T.: matin, 37°1; soir
23. — Le genou gauche demeure douloureux; le genou droit l’est
depuis hier soir. T.: matin, 38°2 ; soir, 37°8. DRAP AU 2 MS01E9 700 95, — La douleur dans les genoux a complétement disparu ; mais
NU
la main droite est de nouveau douloureuse au niveau des deuxième et troisième articulations carpo-métacarpiennes. T.: matin, 373; soir, 36°8.
27. — Plus rien à la main droite; douleur au niveau des articulations carpo-métacarpiennes de la main gauche. Apyrexie.
30. — La douleur s’est encore déplacée : elle occupe maintenant l'épaule gauche. Plus de liquide dans le péricarde. Frottement systolique à la base, à la pointe, à lappendice xyphoïde. |
4 mai. — Douleurs totalement disparues.
7. — Douleurs dans la coude droit et à l'articulation phalango-phalanginienne du médius droit. Persistance du frottement péricardique, surtout à la base. Apyrexie.
9.— Douleur dans les articulations carpo-métacarpiennes de la main gauche.
12.— Guérison complète, qui ne s’est pas démentie. [l reste encore un léger frottement péricardique à la base.
Observation VI (VI° de la thèse du Dr Gachon)
Oreillon.— Orchite droite.— Douleurs pseudorhumatismales. — Péricardite.
C..., soldat au ?° régiment du génie. Bonne santé habituelle. Pas d'antécédents rhumatismaux, pas de blennorrhagie ni de syphilis ; n’a jamais eu ni rougeole, n1 scarlatine.
Cet homme entre à l'hôpital St-Éloi, salle St-Charles, n° 2, service de la clinique médicale (M. Combal professeur), le 10 mars 1887. Il se plaint de très-violentes douleurs survenues la veille, sans cause appréciable, et siégeant sur le trajet des membres inférieurs, plus particulièrement au côté interne de l'articulation du genou. C’est, dit-il, pour son rhumatisme qu’il a été envoyé à l'hôpital.
Au premier examen, fait le jour même à la contre-visite du Soir, on
En. ne
le trouve dans l’état suivant: physionomie anxieusé, chaleur vive. T.: 40°4. Pouls, 198. Oppression ; langue blanche, légèrement saburrale ; céphalalgie frontale vive. Le malade dit souffrir beaucoup de ses membres inférieurs, surtout du genou droit. Cependant les articulations ne présentent ni rougeur, ni tuméfaction. Les muscles de la cuisse sont douloureux à la pression.
Ne trouvant pas dans les articulations l’explication de cet état général grave, on découvre, après un examen minutieux, l'existence d’une faible augmentation de volume du testicule droit, avec douleur si légère que le malade s’en était à peine aperçu. C’est alors seulement qu'il déclare avoir été atteint, quinze jours auparavant, d’une parotidite double, pour laquelle il a passé trois jours à l’infirmerie de la caserne.
Il s'agissait là d'un de ces faits analogues à ceux que cite Trousseau, dans lesquels la fièvre, développée au début de l’orchite, s’accompagne de phénomènes généraux graves, propres à écarer le diagnostic.
11 mars.— Le malade est à peu près dans le même état. M. le professeur Combal examine minutieusement les organes thoraciques et constate les particularités suivantes: dans la fosse sus-épineuse droite, rudesse inspiratoire; sous la clavicule gauche, inspiration rude, expiration légèrement prolongée; dans la ligne axillaire droite, à la base, en un point très-limité, frottements pleuraux fins. Les urines sont rares, foncées et présentent un dépôt rouge brique abondant. T.: 39.
Le soir, les douleurs sont toujours très-vives dans les membres inférieurs ; les articulations des genoux et des cous-de-pied, encore douloureuses, ne présentent ni chaleur, ni gonflement. Le testicule droit, un peu plus douloureux que la veille, est notablement augmenté de volume. T.: 39°6.
12.— Le testicule droit est presque doublé de volume ; les douleurs dans les membresinférieurs persistent presque aussi vives, surtout dans les genoux. Urines moins rares, ambrées. M. le professeur Combal entend et nous fait entendre un frottement péricardique doux en plein ventricule gauche, à la base et à l'appendice xyphoïde. Ce frottement est tantôt systolique, tantôt diastolique.
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Onctions sur le testicule avec onguent napolitain belladoné. T.: matin;191093180ir2 391%
13.— Les douleurs sont bien amendées ; les mouvements des membres inférieurs s’exécutent sans trop de peine; le testicule est douloureux et gonflé. T.: matin, 37%5 ; soir, 38°2.
14.— Les douleurs ont à peu près cessé; le testicule tend à reprendre son volume normal. T.: matin, 37°3 ; soir, 37°3.
Les douleurs n’ont plus reparu. Le testicule à repris rapidement ses dimensions normales, et déjà, le 20 mars, la guérison était com-
plète.
Observation VII
T.., soldat au 2e génie, n’a jamais eu ni rhumatisme, ni blennorrhagie, ni syphilis, ni fièvres éruptives. La maladie actuelle a débuté le 5 avril, par une parotidite double, Monnet de fièvre modérée et d'embarras gastrique léger.
11.— Est survenue une orchite gauche, avec une élévation considérable de la température.
Le malade est envoyé, le 13, à la clinique médicale, salle St-Maurice, n° 16. Ce jour-là, le malade a de la fièvre (T. 40e); le testicule gauche est très-tuméfié, doublé de volume, douloureux.
A l’auscultation, on trouve un frottement péricardique systolique à la base, à l'émergence des gros vaisseaux et un peu au-dessus de l’appendice xyphoïde. Matité du cœur normale; pas de souffle.
Le lendemain, la fièvre tombe ; le testicule gauche est indolore, mais encore tuméfié. Le frottement péricardique n’a pas varié.
17. — Guérison complète de l’orchite. Le frottement péricardique persiste jusqu'au 26 avril.
Le malade quitte l'hôpital le 2 mai, dans un parfait état de santé.
Observation VIII
U. .., sapeur au 2egénie. Pas de maladies antérieures. Parotidite double le 21 mars. Fièvre assez vive le 21 et le 22. Entré le 23 mars, à la clinique, salle St-Maurice, n° 34.