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DÉLIMITATION ET DÉFINITION DE L'ÉMOTION

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La vieille psychologie philosophique, comme le remarque {rès justement William James, s'est contentée de cataloguer les émotions et de faire une description souvent fastidieuse des espèces innombrables d’émo-

- tions. On chercherait en vain « dans ces trailés un centre de perspective, ni un principe d’où se déduisent

ou s’engendrent les faits », le fait est que jusqu’à William James on n’a pas songé à rechercher «le principe générateur de notre vie affective ». Le psychologue américain après avoir trouvé lelien commun entre ces émotions si variées en apparence, est tombé dans l'erreur que l’on commet habituellement dans ces | cas, c’est d'attribuer une importance exagérée au fait nouveau ? Ila, néanmoins, l'immense mérite d’avoir attiré l'attention sur un certain nombre de faits aussi 7 importants au point de vue de la psychologie pure des 7e émotions que pour la compréhension de leur rôle en

pathologie.

Nous tenterons dans le présent chapitre d’analyser l'émotion, pour essayer de déduire de notre analyse les caractères essentiels de celle-ci. Pour cette analyse, il n’est pas nécessaire de choisir un exemple, nous prendrons une émotion abstraite indépendamment de son contenu. À

Un animal supérieur ou un homme reçoit continuellement du monde extérieur et delui-même des sensations. Ces sensations sont d’abord simples, ensuite par l’intervention de la mémoire et de l'expérience elles s’organi-

sent en image. Chez unhomme adulle, par exemple, le

système sensoriel apporte constamment des images au

cerveau, images dites sensorielles. Par l’organisation du langage, à ces images sensorielles s'ajoutent des.

images verbales permettant des abstractions et ouvrant la voie à des formes évoluées de la pensée.

En réalité, les choses ne se passent pas aussi simpie-

ment. Dans le schéma ci-dessus nous n'avons tenu

aucun compte de deux facteurs d’une extrême importance : l’inconscient et l’affectivité. Nous savons actuellement qu’il existe des sensations inconscientes qui ne se manifestent que par l’activité réflexe à laquelle elles

donnent naissance. Si cette activité réflexe devient cons-

ciente, comme c’est souvent le cas, la sensation inconsciente peut arriver à la conscience, mais d’une façon indirecte. Nous pouvons citer à ce point de vue-là l'exemple de la sensibilité viscérale qui est inconsciente,

mais elle peut devenir parfaitement consciente par la

perception des manifestations réflexes auxquelles elle

donne naissance. Le premier point à fixer est donc

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