ÉTUDE DE LA DISSOCIATION DES BIPHOSPHURES DE CUIVRE ET D'ARGENT
Étant donnée la facilité avee laquelle certains phosphures perdent du phosphore, sous l'influence de la chaleur, il était intéressant de chercher à déterminer si ces corps pouvaient se dissocier et quelles étaient les tensions de Ja vapeur de phosphore aux diverses températures où l'on opérait. Parmi les phosphures qui peuvent se prêter à ce genre d’études, les biphosphures de cuivre et d'argent
m'ont paru les plus commodes à étudier, car ils commen-
cent à dégager du phosphore à des températures relativement peu élevées.
Voici comment j'ai opéré : dans un petit ballon de verre dur de Bohème, de 80° environ, J'ai introduit le phosphure que je voulais étudier, puis j'ai fait le vide soigneusement et j'ai scellé à la lampe. Le ballon, entouré d’un petit équipage en fil de fer, était maintenu au centre d’une étuve, dont on pouvait faire varier la température, et une fois l'appareil réglé on chauflait pendant huit heures. Quand la durée de Pexpérience était jugée suflisante, au mevyen des fils de fer, on sortait le ballon de l’étuve le plus rapidement possible et on laissait refroidir au contact de l’air ambiant. Le ballon froid était ouvert sur de l’eau de brome et ensuite lavé plusieurs fois avec ce réactif. La liqueur ainsi obtenue renfermait tout le phosphore (à l'état d'acide phosphorique } déposé sur les parois du ballon et l’on y versait, en suivant les précautions d'usage, de la liqueur magnésienne. En ne prolongeant pas outre mesure l’action de l’eau de brome, l’altération produite sur le phosphure non décomposé était insignifiante. Le ballon était ensuite jaugé et par le calcul il était facile de déduire la tension correspondant au poids de plrosphore trouvé dans chaque expérience.
J'ai employé avec succès pour ee Fravail le genre d'’étuve décrite par MM. Troost et Hautefeuille dans leur Mémoire surles tensions de transformation du phosphore (t). La température était mesurée au moyen de la pince thermo-électrique de M. Le Chatelier ; j'avais soin de placer la soudure chaude au contact du ballon de verre de manière à bien connaître sa température.
Mes expériences ont porté sur un intervalle de 250° environ, le ramollissement des récipients de verre ne nr'a
permis que d'arriver au voisinage de 600°. Exceptionnel-
(*) Annales de l'Ecole Normale, p. 255; 1873.
ÉTUDE DES PHOSPHURES MÉTA LLIQUES.
lement j'ai pu, une fois, aller jusqu’à Gro°; en général,
Je n'ai pu dépasser pratiquement 550°;
au-dessus de cette
température les ballons s'aplatissaientcomplètement. L’im-
possibilité de fermer des ballons de porcelaine dans les-
quels on ferait le vide n'a empèché d'étudier le phéno-
méne à des températures plus élevées.
Voici le résultat de mes expériences :
Biphosphure d'argent.
Températures. d
e l'expérience.
Durée Tensions
cn millimètres.
h mu) ÿ O n) 58,6 ô 109,1 ) 172,9 o DS
Biphosphure de cuivre.
Températures.
HS
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OXNON ESNIES ENUMES 2 à
Ds
Ce © .
Durée Tensions de l’expérience. en millimètres.
h din
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16 Lr,4
Si l’on examine en même lemps les tensions de trans-
formation du phosphore, on voit que l'on a bien à consi-
dérer des tensions de vapeur.
Les tensions de transformation sont, dans les intervalles
de mes expériences :
Tensions Températures. en atmosphères.
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