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libre. Enfin Patel réopérant sa malade un an après pour rétroversion utérine, constate une fois de plus son intégrité. Par contre Louis Bazy constate que le grand épiploon semble former la paroi antérieure du sac. Il semble donc qu’en général l’épiploon n'est ni incarcéré, ni adhérent, étant donné le silence qu'on observe à son égard. Les lésions auraient évidemment été signalées par les différents auteurs.
Tel est l’aspect du sac, tel est son contenu.
Les organes hors du sac présentent parfois un aspect spécial : il nest pas rare de constater sur l'intestin libre un aspect particulier de la séreuse qui est blanche, vernissée, présentant avec les organes Voisins des adhérences, mais c’est la séreuse qui seule est modifiée, sans qu'on puisse parler de la continuation du sac.
Enfin nous signalons pour terminer l’adhérence possible du sac à la vessie, aux annexes et à l’utérus, à la vésicule biliaire.
Qu’advient-il si on essaie de libérer l'intestin de sa gangue ? Dans un grand nombre de cas, on a la surprise de constater que le sac fibreux adhère peu à la face libre des anses. Quelques tractus fibreux, lamelleux, sont aisément libérés, on trouve un plan de clivage qui permet la libération du grêle, sans hémorragie, sans lésion de la séreuse. Cependant, on note une adhérence beaucoup plus marquée sur le bord mésentérique, rendant l'extirpation plus laborieuse. De plus, les points d'entrée et de sortie offrent une
résistance plus considérable, comme si le sac engai-
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nant avait tendance à étreindre le tube intestinal et était renforcé au niveau de ses solutions de continuité. Il semble enfin d’une façon générale que les cloisons intermédiaires soient plus adhérentes que la coque périphérique.
Dans d’autres cas, le plan de clivage a été difficile même impossible à trouver, et l'intervention jugée impraticable a été abandonnée, qu'il y ait eu ou non des lésions intestinales au cours des essais de libération. S'agit-il de formes anatomo-pathologiques un peu spéciales ou bien de stades évolutifs encore peu avancés, où la coque s’est mal isolée de son contenu ? Ou bien le point d’attaque de la gaine a-t-il été malheureux, alors que le clivage aurait été possible quelques centimètres à distance ? Il est bien difficile de le dire, cependant la grosse majorité des cas permet de conclure à une non adhérence, ou tout au moins à une adhérence lâche sur les faces libres de l’anse intestinale.
De cet exposé macroscopique des lésions, nous pouvons dire en résumé : péritoine pariétal indemne, sac enkystant ovoïde ou tubulaire, sac engainant contenant tout ou partie du tractus intestinal, segmenté intérieurement ; adhérant peu aux anses intestinales, lesquelles sont normales, ainsi d’ailleurs le plus souvent que le mésentère et l’épiploon.
On à d’ailleurs beaucoup rapproché la péritonite chronique encapsulante d’un syndrome qui lui semble de prime abord étroitement apparenté : c’est ce que les Allemands ont appelé le « zuckergussleber » et
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le « zuckergussmilz », c'est-à-dire foie et rate glacés.
Le foie, la-rate sont recouverts d’un enduit comparable à une couche de sucre, lisse, luisante, cohérante, ressemblant à la paroi du kyste que nous avons décrit. Mais ilexiste deux différences fondamentales :
1° Il ÿyatoujours une lésion évidente et grave de l’organe intéressé (cirrhose, foie graisseux, etc…..).
2° La coque n’est pas indépendante de la capsule de - l'organe, elle lui adhère intimement, il est impossible de l'en séparer, elle pénètre dans l'organe lui-même, en un mot n’est qu’un épaississement de la capsule et de la séreuse de recouvrement.
Nous avons vu que dans la péritonite chronique encapsulante, l'intestin est relativement libre, en tous cas clivable et sain, tout au moins exempt de lésions manifestes et actuelles. On voit donc que foie et rate glacés peuvent être considérés comme nettement différents de l'intestin glacé.
Cependant on a décrit lPassociation de foie, rate, diaphragme, intestin et péritoine glacés. En 1905, Esaü opère un malade présentant des phénomènes douloureux hépatiques et abdominaux. Le foie est normal. En 1910, une ascite abondante apparaît, les signes abdominaux et les douleurs s’exagèrent, une réintervention est nécessaire : le foie est brillant, « sucré ». Le malade succombe quelques mois plus tard : l’autopsie montre des masses defibrine constituant des membranes organisées de 3 mm. d'épaisseur, englobant tout le tractus intestinal saufle côlontransverse, envahissant le péri-
toine, l’épiploon, le diaphragme et créant par exten-
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sion du processus fibreux, des adhérences avec la plèvre, le péricarde, gravement atteints eux aussi. Il y a non seulement dans ce cas le phénomène du « zuckerguss » mais encore polysérite généralisée. Y a-t-il rapport de plus ou de moins entre « zuckerguss » et polysérite ? Ilest bien difficile de le dire étant donné - le peu de cas que nous possédons à l'heure actuelle. Nous isolerons donc pour le moment'le foie et la rate glacés de l'intestin glacé, en nous appuyant, sur des différences anatomo-pathologiques, capitales, à notre