‹ Contribution à l'étude des perversions de l'instinct de conservationChapitre 16 sur 31 · RÉ TT · texte numérisé non relu

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naires : spleened, spleenful, spleeny, spleenative, spleenfully, spleenishness, spleenitive, spleen-sick, spleenetic (1).

Le seul mot de spleen devait être considéré comme alléchant pour les lecteurs par son sens incertain et un peu mystérieux, car plusieurs poètes le prennent comme titre de leurs poésies ou de leurs comédies : Adrasta, or the woman’s spleen, à tragicomedy (2), À fit of the spleen (3), The spleen, a poem (4), The Plagues of the spleen (5), The spleen, a poem (6), The spleen or Islington spa ; a comic piece (7), etc. Le spleen est pris ici dans le sens d'humeur capricieuse, triste ou gaie. Il n’est plus très bien compris par les Anglais d'aujourd'hui.

Cette signification du spleen tenait à une conceptions humoristique du rôle des viscères, et principalement des organes abdominaux, dans la production des maladies et des tempéraments. :

La rate recevant beaucoup de sang, on pensait qu'elle était

à même de lui faire subir des modifications importantes. Si

Pline plaçait dans la rate le siège des affections gaies, Galien (8) la croyait chargée de sécréter l’atrabile et Van Helmont y mettait même le siège de l’âme sensitive (9).

Tandis qu’en France on avait tendance à considérer la rate comme susceptible de donner de la joie, en Angleterre on incli-

nait vers l'opinion adverse (10).

(4) Dictionnary of the Enghsh language. SAMUEL Jonsow, 2 vol. London, 1773. The Century Diclionnary. W. D. Wurrney, New-York, 1890. (2) Joun Jones, 1635.

(3) Bexsamin Iso, 1726.

(4) Marruew GRBEN, 1787.

(6) With a prefatory essay, 1796.

(7) London, 1771.

(8) De locis et affection, Lib. HIT, cap. 7.

(9) Grorcxr. De la physiologie du système nerveux el spécialement du cerveau.

echerches sur les maladies nerveuses en général. Paris, 1821, t. Il, p 129..

(10) Encyclopédie de Diveror et D’ALEMBERT. V. au mot splénétique.

« Le caractère des personnes splénétiques est d’être portée à rire; et c'est un expédient dont on suppose que la nature se sert pour évacuer l'humeur trop, abondante dont la rate est surchargée. .»

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