OBSERVATION V
(In Lyon médical, Desplas et Policard, janvier 1917).
B..., blessé le 14 septembre 1916. ee
Vaste arrachement de la face antérieure du bras et de l’avant-bras droits avec arrachement des nerfs et de l'artère humérale sans lésion osseuse.
15 septembre 1916. — On est obligé de faire une désärticulation du coude (Photo VIT). k
Evolution. — Pansements à la chloramine.
5 octobre 1916. — Excision du moignon et réparation secondaire. |
11 octobre 1916. — Cicatrisation complète; aspect du moi-
gnon (Photo IX)..
OBSERVATION VI (Personnelle)
B..., vingt-neuf ans, 278° d'infanterie.
Blessé le 20 juin 1917 à 8 heures.
Premier pansement le 21 juin à 5 heures.
Entré le 21 juin à 14 heures.
Diagnostic à l'entrée. — Séton épaule gauche.
Séton jambe gauche.
Blessé resté vingt-quatre heures sur le terrain. Asticots dans la plaie scapulaire.
Opération à l'entrée :
1° Epaule gauche : excision des orifices, réunion des deux
orifices par une incision.
Os. V. — Photo 9
On a ainsi une vaste plaie sus-épineuse. On constate : gros délabrement et fractures multiples de l’omoplate. Epluchage musculaire, esquillotomie de l’épine de l'omoplate, de l’acromion et de la partie supérieure de l’écaille.
Pansement à plat, chloramine ;
2° Séton jambe gauche : débridement des deux orifices, l’un postérieur, l’autre latéral interne. Exérèse du tissu musculaire contus. On constate une lésion de l'artère tibiale postérieure. On la lie aux deux bouts par la plaie interne.
Evolution. — Pansements des différentes plaies, tous les deux jours à la chloramine.
Réparation secondaire. — Le3 juillet 1918.
Epaule. — La plaie mesure 22 centimètres de long sur ‘9 centimètres de large. Reconstitution du plan musculaire du trapèze et du sus-épineux par suture aponévrotique au catgut. Drain profond. Crins sur la peau.
Jambe :
c) Plaie latérale interne. — Dix-huit centimètres de long sur 9 de large.
Après l’amputation de la plaie, suture aponévrotique et suture cutanée aux crins.
Plaie postérieure. — Neuf centimètres de long sur 6 de large. | |
Après amputation des tissus du bourgeonnement, il est impossible de fermer complètement la plaie. On n'arrive à suturer que les extrémités de la plaie. On laisse à nu la face postérieure du triceps surral.
Evolution :
Epaule. — Sans incidents. Le drain est enlevé le 5 juillet Le 9 juillet, ablation des fils. La plaie est complètement
cicatrisée. Le 20 juillet le malade, étant encore ici on l’exa-
— Photo ro
Oss. VIL
Ogs. VII. — Photo 11
mine à nouveau; son épaule est presque normale, les mouvements sont faciles, l’abduction seule est limitée et ne peut dépasser l'angle droit. | |
Durée du traitement. — D du jours.
Réparation le douzième-jour.
Jambe. Plaie latérale interne. — Même évolution.
Ablation des fils le 9 juillet, |
Même durée de traitement que l'épaule.
La suture de la plaie postérieure incomplète ne tient pas. On est obligé, trois jours après la réparation, de faire sauter les fils, légère suppuration.
Pansements à la chloramine et héliothérapie.
Cette plaie est aujourd'hui, 20 juillet, en excellente voie
de guérison.
OBSERVATION VII (In Lyon chirurgical, Desplas et Policard, janvier 1917).
B..., blessé le 93 juin 1916.
Vaste plaie gangréneuse de la fesse ‘gauche de 24 centi: mètres de longueur sur 10 centimètres de largeur et atteignant le plan osseux.
Excision primitive, le 23 juin 1916 (Photo X).
Pansements à la chloramine.
Excision secondaire et para cu le 3 août 1916.
Cicatrisation définitive le 11 août 7916 (Photo XI).
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in 1916.
Ju
Os. VIII — Photo 13. — 26.
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OBSERVATION VIII (In Lyon chirurgical. Desplas, juillet 1916).
R..., blessé le 20 mai 1916.
Vaste plaie en sillon de 21 centimètres de ns sur 14 cen- | timètres de large (Orifice de sortie de balle) région interscapulo-vertébrale gauche, atteignant en profondeur le plan costal.
20 mai 1916.— Détersion étendue aux ciseaux Re XII). Pansement au liquide de Dakin.
. Réparation secondaire. — Vingt jours après la blessure.
Guérison définitive. — Le trente-septième jour.