LES GES
On peut alors, à ce moment-là, pratiquer sans aucun danger pour le malade un examen complet.
A l’auscultation, on constate la présence du pneumothorax, ne permettant pas encore de deviner les lésions réelles. Le plus souvent, quand le pneumo-— thorax n’est pas très décelable, on trouve de la matité, un souffle tubo-pleural, avec autour de lui une couronne de râles crépitants fins, qui peuvent mettre sur la voie du projectile inclus au centre des lésions.
On perçoit aussi des frottements et des craquements pleuraux, des râles, des signes de spléno-pneumonie massive, réaction de voisinage.
La fièvre s'allume alors, cependant l’état général reste satisfaisant. C’est à ce moment que nous faisons apporter nos blessés à la radiographie et que nous procédons au repérage minutieux du projectile.
Nous sommes alors au huitième, neuvième ou dixième jour après la blessure, c’est le moment où nous pratiquons l’extraction du projectile, moment idéal, à notre avis, pour opérer, parce que l'infection secondaire n’a pas encore paru, et qu’on se trouve entre les phénomènes inflammatoires du début dus au traumatisme et les phénomènes secondaires d’infection pleuro-pulmonaire ou hémoptysique secondaire.