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Le 22 février, c’est-à-dire six semaines après l'accident, le malade est complétement rétabli. Parole, respiration, déglutition , tout est normal (l’homme a fait la campagne de 1870).
(Wirre, Werwundungen des Kehl Kopfes etc. Archiv. für Klinische chirurgie, 1877, BD., 21, S. 490).
78. (ANDERSON). — Tentative de suicide. Voies aériennes complétement sectionnées au-dessus du cartilage thyroïde, trachéotomie. Réunion des deux lèvres de la plaie par des points de suture. Guérison sans compli-
cations.
(WircHow-HirscH, Jahresbericht, 1868, BD. IT, s. 442).
79. (GiorrRED1). — Tentative de suicide. Plaie transversale allant d’un sterno-mastoïdien à l’autre, avec ouverture du larynx à la facon de la pharyngotomie sous-hyoïdienne. Ligiture des deux artères laryngées supérieures qui avaient été sectionnées. Guérison.
(WRrcHOW-H1irsCH. Jahresbericht, 1872, BD. II, s. 488)
80. (MoRRISsON). — Barbier, âgé de 44 ans. Tentative de suicide au moyen d’un rasoir. Plaie entre l'os hyoïde el le cartilage thyroïde ; les deux carotides mises à nu. Hémorrhagie arrêtée, pouls à peine perceptible. Réunion des bords de la plaie par quatre points de suture et la position inclinée de la tête. Violente toux accompagnée d'accès de suffocation. Déglutition trés pénible, au point que toutes les boissons s’échappent par la plaie. L'introduction des sondes étant impossible, parce que chaque essai amenait une toux violente et une sensation d’étouffement, lorsque le bec de la sonde arrivait au contact de la plaie. Les boissons s’écoulaient toutes par la plaie. Le jour suivant, trois nouveaux points de suture, et inclinaison de la tête sur la poitrine. Peu à peu, déglutition plus facile, et guérison en quatre semaine.
Trois mois après, une autre maladie emporta le malade. L’autopsie montra que la moitié gauche de l’épiglotte manquait.
(ScHmiDT’s, Zahrbücher, BD. 16, p. 314).
81. (DRESSEL). — En 1824, un homme dans la démence s'était coupé la gorge. Dressel ne vit le malade que le 5° jour. La plaie longue de 2 pouces, située immédiatement au-dessous de los hyoïde, occupait le larynx et la moitié du pharynx. Dressel aviva les bords entr’ouverts de la plaie et les réunit par cinq points de suture, qu'il maintint par des agglutinatifs et l'inclinaison de la tête en avant. Pendant la nuit les points de suture cédèrent à l'effort d’une toux violente. Dressel tenta encore la suture mais sans succès. Après la cautérisation et la réunion de la plaie par des agglutinatifs et des bandes, la plaie guérit dans la 3° semaine, il ne subsista qu’une fistule du larynx qui se ferma également au bout de deux semaines.
(GRAEFE et WALTHER, BD. 90, p. 319).
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82. (EVERS). — Instituteur, âgé de 40 ans. Tentative de suicide dans la -démence, avec un Couteau (1831). La plaie transversale longue de 4 pouces est située entre l’os hyoïde et le cartilage thyroïde, Ouverture du pharynx .sur une longueur de 1/2 pouce, Les sterno-mastoïdiens, les grands vaisseaux et les nerfs sont restés intacts. Les tentatives de déglutition produisaient de la douleur et des accès de toux. Inclinaison de la tête en avant, réunion prompte de la plaie.
(ScamipT's, Zahrbücher, BD., 19, p. 197).
83. (KuuN). — Plaie entre l'os hyoïde et le cartilage thyroïde. Déglutition presqu'impossible, L'introduction de la sonde alimentaire fut si pénible que la malade supplia pour qu'on la laissât plutôt mourir de faim. La tentative de réunion des deux bords de la plaie échoua. Toutefois la plaie guérit complètement et sans complications.
(KuaN, die Künstlische Eroffnung der oberen Lufflwege 1864. $. 59).
84. (CURLING). — Tentative de suicide, plaie transversale entre l'os hyoïde et le cartilage thyroïde ; large ouverture du pharynx.Carotide et nerf vague mis à nu à gauche. Alimentation au moyen d'une sonde introduite par la plaie. Guérison complète.
(Wircaow-Hirscx, Jahresbericht 1866, BD. IT, S. 416).
85. (DierrENBACH). — Nicolas Rampf, âgé de 36 ans, mélancolique se plongea un couteau dans le côté gauche du cou; grande hémorrhagie, perte de connaissance. La plaie longue de quatre pouces, allait du milieu du cou, immédiatement au-dessus du larynx, vers la droite jusqu’à l’extrémité supérieure du sterno-mastoïdien. Larynx intact, pharynx coupé jusqu'à la paroi postérieure. Le sterno-mastoïdien était un peu lésé, la carotide miraculeusement épargnée, était comme disséquée. La forte hémorrhagie provenaient des vaisseaux de la peau et du larynx. Les boissons parvenaient en majeure partie dans l’estomac quand la plaie était fermée par l'inclinaison de la tête. Pas de bandages. Compresses froides. Soins donnés par Wurter pour maintenir la tête dans une position favo-. rable. Après deux semaines, il ne passait plus que très peu d'aliments liquides à travers la plaie. Après trois semaines, il ne restait plus de cette vaste plaie qu'un petit orifice qui ne tarda pas à se fermer.
(RusT, Magazin für die gesammte Ieilkunde, BD. 41. S. 395, 1848).
86. (DIEFFENBACH). — Hust, domestique, 27 ans, mélancolique. Tentative de suicide. Plaie entre le cartilage thyroïde ; section de la paroi antérieure du pharynx. Hémorrhag'e insignifiante. Réunion des deux lèvres de la plaie par deux points de suture. Compresses froides. Saignée. Le soir, fièvre, toux, déglutition gênée. Saignée le second et le troisième jour. Guérison prompte au bout d’un mois.
87. (HOUSTON). — Un homme dans un accès de délire, se coupe la gorge avec un rasoir. Plaie très large entre l'os hyoïde et le cartilage thyroïde; l'instrument les avait séparés si complètement que le premier avait été entraîné dans la bouche par la langue ; pharynx entièrement ouvert et épiglotte séparée de la langue et de l’os hyoïde suspendu par son pédicule au cartilage thyroïde. — Carotides intactes.
La mort était imminente, parce que l'épiglotte, séparée de ses attaches supérieures et latérales, était renversée sur l'ouverture de la glotte et empêchait l'introduction de l'air dans le poumon; en soulevant ce corps, la respiration se rétablit et le cœur recommenca à battre ; on fixa l’épiglotte par son sommet au cartilage thyroïde, parceque l’entrée de l'air la ramenait sur l'ouverture glottique ; après huit jours le malade mourut d'érysi-
pêle.
(ReporTs Dublin, 1830, Gaz. médicale. Horteloup I. €. p. 45.)
88. Kurznoi& à Riga. 1798). — Ouvrier de 55 ans. Tentative de suicide le 148 avril 1798. Transport à la distance de six milles sur la charrette d’un cultivateur. Section transversale immédiatement au-dessus du cartilage thyroïde ; les deux jugulaires coupées et ouverture d'un pouce dans l’œsophage. La plaie a une étendue d'environ trois pouces ; le larynx est abaissé, les carotides sont à découvert. L'eau que le malade veut avaler s'écoule par la plaie. Celle-ci est réunie par des bandelettes agglutinatives; la tête est fléchie en avant. Beaucoup de toux, pas de repos. Le second jour on lui fait prendre des aliments liquides, en lui maintenant la tête solidement appliquée contre la poitrine. Le sixième jour la plaie suppure. Au bout de deux semaines, il prend des aliments plus consistants. Guérison complète la douzième semaine.
(Loders Journal, BD. IV. S. 795.)
89. (DEBRUCX). — Guérison d’un homme qui s'était fait une plaie avec un rasoir, au-dessous de los hyoïde. Cette plaie avait trois pouces de longueur ; l’œsophage était blessé dans sa paroi antérieure sur une longueur de 1/2 pouce. Guérison au bout de 4 semaines.
Mursinna. Journal für chirurgie X. 9).
90. (SCHREYER). — Dans un accès de mélancolie, un homme de 48 ans, se fit une blessure au cou. La tête était fléchie en arrière et la trachée pendante en bas et fortement en avant. L'air s’échappait avec force à travers la plaie. Hémorrhagie très abondante. La grande inclinaison de la trachée fit diagnostiquer à Schreyer, la section des muscles sterno-thyroïdiens et thyro-hyoïdiens, et dans le premier moment, il ne remarqua pas, à cause de la grande quantité de caillots sanguins, qu'il existait aussi une lésion de l’œsophage, ce n’est qu'en donnant un peu de vin à boire au malade qu’il put la constater ; elle s'étend jusqu'à une petite partie de la paroi postérieure de l’œsophage.
Deux heures après la ligature des vaisseaux, aucune hémorragie ne s'élant encore déclarée, Schreyer se prépara à faire une suture en surjet. il fi maintenir la tête du blessé un peu en arrière, de manière à pouvoir facilement arriver à travers la plaie, largement béante, jusqu’à l'œsophage avec des pinces, des aiguilles et les doigts.
I établit donc la suture, en tenant les aiguilles, tantôt avec les doigts, tantôt avec les pinces, laissa pendre un fil du fond de la plaie, et le fixa avec des bandelettes de diachylon. Cela fait, il procéda à la suture de la trachée. En faisant fléchir la tête du patient un peu en avant, il fit chaque point de la suture avec la plus grande précaution afin de ne léser ni les cartilages, ni la muqueuse et saisit seulement le tissu cellulaire circonvoisin et les muscles. Les lèvres de la plaie étaient parfaitement reliées l’une à l’autre ; chaque point de la suture n'étant distant de l’autre que de 4 cent. 1/2; le fil fut aussi laissé pendant hors de la plaie. Puis après que la troisième suture, celle des téguments généraux, eut été mise en place, le tout fut recouvert d’une compresse mince, par dessus laquelle quelques bandelettes agglutinées furent attachées obliquement et en travers.
Pour empêcher le patient de recommencer son suicide, on l’enveloppa du cou aux pieds à l’aide d'une grande bande. Le lendemain matin, une violente agitation se manifesta.
Pouls à 120. Une tentative d'introduction de la sonde œsophagienne (le malade ne voulait rien prendre) échoua; prescription de lavements nutritifs.
Comme le troisième jour, le malade refusait encore de prendre toute espèce de nourriture, si on ne lui procurait quelque soulagement eu égard à son bandage, on lui délivra les bras et les jambes.
A partir de ce moment, le malade prit de l’eau et des médicaments sans refus, à l’aide d’un tuyau de plume.
Le sixième jour, le pansement fut levé, la tête seule fut encore maintenue en avant. L’agitation s'était calmée, la fièvre avait cessé. Comme les liquides avalés n’arrivaient qu’en partie dans l'estomac, on fit l'introduction de la sonde œsophagienne, ce qui réussit.
. Le quatorzième jour, la plaie était guérie, comme les fils tenaient encore solidement, ils furent coupés. La voix était revenue, mais sourde et enrouée.
Le dix-huitième jour, le malade respire pour la première fois de l'air frais, la déglutition s'améliore ; cependant plusieurs fois, il fallut encore introduire la sonde œsophagienne. Après la guérison, la mélancolie avait disparue.
Gaz. des Hôpitaux, 1863, p. 185).
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91. (HELVIG). — Plaie de la trachée et de l'œsophage consécutive à une tentative de suicide. Le malade vécut encore dix jours après l'accident. Se phys. med. ed. Schrockins, 1880. Obs. 63, mitgetheill von Lueders). 2. (GRAF). — Dans un cours fait par Graf à Giessen en 1712, il était Re d'une plaie s'étendant d’une oreille à l’autre. Le larynx, l’œsophage, la carotide externe et les deux jugulaires externes étaient coupés. Néanmoins le malade vécut encore douze jours. Lamotte rapporte un fait
à peu près semblable.
(PLATNER. Gründliche finleitung in die chirurgie, I Th., p. 573, anno 1748).
93. (GArRDNER). — Le cas est presque semblable à celui qu'a décrit Jaffreson (obs. 96) ; la plaie était seulement située un peu plus bas, et ici c'était l’œsophage et non le pharynx qui était divisé. La malade eut une fistule des voies respiratoires et dut constamment porter une canule. L'œsophage offrit également une fistule qui recut la sonde alimentaire. De cette facon elle vécut des années pendant lesquelles elle fut bien portante.
Les dangers de cicatrisation de ces sortes de plaies apparurent ici bien nettement. La marche fut si rapide que la malade était prise d'accès de suffocation chaque nuit, et que le docteur Gall fut obligé d'introduire un bout de sonde dans la trachée. Un catether dut toujours être prêt en cas où cetaccident se produirait, ce qui ne manquait pas d'arriver chaque fois qu’on enlevait la canule, même pour quelques heures.
(Edinb. med. and surg. Journal V. 16. Pohl,, loc. cit.).
94. (ACREL). — Plaie transversale faite avec un couteau émoussé, au niveau du cartilage thyroïde. Le malade, âgé de 30 ans, entra à l’hôpital le dixième jour de sa blessure ; celle-ci était située au-dessus de la glotte et communiquait avec l’œæsophage. Sortie des aliments par la plaie. A la huitième semaine il resta encore une petite fistule aérienne qui se ferma la trentième semaine.
(ACREL, Chirurg. vorfælle übers von Murray, Gœtt 1777).
95. Plaie complète des voies aériennes avec perte de substance du cartilage thyroïde ; l'œæsophage est blessé également. On ne peut réunir, car la perte de substance est trop considérable. Inclinaison de la tête en avant.
Le 3° jour, point de côté à gauche. Fièvre, dyspnée, mort le 6° jour:
Autopsie. — La trachée à une teinte bleu noirâtre. Dans la bronche gauche, on trouva un morceau de cartilage de la longueur d'un pouce. Lésions de la pneumonie.
(RicureRs, Chirurgisch. Bibliotek, BD. VI, s. 536. 1785).
96. (JAFFRESON). — Bonne de 39 ans. Plâie transversale de 5 pouces de long ; le cartilage thyroïde est complétement sectionné à sa partie inférieure ainsi que la paroi latérale de l’œsophage. Paroi postérieure intacte,