‹ Contribution à l'étude des péritonites sans perforations intestinales dans la fièvre typhoïdeChapitre 13 sur 17 · LENS GR · texte numérisé non relu

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n’ont pas forcément un début brusque. D'autre part notre malade qui semble bien avoir fait une péritonite d’origine sanguine, en a fait le début en deux temps : Petite réaction insidieuse dans les premières heures, qui ne faisait pas envisager l'intervention ; puis 24 heures après, assez brusquement, altération de l’état général, douleurs vives abdominales, devant lesquelles l’intervention ne se discutait plus.

Le pronostic de ces péritonites sans perforation passe pour être moins grave que celui des péritonites avec perforation. Il ne faudrait pas cependant les considérer comme une complication de même ordre de gravité qu’une réaction pleurale par exemple. Le nombre élevé des autopsies publiées montre que la mort est très fréquente.

Ces péritonites surviennent le plus souvent en effet dans les fièvres typhoïdes sévères, souvent déjà compliquées, au cours desquelles le malade est peu préparé à supporter un choc opératoire même minime. D'autre part nous avons vu que souvent elles coexistaient avec une fissuration intestinale ou une suppuration d’un viscère important (foie, rate) ou une phlébite pelvienne. Enfin quand même elles seraient d’origine septicémique et ne s’accompagneraient d'aucune lésion viscérale, il faut néanmoins admettre qu’une typhoïde susceptible de donner des localisations suppurées est toujours de mauvais pronostic. ‘x

EN

— Le facteur favorable semble être surtout dans la simplification des manœuvres opératoires. L'opération est réduite à son minimum, à la pose d’un drain sous anesthésie locale sans avoir besoin d’être complétée par une anesthésie générale. Il n’y a pas non plus de malaxation prolongée de l'intestin, pas d’enfouissement, ni, ce qui est presque toujours mortel chez un typhique, de résection intestinale ou d’extériorisation d’anse à la paroi.

— Chez notre malade l'intervention a été bien supportée, elle n’a donné lieu qu’à une réaction fébrile de deux ou trois jours, les signes de péritonite se sont améliorés : le malade n'avait plus ni douleurs, ni contracture à distance de la plaie opératoire, le cours des matières s’est rétabli, le drain ne donnait plus de pus dans les jours qui ont précédé la broncho-paneumonie terminale.

En résumé : symptômes insidieux du début, de diagnostic aussi difficile que dans la péritonite avec perforation ; résultats peut-être plus souvent favorables de l'intervention pratiquée d'urgence dès que le diagnostic est seulement probable.

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