‹ Contribution à l'étude des perversions de l'instinct de conservationChapitre 30 sur 31 · NAN RE TT ET · texte numérisé non relu

NAN RE TT ET

Dans les services hospitaliers, on sera vite frappé par la rareté, non seulement du spleen, mais encore de l'ennui simple. Les aliénés ne s’ennuient que lorsqu'ils sont convalescents ou que leur maladie mentale n’est plus en activité. Il en est de même en dehors de l'alénaton mentale proprement dite : les psychopathes des maisons de santé ouvertes et ceux qui viennent consulter, ne se plaignent pas de s’ennuyer.

Le caractère d'ennui réel bien établi, 1l sera éncore plus exceptionnel de constater qu'il est le noyau même de l'affection, et qu'il a déterminé les réactions pour lesquelles le malade a eu recours au médecin. Mais, s'il en est ainsi, on peut être certain que son apparition date de loin.

Dans les quelques observations que nous avons pu recueillir. tous les sujets interrogés par nous ont été très catégoriques : 1ls se sont foujours ennuyés.

Erasme Darwin, nous l'avons vu, signale que l’un de ses jeunes suicidés s'ennuyait depuis longtemps.

Parfois, 1l semble que le spleen ait apparu rapidement. Il en est ainsi dans l'observation XIII et XX. Mais, en fait, les amis de B... ont noté depuis, toujours ses « lassitudes brusques » au milieu de sa gaieté qui permettent de songer à un état d’ennui très antérieur. Quant à Hélène C..., elle est peu habituée à se bien analyser. Il faut rappeler aussi qu'elle est examinée à l'asile, qu'elle désire vivement en sortir, et qu'elle évite par conséquent de rien révéler qui puisse faire croire à un état chronique de tristesse.

Aussi, on ne peut déterminer pour chaque sujet que l’époque approximative où l'ennui est devenu particulièrement pénible. Mais il est impossible de fixer le moment où ennui s’est établi comme ton affectif habituel sans être

LE SPLEENIQUE. 171 de

encore une gêne marquée. D'une manière générale, les spleeniques disent s'en être particulièrement aperçus vers l’âge de la puberté, qui est aussi l'âge où ils ont commencé à remarquer les modifications de leur humeur, mais qu'ils se souviennent vaguement s'être ennuyés aussi dans leur enfance.

Le spleen se comporte donc, au point de vue chnique, comme une affection congénitale.

Nous n'avons jamais vu, en effet, de spleen confirmé auquel on puisse assigner une cause extérieure au sujet, même adjuvante.

Les causes ordinaires de l'ennui normal ne: créèrent Jamais le spleen chez un individu qui ne s'ennuie pas déjà de par sa constitution propre. Les exemples qu’on en a donné sont loin d'être éloquents. On cite partout le cas de cet Anglais examiné par Perfect (1), qui avait résolu de se retirer après avoir acquis une immense fortune. Vers le quatrième mois, il commence à ressentir « de l'accablement el une contraction spasmodique de l'estomac, plus d’appéüt ; les idées sont confuses, et les battements des carotides deviennent irréguliers et tumultueux. » Puis sa conduite - devient extravagante, ses propos bizarres. Des troubles de la parole apparaissent. Il fait finalement un délire mélancolique. Le cas rapporté par Morel (2) fait songer aussi à une démence organique, dans l'étiologie de laquelle la cessation brusque de l'activité peut difficilement être invoquée comme cause efficiente.

On n'entre pas dans le spleen par d'autre porte que celle de son hérédité. La disposition naturelle à s’ennuyer,

(4) Annals of insanity.

() Traîté des maladies mentates, p. 239.

tient de là sa véritable origine. Les observations de spleen sont encore trop rares pour qu'on puisse tabler sur ce qui ne peut être qu'une ébauche de statistique. L'hérédité psychopathique est avérée chez Maurice V... (Obs. XIV), Hélène C... (Obs. XVII), Jeanne M... (Obs. XVIII), B... (Obs. XX). Elle est plus que probable chez B... (Obs. XV), chez Alphonse M... (Obs. XVI) et chez Flaubert: leurs stigmates de dégénérescence ou leur névrose en font, en tous cas, des dégénérés. Nous ne tenons pas compte, bien entendu, des observations publiées et trop évidemment incomplètes que nous avons réuni au début du chapitre II. Ainsi, sur dix spleeniques, sept sont des dégénérés à divers ütres.

Sur ce terrain dégénératif, le spleen peut naître indépendamment de toutes conditions d'âge, de sexe, de culture et de condilion sociale.

On «aura remarqué dans le cours des chapitres, les opinions les plus contradictoires sur la nature du terrain intellectuel favorable à l'affection spleenique. Pour les uns, elle ne peut exister que chez les pauvres d'esprit, les 1llettrés (1) ; pour les autres, elle est au contraire le propre des raffinés, la maladie de l'extrême civilisa- {on..etc.:#12).

(4) « L'homme sujet à cette maladie, n’est point ordinairement artiste ou homme de lettres. Il appartient encore plus rarement à ces classes de la société où des besoins continuels qui ne peuvent êlre satisfaits que par une suite de travaux opiniâtres et d'efforts soutenus, deviennent à la foisle motif et l'aliment de passions diversement actives... » MoREAU DE LA SARTHE, art. cit.

(2) « Le suicide par ennui de la vie provient beaucoup de l'ennui réel, c'est-àdire du défaut d'occupation. 11 y a très peu de suicides de cette espèce parmi les classes laborieuses » J. Tissot, De la manie du suicide el «de l'esprit de révolte. Paris, 1840.

« Perte du sentiment patriotique chez les anciens ; perte du sentiment religieux chez les modernes. Symptôme d'une civilisation vieillie et blasée aux époques de décadence et d’indifférence religieuse et politique, et d'analyse universelle ».

LE SPLEENIQUE. 173

C’est une erreur assez répandue, que les individus doués intellectuellement, doivent avoir plus d’un tour dans leur pensée pour éviter l'ennui. Nous avons vu avec Flaubert ct M"° du Deffand, que rien n’était plus faux.

C'est encore une erreur de croire que celui qui est uniquement homme d'action et étranger aux choses de l'esprit va sombrer forcément dans le spleen, dès qu'il ne pourra plus agir comme il en avait l'habitude. On à vu, au contraire, ces tempéraments actifs s'adapter parfaitement à leur nouvelle condition de vie. Les Commentaires de Blaise de Monluc ne contiennent guère autre chose que des récits d'action militaire. L'auteur s y montre courageux, aventurier, pillard. Le repos était, disait-il, « son capital ennemy »; « entre le Jict et le cercueil, il n'y céda Jamais. » Forcé cependant à la retraite, il échappe à l'ennui en s’adonnant aux « écritures » qu'il avait jusqu'alors dédaignées (1). Le capitaine Coignet n'était pas plus lettré que Monluc. Dans ses fameux Cahiers, on le voit s'ennuyer chaque fois qu'il n'agit plus et, même alors, se mépriser un peu. À 72 ans, 1l reste veuf, ne pouvant plus rien

Br. DE Boismonr, ouv. cit. « Il est certain que l’ennui supposé une civilisation avancée, une société riche et paisible, une existence sans travail et sans désir. » SCHÉRER. Études sur la lilt. contempor. Paris, 1885, t. LI. « Le suicide n’est pas la maladie des simples de cœur et d'esprit : c'est la maladie des raffinés et des philosophes ; et si, de nos jours, les artisans sont, hélas! atteints eux-mêmes dela maladie du suicide, cela tient à ce que leur intelligence est sans cesse agacée et aigrie par la science et la civilisation moderne. » Sarnr-Marc GiranpiN, Cours de litt. dram. ou de l'usage des passions dans le drame. Ch. V. Du suicide et de la haine de la vie. Paris, 1843.

(4) « M'estant retiré chez moi en l’âge de soixante-quinze ans pour trover quelque repos après tant et tant de peines par moy souffertes pendant le temps de cinquante-cinq ans que j'ay porté les armes pour le service de mes maltres.. me voyant stropiat de presque tous mes membres d'arquebusade, coups de picque et d'espée; j'ay voulu employer le temps qui me reste à descrire les combats auxquels je me suis trové». Commentaires, éd. critique, par Paul COURTEAULT, 4 vol., 1521523, analysé dans le l'emps, 26, IX, 1942.

entreprendre. Va t-il succomber. à l'ennui ? Il se met laborieusement à écrire ses mémoires, jusqu'à ce que sa mémoire faiblisse (1).

Ces exemples montrent bien que l'adaptation heureuse à de nouvelles conditions de vie, n’est pas en rapport direct avec la culture el que l'ennui permanent, même lorsqu'il succède à un changement de vie, a toujours un caractère pathologique.

Nous avons, parmi nos dix malades, des débiles mentaux, des esprits moyens et des intelligences supérieures. Les uns ont exercé des métiers qui ne nécessitent pas de grandes aptitudes intellectuelles : garçon charcutier, cambrurier, batteur de blé, apprenti sellier, femme de ménage. D’autres appartiennent à une catégorie intellectuelle plus élevée : directeur d’une grande maison de commerce, candidat à l'agrégation. Trois sont artistes : de théâtre, de peinture, de lettres. Une seule est femme du monde. Les uns ont véeu de la vie des champs, les autres dans les villes de province ; quelques-uns à Paris. Il paraît difficile de réunir dans un si mince ensemble de faits plus de représentants de tous les degrés de l'échelle sociale et du développement de l'intelligence.

C'est donc une maladie « des simples de cœur et d'esprit », aussi bien que des « raffinés et des philosophes. » Elle se rencontre chez les artisans et les travailleurs de toutes sortes. Dans un seul de nos cas, elle se montre au cours d’une existence sans travail.

(4) « Mes petites occupations n6 pouvaient me tirer de mes eñnuis profonds... a I n'est pas possible de se faire une idée de ma peine pour arriver à me reconnaître et me réssouvenir des faits. Que de veilles et de tourments je me suis donnés pour pouvoir me retracer tant de chemin parcouru pendant ma carrière militaire. » Les cahiers du capitaine Coignet. Paris, 4894, p. 465.

+ bulbe

LE SPLEENIQUE, 475

L'étiologie du spleen, dans ce qu’elle a de plus général, ne se distingue donc en rien de celles des autres affections mentales.

Prédisposé par la dégénérescence, celui qui n'est d'abord quun ennuyé chronique, devient progressivement un spleenique. Le passage se fait toujours insensiblement, sans à-coups. À quel âge le spleen devient-il intolérable ?

Chez Maurice V..., chez B... et chez Alphonse M..., le début de l'adolescence semble avoir été marqué par une recrudescence. Hélène C... a 30 ans, quand elle tente de se tuer. Pour Me du Deffand, c'est à partir de 40 ans qu’elle a ressenti l'ennui de la façon la plus intolérable. Chez Flaubert, l'ennui n'a fait que s’approfondir depuis

‘âge de 30 ans. Pour tous les autres, c'est à un âge compris entre 20 et 30.

Une fois établi dans son caractère pénible, on ne voit pas qu'il diminue à aucun moment. La veille de leur mort, Me du Deffand et Flaubert formulaient les mêmes plaintes que trente ans auparavant.

Le spleen ne sommeille jamais ; il demeure toujours en éveil. C’est là un trait de son évolution, qui permettrait de le distinguer de l'ennui des gens normaux.

L'ennui nostalgique, par exemple, aboutit bientôt à un état d’apathie et d'inertie. C'est habituellement au lit que le médecin voit le nostalgique : soldat ou domestique bretons. L'ennui de la puberté finit quelquefois par déterminer une langueur générale, qui rend difficile les moindres actes. Ce ne sont pas là de véritables états de raies ils rapprocheraient plutôt de la paresse.

Le spleenique, et c'est là son supplice, ne se sent Jamais abattu. Il parle quelquefois d'une impression de lassitude, mais sa lucidité et son activité n'en sont jamais diminuées.

PR VAR SC PET trs mie Nousavons interrogé avec soin nos malades ; nous les avons tous trouvés travaillant ou donnant des preuves de leur capacité motrice dans les pires moments de leur spleen et jusqu'au jour même où ils vont commettre une réaction dangereuse.

Le spleen n'est pas une perturbation intermittente de l'humeur. Les spleeniques sont unanimes à reconnaître, qu'arrivés à un certain point, les interruptions dans leur mal ne sont qu'apparentes. Ils comprennent vite que les soi-disant rémissions ne sont que des distractions. Le fond même de la nature de leur ennui apparaît inéluctablement à leurs yeux un jour ou l’autre. C’est l'humeur qui est malade, dit Flambert ; c’est une «tristesse organique », dit B... Ta représentalion graphique de la marche du spleen est donc une courbe progressivement ascendante. Il n’y aurait pas lieu d'y figurer les paroxysmes, puisque les sujets prétendent que dans ces instants c'est l2 fond de leur véritable nature qui réapparaît. Tout au plus pourrait-on indiquer les moments d'oubli par des espaces pointllés dans la continuité de la ligne principale. Le moment où le sujet commence à souffrir n’est pas le point de départ, ce n'est pas non plus un point culminant : cestun point quelconque sur une ligne droite, qui s'élève suivant une inclinaison constante, de la naissance à la mort. |

IT

Ainsi conslitué, le spleen, malgré sa simplicité, reste cependant confondu avec diverses affections psychopaihiques.

Non qu'il soit besoin pour le découvrir d’avoir recours à aucune maïeutique : le spleenique se livre sans lutte.

Ne

LE SPLRENIQUE. 177 Mais encore faut-il savoir où le chercher. Les spleeniques, en effet, ne vont guère consulter le md

ecin. Ils ne se considèrent P

as malades d'une affection qui puisse se guérir. C’est bien vite qu'ils se jugent v radical de leur sensibilité. Aussi est-ce le plus souvent à l'occasion d'un autre trouble mental qu'on à l'opportunité de les observer : toxicomanie, alcoolisme, tentative de suicide. Et là encore, si l'on n’est pas averti qu'il existe un spleen, celui-ci risque d'être méconnu.

ictimes d’un vice

Ce seul fait quil ne soit plus jamais signalé, impliquerait déjà son assimilation à d'autres troubles mentaux. Et la nécessité s impose, après avoir montré ses caractères constitutifs, d’insister sur ses traits distinctits.

mieux de cette facon ce en quoi il

On éclairera

apparaît comme une affection vraiment originale au milieu des maladies men-

tales telles qu'elles sont aujourd’hui délimitées. Certains malades se plaignent d'ennui des spleeniques.

Tels seraient quelques asthéniques. « Une malade, dit M. Couchoud {1}, appelait cet état le monotone, une autre, ma paresse. La plupart l'appellent l'ennui. » C’est 14e croyons-nous, un exemple d’un emploi mal approprié du mot, que nous avons déjà signalé. En effet, l’asthénie primitive est avant tout une fatigue intellectuelle et physique. Les asthéniques n'ont plus de désirs, mais ils sont ralentis, engourdis, diminués dans toutes leurs réactions. Leur état affectif doit se rapprocher beaucoup plus de l'indifférence presque complète que de l'ennui. D'ailleurs, M. Couchoud ajoute que « ce n’est pas par l'ennui ordinaire », et qu'il n'en à pas « l’aiguillon douloureux ».

qui ne sont pas

(1) L’Asthénie primitive, p. 34.

DUR INR PERS MR M. Pierre Janet affirme que l'ennui est un sentiment habituel aux psychasthéniques (1). La plupart de ses malades, en effet, se plaignent de s'ennuyer. « On retrouve également ce sentiment d'émotion insuffisante dans le sentiment perpétuel d’ennui, si banal chez tous les psychasthéniques qu'il est inutile de rappeler leurs intarissables gémissements à ce sujet. » Mais, à vrai dire, l'ennui ne tient point une place prépondérante dans leur état mental. C'est un symptôme accessoire, noyé dans les obsessions, les scrupules, les inquiétudes de toutes sortes qui constituent la plus grande partie de l'affection. Dans tous les cas, il est inconsistant. variable et intermittent comme ces derniers symptômes. Enfin, est-ce bien de l’ennui vérilable qu'ils éprouvent? Chez aucun des neurasthéniques approchés par nous, il ne nous a été donné de le constater. Il nous a toujours paru que les symptômes douloureux tenaient une grande place parmi les troubles psychiques des neurasthéniques pour permettre l'apparition d'un sentiment stable, monotone et décoloré comme l'ennui.

Certains instables déclarent s'ennuyer de tout. Maus il faut bien distinguer ici lequel est l'élément primitif, de l'instabilité onu de l'ennui. Il y a une instabilité qui est faite d'un changement perpétuel du ton affectif. M. Janet l'a décrit dans son livre sur les hystériques. Leur carac-: tère, dit-il, « est. mobile et contradictoire. La malade ne reste pas longlemps dans une même disposition morale ; elle passe constamment de l'affection à l'indifférence, de la gaieté à la tristesse, de l'espérance au désespoir ; elle semble être dans un équilibre instable... » (2).

(1) Les obsessions el la psychasthénie. Paris, 4903, t. Ï, p. 300. (2) L'état mental des hystériques. Paris, 2° éd., 1914, p. 491.

LE SPLEENIQUE. 179 ee Le Il signale ailleurs leur ennui, « conséquence de l’aboulie » (1). C’est au même genre d'individus que Sénèque pensait dans cette lettre à Sérénus toujours citée, à tort d’ailleurs, comme une illustration d’ennui chronique. Il y décrit : « cette fluctation d’une Ame hésitante qui ne se porte résolument ni à la vertu, ni au vice. ces hommes qui, tristes jouets de leur légèreté, de leurs dégoûts, de leurs éternels changements de projets, n'aiment jamais rien tant que ce qu'ils ont quitté... Ceux qui, comme travaillés d'insomnie, s'agitent dans tous les sens, essayent de toutes les postures et ne doivent enfin le repos qu'à Pépuisement... C'est là le propre d’un malade : ne pouvoir supporter longtemps le même état et demander son remède au changement... Voilà pourquoi l’on entreprend des voyages Sans but, on côtoye tous les rivages, on promène sur la terre et sur l'onde, une inconstance loujours ennemie des objets présents... Mais que sert de fuir, s'il ne se quitte pas ? Sachons-le donc bien : le mal qui nous travaille n’est pas dans les lieux où nous sommes, il est en nous; nous sommes sans force pour supporter quoique ce soit, incapables de souffrir la douleur. impuissants à jouir du plaisir, impalients de tout. Quelquesuns furent poussés au suicide, parce qu'à force de varier leurs projets d'existence, ils retombaient dans le même cercle et ne s'étaient plus laissé le moyen de changer encore. La vie,*le monde, leur sont devenus à charge, et au sein même des délices, ils s'écrient : Quoi ! toujours la même chose ! » (2) L’excitation hypomaniaque est l’état pathologique qui

\ er (2) « Fastidio illis esse cœpit ista, et ipsé mundus ;- et subit illud rabidorum

Page 1