‹ Contribution à l'étude des plaies pénétrantes de poitrine: avec projectiles intra-pulmonairesChapitre 11 sur 30 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DONNÉES CLINIQUES ET ANATOMO-PATHOLOGIQUES SUR LES PLAIES PÉNÉTRANTES DE POITRINE AVEC PROJECTILES INTRAPULMONAIRES

SYMPTOMATOLOGIE ET OBSERVATIONS

Ayant bien défini, dans le chapitre précédent, la catégorie spéciale de blessés de poitrme que nous voulons étudier, passons à la symptomatologie de ces blessures.

Les blessés porteurs de plaies pénétrantes de poitrine avec projectiles imclus arrivent habituellement aux formations sanitaires de l’avant, où ils sont sardés, avec les symptômes suivants :

Ce qui frappe d’abord, c’est l’état de shock dans lequel ils se trouvent, shock en général très marqué. On constate de la pâleur de la face et des téguments, un refroidissement très marqué des extrémités.

Les symptômes cardinaux sont :

L'hémoptysie : déjà un peu tarie lorsque les blessés arrivent à l’ambulance, D’abondance variable, se résu-

mant quelquefois à quelques crachats hémoptoïques, d’autres fois et le plus souvent, c’est un véritable crachement de sang, s’accompagnant de toux et de suffocation.

Fréquemment, c’est une hémorragie très abondante, impressionnante, mais qui n'entraine pas fatalement la mort.

L’hémoptysie est un symptôme des plus constants, cependant elle n'a pas toujours une grosse valeur pronostique,

Sa durée est variable, avec le repos elle se tarit assez rapidement.

La dyspnée : subite, intense, elle s’atténue en général rapidement. Ç

Elle est due à l’obstruction des bronches par le sang de l’hémoptysie et au pneumothorax qui empêche lampliation thoracique et comprime le poumon.

La toux : fréquente, intermittente, survient par petits accès et s'accompagne de sensation de suffocation, de dyspnée. Elle est souvent quinteuse et violente.

La douleur est minime, en général ces blessés soufirent très peu, mais la toux la réveille et la rend insupportable.

Le pouls : petit, rapide, misérable, irrégulier, se compte souvent très difficilement.

Les signes physiques ou stéthoscopiques ne peuvent pas, en général, être recherchés à l’arrivée des blessés à l’ambulance, à cause de l’état erave dans lequel ils se trouvent. Quand on peut faire cet examen, voici

les renseignements que l’on obtient : la palpation révèle souvent de l’emphysème sous-cutané, s’accompagnant d’hémothorax, qui est excessivement fréquent chez ces blessés.

À l’auscultation, on trouve de l’hémo-pneumothorax. Le pneumothorax peut être à soupape et suffocant, éventualité très rare. Habituellement, il est peu abondant, moyen. Ce pneumothorax peut être ouvert par l’orifice d'entrée du projectile et donner lieu alors à des bruits bizarres. Le chirurgien de l’ambulance 1/21 le considère comme un signe qui n’est pas défavorable, au contraire ; il démontrerait une rétraction totale d’un poumon à laquelle est due sans doute la diminution et parfois arrêt complet de l’hémoptysie et de l’hémothorax.

On perçoit aussi à l’auscultation des râles d’obstruction bronchique qui masquent les finesses d’auscultations, mais les signes pulmonaires à ce moment-là ne sont pas appréciables. Le souffle amphorique ne s’entend que si le pneumothorax est important.

Dans les jours qui suivent le traumatisme, on voit sous l'influence du traitement approprié, l’hémoptysie disparaitre et céder la place à une expectoration de moins en moins sanglante et abondante jusqu’au sixième jour. En même temps, la dyspnée s’améliore en général de la même manière, les premières quarante-huit heures étant toujours très pénibles pour les blessés vraiment dyspnéiques. La toux devient moins fréquente.

Le pouls s'améliore rapidement dès les premières heures de repos et parfois devient même bon,

CA

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