CHAPITRE II
Solubilité du chromate de baryum
dans l’eau pure à 100°
Une quantité voisine de 2 à 4 décigrammes de chromate de baryum, pesée à deux dixièmes de milligrammes près, était introduite dans le ballon à expérience avec une quantité d'eau bidistillée (*) voisine de 300 grammes. Il restait dans le ballon un espace plus que suffisant pour que l’ébullition puisse s'effectuer sans difficultés. La vapeur d'eau émise se condensait presque complètement dans le tube et le réfrigérant. Je n'ai le plus souvent constaté qu'une évaporation inférieure à 10 grammes, après une durée d’ébullition de sept à huit heures, sauf cependant pendant les mois de grosses chaleurs où la réfrigération se faisait moins bien. Pendant la durée de l’ébullition le liquide était fréquemment agité de façon à aider la
(1) La détermination de la solubilité d’un corps tel que le chromate de baryum demandant beaucoup de précision, je ne me suis servi pour cette détermination que d’une eau distillée préalablement et que je redistillais moi-même dans un appareil en pyrex de deux litres de capacité. De temps en temps, j'en évaporais un demi-litre dans une capsule en platine. Le résidu sec était négligeable, D'ailleurs pour ce travail tout entier, je me suis touiours servi d’eau bidistillée dans un appareil en pyrex.
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dissolution du chromate de baryum, mais lébullition seule maintient déjà une agitation assez vive de la solution.
La solution était ensuite filtrée à l’aide de la trompe sur creuset en verre d'Iéna. La durée de la filtration ne dépassait pas deux minutes pendant lesquelles le liquide était maintenu à l'ébullition. La solution filtrée ne se trouble pas après refroidissement. Lorsque le ballon dans lequel j'avais opéré était revenu à la température ordinaire, le chromate de baryum non dissous était rassemblé sur le creuset au moyen d'une solution saturée à froid du même sel. Le creuset était ensuite séché, calciné au four électrique et pesé après refroidissement dans un dessiccateur à anhydride phosphorique. D'autre part, la solution chaude, filtrée était également pesée, puis évaporée dans une capsule de platine à l’étuve électrique. Le résidu était calciné et pesé. On pouvait contrôler ainsi l'exactitude de la première détermination.
J'ai obtenu, au cours de plusieurs expériences, des résultats assez concordants. J’ai toujours opéré sur le même chromate de baryum. Les différents auteurs qui se sont occupés de la question donnent des chiffres qui ne concordent guère. FRÉSENIUS (6) indique une solubilité de 11,5 milligrammes par litre à la température ordinaire (86.957 parties d'eau dissolvent une partie de chromate de baryum) et de 43,5 milligrammes dans l’eau bouillante (23.000 parties d'eau bouillante dissolvent une partie de chromate de baryum). KoLRAUSCH et ses collaborateurs n'ont trouvé, à partir de mesures de conductibilité, qu'une solubilité de 3,53 milligrammes par litre, à 18°,
Résultats obtenus.
La solubilité du chromate de baryum varie eertainement avec la grosseur des grains mis en expérience. Je reviendrai pius longuement sur cette question (3° Partie, Chapitre II). En employant toujours Île même chromate de baryum j'ai, au cours de nombreuses expériences, obtenu une solubilité voisine de 42 milligrammes par litre. Voici, parmi les plus concordants, trois nombres qui expriment la solubilité du chromate de baryum, en milligrammes, pour 1.000 grammes de solution bouillante:
414 11,93 11,8 (Moyenne — 11,81)
c'est ce dernier chiffre: 11,81 que j'ai adopté.
Remarque.
La concentration du chromate de baryum à 100°, pour 1.000 grammes d’eau, exprimée en millimolécuies grammes est:
CrO Bd:
Je supposerai dans tout ce qui va suivre que cette solubilité du chromate de baryum dans l’eau reste constante, lorsqu'une solution aqueuse de ce sel, solution qui peut également contenir d’autres sels, se trouve en contact avec du chromate de baryum solide.
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