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et fixés en cet endroit par deux ou trois circulaires avec le reste de la bande qui avait servi à fixer le honnet. On pansa la plaie suivant les règles de last, maintenant ses bords rapprochés autant que possible par des bandelettes agglutinatives.
La tête fut penchée en avant de manière à rapprocher le menton de la poitrine et cette position fut maintenue au moyen des deux chefs de la bande fendue qui furent attachés à un bandage de corps. Pansement tous les deux jours: les mucosités, les boissons, les aliments souillaient les pièces de l'appareil et nécessitaient le fréquent renouvellement du pansement.
1° septembre. — La plaie est diminuée d’un bon tiers.
25 septembre. — Cicatrisation à peu près achevée ; il ne reste plus qu’un petit pertuis fistuleux situé à la partie moyenne. — Etat du malade satisfaisant. La déglutition quelque peu difficile d’abord se rétablit insensiblement. Guérison complète le 25 octobre.
(TRoY, chir-.major. Recueil de médecine et chir. militaire 1853. t, X, 2° série).
35. (CoiNDET). — Djilali-ben-Hammo, berger, âgé de 24 ans, fut surpris pendant son sommeil, à 26 kil. de Tiaret, par un indigène qui lui enfonça son couteau dans la gorge. Transport du blessé à Tiaret, où il arrive, conduit sur un cheval, après quatre heures de marche, le 27 février 1850. Le crime datait de huit à dix heures, quand on fit la réunion immédiate de la plaie à l’aide de points de suture. Le 3 mars, un gonflement inflammatoire énorme provoque nne suffocation terrible. La respiration ne consiste plus qu’en des mouvements peu sensibles de dilatation et de resserrement de Ia poitrine. Pouls imperceptible. Face cyanosée. Battements du cœur à peine saisissables à la main. — Rupture des attaches unissant les deux lèvres de la plaie. Sous l'influence de la respiration artificielle, des frictions, des excitants portés sous les narines, la vie se ranime. La plaie, située entre l'os hyoïde et le cartilage thyroïde, d’une longueur de 9 centimètres environ, est plus profonde à sa partie moyenne qu’à ses extrémités, où les tissus ne sont pas complètement divisés. Elle décrit une courbe qui atteint presque de chaque côté, les angles du maxillaire inférieur ; elle est plus rapprochée de l’os hyoïde que du larynx, de sorte que la veine et l'artère laryngées supérieures quilongent le bord supérieur du cartilage, et s’enfoncent très en arrière dans l’intérieur du conduit aérien, n’ont pas été atteintes. Le nerf laryngé est également intact. Le couteau a agi de bas en haut et d'avant en arrière, plutôt en sciant qu'en pressant. Les lèvres de la plaie renversées en dedans, et d’une épaisseur d'un centimètre, sans trace de cicatrisation sont rouge-grisâtres, enflammées sur leur bord libre. Les trois points de suture médians, par suite de la distension éprouvée par les fils, ont laissé des ulcérations profondes. A travers cette vaste solution de continuité. on peut introduire l'indicateur et le médius réunis à l’aide desquels il est possible d'explorer toute la cavité pharyngienne. L'intérieur du
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larynx est aussi parfaitement à découvert. Lorsque la plaie est béante, le malade ne peut articuler aucun son; si au contraire on la maintient fermée, la parole revient, mais la suffocation recommence. La salive, les mucosilés buccales s’écoulent sans obstacle par la blessure. On se garde bien de recourir à un affrontement exact des lèvres de la solution de continuité. L'inflammation est combattue au moyen de sangsues et de fomentations émollientes.
Le soir une réaction violente s’est déclarée; le pouls à 110, est plein, développé ; la peau est chaude, la soif vive. Saignée de 400 gr. ; eau gommeuse.
Le 4 mars, le pouls a perdu de sa force ; il est à 100, la chaleur est moindre, la soif persiste.
Prescription : diête, eau gommeuse, continuation des fomentations émollientes.
Les 5,6, 7 et 8 mars, l’état général s’est tout-à-fait amélioré, la soifseule reste très-intense. Le gonflement inflammatoire a disparu ; les lèvres de la plaie sont recouvertes de bourgeons charnus de bonne nature.
Le 9, on combat le renversement en dedans des lèvres de la plaie au moyen d’une couche de collodion appliquée au-dessus et au-dessous de la solution de continuité. Maintien des parties divisées en contact par une position qu'un bandage inamovible rend fixe et solide. Pansement à plat; on fait coucher le malade sur le côté droit.
Prescription : Repos et silence absolu ; lait simple, 500 grammes introduits en deux fois, matin et soir, par la bouche dans l'estomac au moyen de la sonde œsophagienne : recommandation d’'humecter souvent les lèvres et la bouche avec de l’eau fraiche pour calmer la soif vive.
Les huit jours suivants, augmentation progressive de la quantité de lait; on y joint du bouillon. Pansement simple renouvelé tous les matins. Cicatrisation des déchirures produites par les points de suture ; Réunion dans un bon tiers de son étendue du côté gauche de la plaie. Le malade, toujours dévoré par la soif absorbe de l’eau en grande quantité, malgré une défense formelle. On le place alors du côté gauche. Un autre bon tiers du côté droit de la plaie a contracté des adhérences, de sorte que le 26- mars il ne reste plus de la plaie qu'une ouverture médiane de 2 centimètres environ; attitude dorsale.
Le 1° avril, la solution de continuité est réduite à un pertuis de l’épaisseur d'une petite lentille. On enlève l'appareil inamovible ; application sur les côtés du cou de quelques compresses graduées Le 9 avril guérison complète.
(Mémoires de médecine et de chirurgie militaire, 1859, &. IT, p. A6).
36. (CHASSAIGNAC). — Une femme de 23 ans fut apportée dans le service
de Chassaignac à l’Hôtel-Dieu. A la suite d'une querelle avec un homme qui entretenait avec elle des relations intimes , cette femme recut un
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coup de rasoir à la partie antérieure du cou. La plaie est énorme, de 15 à 18 centimètres de longueur, et oblique de haut en bas, d'avant en arrière, de gauche à droite. L'instrument a divisé la peau et les muscles de la région antérieure du cou, obliquement la partie supérieure de la trachée et inférieure du cartilage thyroïde dans tout leur diamètre, et un peu du tube membraneux et musculaire qui constitue l’œsophage. A travers la plaie béante, il était facile de voir les mouvements du cartilage arytenoide gauche qui, à chaque inspiration, subissait un mouvement de traction en dehors pour être ramené en dedans pendant l'expiration. Garotides intactes. Pour tout traitement, Chassaignac a pratiqué trois points de suture entortillée, à la partie supérieure gauche de la plaie. Mais il n'a point voulu suivre le précepte des anciens et de quelques médecins qui ont conseillé la suture de la trachée, crainte d'accidents inflammatoires et de section des lèvres de la plaie par des fils. Il fit
pencher la tête en avant.
(Gaz. des hôp.. 1846, p. 450).
37. (LAMOTTE). — Un homme eut une plaie large faite à la gorge avec un instrument tranchant qui traversa la trachée-artère, et coupa les trois quarts de l’œsophage et les muscles sterno-mastoïdiens. Le blessé articulait bien les paroles ; mais le récurrent qui passe par dessous la crosse de l’aorte et remonte le long de la trachée-artère, entre elle et l’œsophage, pour aller se perdre dans la langue, s’étit aussi trouvé coupé ; ce blessé resta si incommodé qu'il fallait, pour l'entendre, approcher l'oreille tout près de sa bouche. Cet homme disait avoir recu un violent coup sur la tête, perdu connaissance, et s'être retrouvé à la pointe du jour baigné dans son sang. Grande faiblesse, pouls imperceptible. Le blessé ne respirait que par la plaie. Tout ce qu'il prenait par la bouche sortait par la plaie de l’æsophage. On lui fit avaler quelques cuillerées de bouillon au moyen d'un petit entonnoir. Il mourut dans les trois jours.
Sabatier blâme beaucoup qu'on ait cru devoir abandonner ce malade sans essayer le moindre bandage, sous prétexte qu'il était trop grièvement
blessé.
(LAMOTTE, Traité de chirurgie, t. 1, obs. CCXIT. Th. de Horteloup, p. 50).
38. (DupreuIL RAÿNAUD). — Leblanc (Jean-Marie), faux monnayeur.
Tentative de suicide. De la main droite, il prend un bistouri à lame étroite, avec la main gauche, il se saisit la gorge, la tire en avant ; tournant alors le tranchant du bistouri en avant, il en enfonce la pointe du côté droit, à cette partie du cou qui répond à 2 lignes au-dessus de l'union du cartilage cricoïde avec la trachée-artère et à 1 pouce de distance du larynx ; il pénètre dans le pharynx, traverse de part en part cet organe,
et fait sortir l'instrument du côté gauche, à peu près à { pouce du larynx.
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11 coupe la face antérieure du pharynx, la face postérieure du cricoide ses faces latérales, immédiatement au-dessous des cornes inférieures du thyroïde, la membrane crico-thyroïdienne, et toutes les parties molles qui, latéralement et au-devant, recouvrent le larynx. Forte hémorrhagie. Sortie des liquides avalés par la plaie. On a recours aux moyens d'usage pour faire pénétrer les liquides dans l'estomac et favoriser la cicatrisation de la plaie. Les difficultés que le malade éprouve pour respirer lui suggèrent de rouvrir sa plaie. Il respire plus librement, le pharynx est ouvert de nouveau, mais dans une moins grande étendue. On essaie de réunir les lèvres de la plaie, mais la suffocation qui survient oblige d'y renoncer et de laisser le malade respirer par la plaie. On se borne aux soins de propreté et on abandonne la guérison aux soins de la nature. La plaie du pharynx marche rapidement vers la guérison, et quinze jours après la blessure, elle est entièrement cicatrisée. Il resta une ouverture dans la trachée, et le malade dut porter une canule, afin de respirer plus
librement.
(MAGENDIE, Journal de physiologie, 1830).
39. (MARTIN). — M..., âgé de 926 ans, fut blessé le 7 janvier, dans un bois peu éloigné de Bordeaux, avec un couteau qui coupa en travers le cartilage thyroïde et le paquet des fibres charnues de l’œsophage qui s’attachent aux parties latérales de ce cartilage, de facon que le muscle grand droit antérieur, du côté gauche, apparaissait sensiblement, ainsi que le long fléchisseur du cou. On sent parfaitement que les muscles de l'os hyoïde et du larynx, qui s’attachent au sternum, devaient être coupés dans leur partie supérieure, de même que les extrémités des rameaux d’artères et veines qui vont et reviennent à ces parties. Ce blessé resta dans ce bois sans avoir la moindre assistance de personne pendant quatre jours, ses pieds dans l’eau et la plaie exposée aux injures de l'air. La justice s’y transporta avec un chirurgien, le 11. Ce chirurgien crut devoir faire à cette plaie cinq points de suture, affermis par deux rouleaux de linge passés dans l’anse du fil et dans le nœud; ils rapprochaient très-bien les bords. Dans cet état il fut porté à lhôpital. Mon expérience m'a appris le danger qu’il y a de porter le moindre point d’aiguille sur ces parties; aussi ne manquaije point de couper cette suture. La plaie exhalait une odeur cadavérique ; sa surface présentait des chairs blafardes et mortifiées. Une boisson que je lui fis prendre passa toute au dehors; je n'en fus pas surpris, car il n’y pas la 6: partie du diamètre, de l’œsophage conservée. L'air sortait avec force. Des pansements simples et le soin de tenir la tête penchée en avant amenèrent une prompte guérison.
(MARTIN, Journal de méd. chir. et pharmacie, t. XXI, p. 448. Th. de Horteloup, p. 21
40. (LEDRAN). — Tentative de suicide d’un domestique (1731) à l’aide d'un rasoir. Incision transversale d’une étendue de 7 pouces environ, qui