‹ Contribution à l'Étude des Pleurésies CloisonnéesChapitre 24 sur 30 · Cuarrey. Thèse Paris · texte numérisé non relu

Cuarrey. Thèse Paris

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eu autrefois des poussées pleurétiques etenfin on devra avoir toujours présents à l'esprit les conseils de M. Jaccoud :

< Quand au cours d’une pleurésie le médecin cons- « tate des signes d’épanchement en avant et en arrière, « il ne doit pas conclure par cela seul que le liquide « occupe aussi la partie latérale ; il doit s'assurer de « l'état de la région axillaire par un examen prémé- « dité; il reconnaitra par là, le cas échéant, la disposi- « tion biloculaire de l’épanchement et ne sera pas « exposé à plonger le trocart dans l’abdomen. »

Injections colorées. — Il est d’ailleurs un moyen très simple, recommandé par M. Galliard, qui permet d’affirmer Ja bilocularité d’un épanchement. Lorsque l’on suppose la coexistence de deux poches liquides dans la plèvre, on injecte dans l’une de ces poches supposées une solution concentrée de bleu de méthylène, injection sans danger aucun pour le malade et même légèrement antiseptique. Il suffit, au bout de quelques heures, de faire une ponction exploratrice avec une aiguille fine dans la seconde loge. Si l’on retire du liquide non coloré,on peut affirmer et la bilocularité de l’épanchement et l’indépendance des deux loges. Mais si le liquide est coloré on ne peut pas conclure pour cela à un épanchement uniloculaire, car nous avons vu, en effet, que les deux kystes pleuraux sont susceptibles de communiquer soit directement, soit par l'intermédiaire d’un canal formé aux dépens de la scissure interlobaire.

Si d’ailleurs le diagnostic de multilocularité peut être

posé avant la ponction évacuatrice, il est impossible avant elle de faire le diagnostic de la nature des différents épanchements.

Maurice Reynaud a pu malicieusement dire à M. Jaccoud qu'il regrettait que Baccelli n'eût pas déjà fait connaître ses travaux au moment où la première observation avait été prise (celle-ci en effet datait de 1870) car M. Jaccoud aurait pu grâce à la recherche de la pectoriloquie aphone diagnostiquer la purulence de l’épanchement supérieur de son malade. Mais ce n'était là qu'une boutade qui d’ailleurs rendait hommage au talent du grand clinicien qu'est M. Jaccoud.

Le plus souvent en effet c’est au cours de la seconde ponction pratiquée en avant par exemple alors que la première avait été faite en arrière, que l'on constate la présence du pus alors que la première loge ne contenait que de la sérosité. D’autres fois c’est, nous l’avons vu au cours d'une même thoracentèse que le trocart porté en divers sens laisse écouler tantôt du pus,tantôt

de la sérosité, tantôt du sang.

Obs. XIV. — Ducusr (1). — Homme de 42 ans, portant à droite un épanchement pleural qui abaisse le foie et atteint la clavicule. Quatre ponctions,

1° Le 22 seplembre. — La thoracentèse faite dans le cinquième espace à l’union de la ligne mamelonnaire et du bord antérieur de l’aisselle, donne ? litres 1/2 de liquide clair citrin

transparent,

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