OBSERVATION N° 12. — M. C
Enorme cavité du lobe supérieur gauche dont le début remonte à 1941.
Phrénicectomie en 1942 et thoracoplastie en 1943 (6 côtes en deux temps). On complète la thoracoplastie par un autre temps en 1946. La pneumonectomie s’impose en 1948, le malade présentant à cette date une énorme caverne résiduelle du ‘lobe supérieur gauche et une opacité du lobe inférieur, avec intégrité bronchoscopique du côté aroit. Mais le refus du malade conduit à pratiquer une spéléotomie et un complément de thoracoplastie. Devant l'échec des résultats, la pneumonectomie est acceptée.
Intervention, octobre 1948, facile dans l’ensemble, mais il faut noter l’issue dans la cavité thoracique d’un peu de caséum au moment de la libération pulmonaire au voisinage de l’orifice de spéléotomie. Une fois le poumon enlevé, on se rend compte que le péricarde a été ouvert au niveau du cul-de-sac de l’arfère pulmonaire. Suture après injection de 1 gramme de streptomycine.
Suites : Simples pendant un mois en dehors d’une petite désunion pariétale. Quarante jours après l’intervention, apparition de tachycardie, le niveau liquide est alors visible dans le péricarde. Après le traitement médical à la streptomycine, le niveau liquide disparaît mais l’ombre cardiaque s’élargit, sans assourdissement des bruits du cœur. Puis, oligurie.
Décès au deuxième mois en asystolie avec œdème pulmonaire.
CSC PIS
OBSERVATION N° 13. — Mile H. O..., 22 ans.
Pneumothorax droit, inefficace, créé en 1944, compliqué par une pleurésie. Thoracoplastie (2 temps) en 1947, suivie d’un drainage de Monaldi pour une caverne résiduelle en 1949. Indication d’exérèse pour une caverne résiduelle.
Intervention, décembre 1950 : Pneumonectomie droite sous thoracoplastie de 7 côtes. Dissection du hile sans difficulté particulière. Pas de traumatisme du péricarde.
Suites : Les premiers jours très satisfaisantes, pas d’empyème post-opéraitoires. Au quatrième jour, dyspnée, cyanose, tachycardie à 140-160 et sub-œdème pulmonaire. Pas de température. Amelioration rapide avec un traitement médical (ouabaïne, diurétiques mercuriels) et les antibiotiques : pénicilline et streptomycine. En dix jours, tout rentre dans l’ordre. A la sixième semaine, la malade recommence à se plaindre de douleurs thoraciques gauches, de dyspnée et de tachycardie. Température sub-fébrile. Amélioration rapide avec le traitement médical et la cure de HÉDoPere L'évolution ultérieure a été très satisfaisante.
Les tracés électriques, après avoir montré les différentes phases de la péricardite, confirment la guérison.
OBSERVATION N° 14. —— M. R..., 25 ans.
Tuberculose ulcéro-caséeuse du lobe supérieur droit, traitée par un pneumothorax droit en 1950. Tentative de section de brides apicales en 1950. Indication d’exérèse posée en 1952 après 4 bronchoscopies, 3 épreuves fonctionnelles et un traitement aux antibictiques.
Intervention, février 1952 : Bilobectomie supérieure et moyenne droite. Intervention sans difficulté particulière. A noter qu’à !a section de la lobaire moyenne, il s’écoule un peu de pus. Pas de déchirure du péricarde.
Suites : Satisfaisantes les premiers jours. Puis apparition de dyspnée, d’opacification du poumon droit, et de déviation du médiastin. Pas d’amélioration malgré la broncho-aspiration. A la troisième semaine, température et bronchopneumonie tuberculeuse du lobe restant. Dix jours plus tard, température élevée et épanchement para-médiastinal à staphylocoque doré. Puis vomique d’ua pus fétide à anaérobie. Efin, bronchopneumonie gauche et décès au deuxième mois.
L’autopsie montre que la péricarde contient 50 cc. de liquide, ne communiquant pas avec la plèvre. Péricardite en langue de chat et présence de formations giganto-cellulaires.
SAR) Los
OBSERVATION N° 15. — M. N.., 45 ans,
Lésions bilatérales remontant à 1935. Fistule anale en 1942. Thoracoplastie gauche de 7 côtes en 2 temps en 1944. Résultat complet qui se maintient pendant plus d’un an. En 1945, évolution sous la thoracoplastie et apparition d’une caverne de la base. Laryngite non évolutive. Echec du pneumopéritoine.
Intervention, mai 1950 : Pneumonecton“e gauche. Pas de difficulté particulière ni d'incident opératoire notable, Pas d’effraction péricardique.
Suites : Empyème précoce, avec fistule bronchique au troisième jour. Puis péricardite purulente à bacilles de Koch.
Décès au deuxième mois.