‹ Contribution à l'étude des phénomènes post-hémiplégiquesChapitre 14 sur 22 · RATE · texte numérisé non relu

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de ce côté, mais sans aucun pli; l'œil est moins ouvert que le droit et son angle externe faiblement abaissé. Tout ce côté de la face est un peu raide etun peu moins développé que le droit. Lorsque le tremblement des membres est très accusé, il se produit aussi quelques contractions involontaires dans les muscles faciaux gauches. La tête est assez souvent inclinée vers la gauche, le menton venant presque toucher l'épaule. Les yeux se dévient alors tous deux vers le même côté (déviation conjuguée, rotation de la tête, d'après le type convulsif de Landouzy).

Le membre supérieur, lorsqu'il pend librement le long du corps, est agité de secousses fortes et irrégulières dans tous ses segments. Les saccades sont moins fréquentes ef. un peu moins violentes, partant plus faciles à analyser quand, la malade étant assise, l'avantbras est appuyé sur la cuisse en demi-pronation. Dans cette position, le poignet présente des mouvements involontaires de flexion et d'extension ; ceux d'adduction et d'abduction font presque défaut. Les doigts se meuvent irrégulièrement, s'étendant ou se fléchissant, se rapprochant ou s’éloignant; le pouce se place un peu vers la paume. L'attitude la plus fréquente des doigts est la demi-flexion de toutes les articulations phalangiennes, de manière à se rapprocher de la disposition qu'ils ont dans l'acte de gratter. Quelquefois on voit, durant un instant, le mouvement d'émiettement ; plus souvent les doigis, d’abord étendus, se fléchissent tous à la fois comme pour plaquer des accords de piano, puis se soulèvent et s’abaissent isolément comme pour jouer de cet instrument. L’avant-bras se fléchit et s'étend alternativement ; quelques rares mouvements de pronation ou de supination. Le bras n’est guère mù que par des secousses éloignées d’abduction La force de ce membre est extrèmement diminuée, 4 à 5 kilog. au plus ; la malade ne peut prendre ni tenir aucun objet.

Le membre inférieur est atteint des mêmes désordres. La station debout est impossible sans appui, à cause de Ja faiblesse et surtout des mouvements anormaux de ce membre. Pour la même raison la marche n'est possible qu'avec l'aide de deux béquilles : alors on voit la main malade jouer en quelque sorte sur la béquille qu'elle tient et parfois la laisser tomber ; quand le pied gauche quitte le sol, on le voit faucher librement, se fléchir, se mouvoir en tous sens avant de retomber sur le sol, qu'il frappe lourdement sans prendre un solide point d'appui. Quand la malade est assise, le membre inférieure tremble moins, mais il est encore agité : le pied exécute des

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mouvements de pédale mêlés à la rotation de la plante en dehors ou en dedans, à ladduction et à l’abduction de la pointe, les orteils s'élèvent ou s’abaissent. La jambe s'étend ou se fléchit légèrement : la cuisse n'a guère que des mouvements d’abduction ou d’adduction, de telle sorte que le genou gauche vient à chaque instant heurter le genou droit.

Dans le décubitus dorsal les mouvements sont affaiblis mais persistants ; ils sont encore notablement diminués par le sommeil qui, cependant, ne les suspend pas. Au contraire, la moindre émotion les exagère beaucoup, à tel point que la malade est menacée de tomber de sa chaise : une porte qui se ferme, un enfant qui pleure, la vue d'une personne inconnue, la volonté de rester immobile, les aggravent. Lorsque l’incoordination est à son summum du côté gauche, le côté droit est agité d'un très léger tremblement qui cesse bientôt...

Nous ne donnons ici de cette observation que ce qui à trait aux symptômes ; Mais nous avons tenu à citer ce passage en entier parce que tout y est parfaitement décrit et ne peut que venir à l'appui de la thèse qué nous avons l'intention de soutenir.

Hémiathétose. — L'hémiathétose est un symptôme clinique

qui doit être placé dans le type chorée, 3 côté de Fhémichorée.

Comme cette dernière, elle donne lieu 3 des contractions en divers sens, contractions involontaires, se produisant pendant le repos, s’exagérant à l’occasion des mouvements volontaires ; mais elle s’en distingue cependant par des caractères trés tranchés, qu; permettent d'en faire une forme à part des phénomènes posthémiplégiques. Ces caractéres, nous allons les énumérer ici, les emprurtant soit aux cliniques que M. le professeur Grasset a faites à l'hôpital St-Éloi, soit à son Traité Pro des maladies du système nerveux :

1° Ce sont des mouvements limités le plus souvent aux extrémités {doigts et orteils) du côté paralysé; ïls ne s'étendent qu’exceptionnellement aux autres segments du membre :;

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