PREUVE QUALITATIVE
Une méthode décrite par M. TRAVERS pour décéler à sec la présence d’orthophosphate dans un corps quelconque, nous a permis de prouver la présence d’orthophosphate de chaux dans notre corps.
La méthode de l’auteur est basée sur le fait que le mélange d’un orthophosphate, broyé dans un mortier avec quelques cristaux de nitrate d'argent, prend la teinte jaune caractéristique de l’orthophosphate d’argent PO*Ag*.
Si on broie au mortier l’orthophosphate de chaux chauffé à 2.000° C avec des cristaux de nitrate d’argent, on ne constate le jaunissement de la masse qu’au bout de plusieurs minutes.
En broyant séparément du métaphosphate de chaux chimiquement pur avec du nitrate d’argent, on n'obtient aucune coloration jaune; par contre, si à ce mélange nous ajoutons une quantité très faible de CaO, la coloration apparaît. Le broyage faciliterait donc la réaction inverse, passage du méta à l’ortho.
Nous verrons plus loin que l’apparition retardée de la teinte jaune caractérisant l’orthophosphate d'argent AgPO* n'était due qu’à la passivité du corps, celui-ci ayant été fondu à 2.000° C.