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À propos des cas de Chantemesse il écrit cette phrase : « Je trouve beaucoup plus rationnel d'admettre qu'il S'agit ici d’une infection éberthienne péritonéale, indépendante de l'infection éberthienne intestinale ; le péri- - toine pouvant être infecté pour son propre compte, la plèvre, comme le tissu osseux, sans qu’il soit nécessaire d’invoquer un processus de propagation intestinale que rien ne démontre. Je persiste donc dans mes conclusions : la péritonite par propagation telle que l’admet Thiriat n'existe pas ».
On voit dans ces lignes la notion de fièvre typhoïde septicémie, capable comme toutes les septicémies de donner les localisations les plus diverses. Il faut bien reconnaitre qu’en 1853, au temps où l’on parlait surtout de dothiénentérie, où la fièvre typhoïde était d’abord une maladie de l'intestin, Thirial devait être logiquement conduit à penser que l’inflammation gagnait le péritoine par propagation quand elle ne le faisait pas par perforation.
Actuellement tout le monde admet les péritonites sans perforation sinon par propagation au cours de la fièvre typhoïde. De nombreuses observations ont été publiées et ont fait le sujet de plusieurs thèses : celle de Chauveau en 1906, de Roy en 1907 qui renferme les idées de Chantemesse.
Enfin celle de Woimant en 1911 qui contient de nombreuses observations françaises et étrangères ; à laquelle nous avons fait de nombreux emprunts.
il — ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Les lésions de la péritonite elle-même ne présente aucun caractère spécial et tous les degrés anatomiques d’une réaction inflammatoire sur une séreuse peuvent
s’observer.
D’après les nombreuses observations publiées, Woimant distingue les péritonites plastiques, séreuses, et séro-purulentes : bien souvent en réalité ces divers processus de réaction de la séreuse se trouvent associés en diverses régions de péritoine.
La péritonite plastique en particulier se retrouve dans une observation d’Alglave et Boisseau : on trouvait de nombreuses fausses membranes de fibrine autour de l'iléon, particulièrement autour des plaques de Peyer. Un tel processus doit être fréquent dans les fièvres thyphoïdes même sans accidents péritonéaux immédiats. On a d’ailleurs publié des observations de périviscérites qui se seraient développées après une fièvre typhoïde; sans doute une réaction plastique pendant la maladie en a élé le point de départ. D'autre part la réaction plastique intervient dans les péritonites suppurées et elle joue le rôle bienfaisant de limiter l'infection ; son intensité explique les cas exceptionnels de guéri-
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Son Spontanée après perforation, elle n’est pas étrangère non plus aux bons résultats de certaines interventions chirurgicales : rappelons que Chantemesse insistait beaucoup sur la nécessité de mobiliser le moins possible les anses intestinales en opérant. afin de ne pas détruire les adhérences en voie de formation.
La réaction séreuse a été retrouvée : une observation de Véron et Busquet la mentionne ; elle à un intérêt. particulier, on pourrait la concevoir, sans doute, dans une infection suraiguë emportant le malade avant que la suppuration puisse se produire ; mais elle indique plutôt un processus atténué, comme on l’observe, dans certaines pleurésies typhiques, notons d’ailleurs qu'à l'autopsie de malades morts à la suite de typhoïde, dont l’issue fatale n’a rien à voir avec une péritonite, on trouve souvent quelques centimètres cubes de liquide séreux dans la cavité péritonéale, contenant du bacille d'Eberth.
La présence de liquide séro-purulent semble être le cas le plus fréquent. La présence de pus franc est beaucoup plus rare. Ce liquide est plus ou moins cloisonné par des adhérences, on le retrouve surtout dans la fosse iliaque droite où dans le pelvis. Cest d’ailleurs une conséquence logique de la disposition anatomique du péritoine ; la prédominance de la péritonite à droite n'implique pas forcément l’origine iléale ou appendiculaire.
La bactériologie de ces péritonites serait des plus intéressantes, elle n’a malheureusement été faite que peu souvent. On a pu trouver les germes multiples des péri-