une gastrec-
tomie quinze jours ou trois semaines plus tard, sur-
tout si, après la suture, le régime soigneux imposé. au malade et le traitement médical, l’ulcère se ma-
nifeste par de nouvelles douleurs ou des hémorra-
gies. La gastrectomie en un deuxième temps se fera
dans des conditions de calme bien supérieures à
celles qu'offre au chirurgien l’état rarement bril-
lant d’un malade atteint de perforation gastro-duodénale. La gastrectomie constitue ainsi le véritable traitement prophylactique des perforations itératives.