RACE
toniles par perforation où l'intestin ensemence son contenu. Assez souvent on a trouvé uniquement le bacille d'Eberth qui a poussé en culture pure. André Weill, Veron et Busquet, Spangler, Zinsser entre autres ont constaté des péritonites à bacille d'Eberth isolé, ce fut aussi le cas de notre malade. C’est à propos d’un de ces cas que Dieulafoy écrivait : « .… Si l'intestin avait été vraiment l'origine de l'infection péritonéale, ce n’est pas le seul bacille d’Eberth que l’on eut trouvé dans le péritoine, mais les autres microbes intestinaux, le colibacille, lui aurait fait cortège ». Nous reviendrons sur l'intérêt pathogénique de cette bactériologie.
Nous ne reviendrons pas sur la nécessité d’un examen des plus attentifs de l'intestin, dont la surface doit être explorée centimètre par centimètre presqu’à la loupe. Il n’est pas sans intérêt pour le sujet qui nous occupe de rappeler que l'intestin des typhiques est spécialement fragile et qu’il faut se garder de provoquer une lésion artificielle que l’on pourait prendre pour une lésion de perforation spontanée.
L'intestin des sujets morts de péritonite sans perforation peut ne présenter qu’un minimum de lésions, il a l’aspect de tout intestin typhique : il est congestionné, friable, avec des lésions, des plaques de Peyer visibles à la face séreuse, ce sont des zones congestionnées où des granulations blanchâtres : les granulations typhiques d’Hoffmann, tout au plus pourrait-on penser que. l’in- ‘ flammation de la séreuse à contribué à donner à l’intestin un aspect plus congestif. |
Très souvent l'intestin sans être perforé se trouve très