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20 [ls ontune très grande amplitude et entraînent des déplacements énormes des divers segments des doigts, produisant presque des subluxations ; = 30 [ls sont très lents, continus et ressemblent beaucoup à des mouvements volontaires. Ajoutons qu'on observe parfois dans le poignet et le cou-de-pied un spasme intermittent qui paraît au premier abord une contracture (spasme intermittent d’Oulmont (1), spasme mobile des auteurs anglais).
Les observations d'hémiathétose présentant les caractères que nous venons d'indiquer sont nombreuses à l'heure actuelle dans la science médicale. Nous pourrions en prendre des exemples dans la thèse d'Oulmont, qui est très riche en observations, mais nous nous contenterons de relater ici l'observation d’un malade qui se trouve en ce moment à l'hôpital St-Éloi, et qui nous paraît présenter un cas type d’hémiathétose.
Observation IX
(Recueillie par M. le docteur Sarpa, cheî de clinique médicale) Hémiathétose gauche post-hémiplégique
Albert Ban..., 45ans, cordonnier, né à St-Mihiel (Meuse), entré à Saint-Eloi le 14 mars 1888 , salle St-Vincent, n°5.
Antécédents héréditaires : père rhumatisant.
Antécédents personnels : rien de particulier ; peut-être de l’alcoolisme.
En 1864, ce malade, qui était soldat au 45° de ligne, est condamné, pour voies de fait envers un supérieur, aux travaux publics. Tandis qu’il purgeait sa condamnation, il eut, pendant un an environ, des attaques d’épilepsie
(1) Oulmont. Thèse de Paris, 4878.
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(1866) ; plus tard (1887), des fièvres intermittentes pernicieuses. À cette dernière époque, les attaques cessèrent et n’ont pas reparu.
[Histoire antérieure de la maladie actuelle. —En 1885, attaque avec perte de connaissance : il serait resté, dit-il, quarante-huit heures sans conscience de ce qui se passait. Il-prétend n’avoir pas eu de paralysie à cette époque; cependant 1l se rappelle très bien que sa commissure labiale gauche était abaissée, que l'œil gauche laissait souvent échapper quelques larmes, que l’oreille gauche était pleine de bruit de sonnettes (sic). Il demeura huit jours couché et passa six semaines à l'hôpital. (Il est plus que probable qu'il existait alors de 1 hémiplégie.)
Quoi qu'il en soit, quelque temps après sa sortie de l’hôpital, le malade s’apercut que la force musculaire était très diminuée dans les deux membres gauches.
Ce n’est qu’un an après l’attaque que sont apparus les phénomènes d'hémiathétose, d’abord à la main gauche, puis au pied du même côté. Au début, sensations de crampes dans l'extrémité des deux membres gauches; plus tard, instabilité de la main et du pied.
Etat actuel. — D'une façon générale, disons que les mouvements que nous observons sont modérés et gardent l’aspect de mouvements volontaires exagérés ; ils ne sont pas d’une grande fréquence, et le malade peut demeurer plus d’une minute sans remuer ses doigts et ses orteils.
Main gauche. — Mouvements absolument classiques d’hémiathétose. L’auriculaire se fléchit fortement en se portant en dehors et s’écartant notablement de l’annulaire, qui suit le mouvement. Il en est de même des autres doigts, qui se fléchissent à tour de rôle. — Au repos, la phalan-
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os Ve gine et la phalangette de l'index sont fléchies ; celles des autres doigts sont en extension forcée.
Le poignet subit à son tour l'influence de cette exagération des mouvements ; lorsque les doigts sont fortement fléchis, la main se fléchit à son tour sur l’avant-bras.
Pied gauche. — A peu près classique. Mouvements lents de circumduction du cou-de-pied, suivie de flexion exagérée des orteils. Pied porte sa pointe en bas et en dedans, dans la position du varus-équin. Ce qui domine, c’est l'extension forcée du pied.
Pendant ces mouvements du pied, on observe quelques oscillations rythmiques. Ces mouvements n’ont pas atteint le reste du membre inférieur gauche ; il y a eu quelquefois des tremblements (?) dans le genou.
Marche. — Lorsque le malade marche, le pied oscille de dehors en dedans et de dedans en dehors, avant de s’appuyer sur le sol; outre cette particularité, nous constatons qu'il marche un peu à la facon des hémiplégiques; il éprouve presque constamment des crampes dans le pied gauche, crampes qui le forcent souvent à s'arrêter, en même temps que les mouvements dont il a été parlé plus haut s’exagèrent et que l’équin-varus est à son maximum.
Rien à signaler du côté de la sensibilité générale ni spéciale.
Hémiataxie. — 1ci encore ee sont des mouvements involontaires, désordonnés, irréguliers ; mais ce qui différencie immédiatement cette forme de celles que nous venons d'étudier, c’est que le désordre ne se montre qu'à l'occasion d’um acte voulu. Au repos, on ne remarque rien; mais si l'on ordonne au malade d'exécuter un: mouvement, on voit ce mouvement s’effee-
tuer par saccades; la notion de la direction générale existeencore, mais ce n'est qu'à grand'peine que le but déterminé est atteint. Dans bon nombre de cas, l'occlusion des yeux exagère ce phénomène d'incoordimation. £ cs
C'est en général dans les membres supérieurs que l’hémiataxie a été notée ; mais dans les cas très accusés, on à noté aussi dans les membres inférieurs des troubles de la démarche qui ressemblent à ceux du tabes : la jambe, brusquemerit relevée, retombe avec fonce sur le sol, sans parvenir à y prendre un point d'appui solide. Cependant, comme le fait observer Ricoux (1), n'y a jamais les grands mouvements du tabes ; ceux de lhémiataxie «les rappellent de loin et n'en sont pour ainsi dire qu'une ombre effacée ».
Quoi qu'il en soit, l'hémiataxie paraît être, avec les caractères que nous venons d'indiquer, une entité symptomatique distincte des autres mouvements anormaux que l’on rencontre chez les héniplégiques. Nous donnons ici le résumé d'une observation très nette que nous empruntons à la Thèse de Ricoux.
Observation X (Thèse de Ricoux) (2)
Hémiplégie bi-latérale, — Mouvements ataxiformes des membres inférieurs, contracturés. — Foyers symétriques de ramollissement cérébral.
Nicolas Didier, 62 ans, hôpitalSt-Julien, service de M. le professeuragrégé Em. Demange. Fièvre typhoïde à l’âge de 7 ans, excès alcooliques, affaiblissement général et progressif, surtout dans les membres inférieurs, pas de véritable attaque, surdité.
Le malade quitte difficilement son lit, il soulève difficilement ses jambes et a beaucoup de difficulté à atteindre avec le bout du pied un
(4) Loc. cit.
(2) Thèse de Ricoux, obs. XVII, communiquée par M. E. Demange.
FN O0N but déterminé ; raideurs musculaires ; pas de véritables contractures ; quand on le place debout onest forcé de le soutenir par les deux bras pour l'empêcher de tomber ; ainsi soutenu, il peut marcher. On constate alors de véritables mouvements ataxiques dans les membres inférieurs ; les pieds sont lancés à droite et à gauche et retombent sur le talon; souvent les jambes s’entre-croisent pendant la marche; jambe droite plus ataxique que la gauche. Dans les membres supérieurs, troubles analogues, plus marqués du côté droit; force musculaire diminue des deux côtés (30 kilogr. au dynamomètre); si le malade veut saisir un objet, un verre par exemple, de la main droite, il n’arrive à le prendre qu'après plusieurs tentatives infructueuses, la main passe à côté de l’objet ; s’il veut porter le verre à sa bouche, il n’y arrive que difficilement et après avoir souvent touché quelques autres parties du visage ; si on commande au malade couché de saisir son pied avec la main, il n’y arrive qu'avec la plus grande difficulté en manquant souvent le but.
Hémiparalysie agitante. — Ici, il s’agit d’un véritable tremblement qui persiste pendant le repos et pendant l’action. Ce tremblement est caractérisé par des oscillations très petites, très fréquentes, rythmiques, qui s’exagèrent un peu pendant un acte voulu, mais en conservant toujours les mêmes caractères. Parfois même les malades semblent accomplir un acte voulu, comme d’émietter du pain, comme de faire des pilules, absolument comme dans la paralysie agitante primitive.
Nous citons ici une observation inédite que nous devons à l’obligeance de M. Bidon, médecin des hôpitaux de Marseille, et bien que l’auteur, dont la compétence est certainement supérieure à la nôtre en cette matière, la considère comme un cas intermédiaire entre l'hémiparalysie agitante et l’hémisclérose en plaques, nous la donnerons comme un cas qui nous paraît difficilement prêter à la confusion. Faisons remarquer le bénéfice obtenu par l’antipyrine et la dynamogénie cérébrale.
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Observation XI (inédite)
(Communiquée per le docteur Bron)
Hémiplégie droite. — Hémiparalysie agitante post-hémiplégique (Gas intermédiaire entre l’hémiparalysie agitante et l'hémisclérose en plaques symptomatique)