OBSERVATION III
Inédite Pleurésie méta-pneumonique,
Mlle X.. à eu, il y a quelques mois, un point de côté violent. Ce point de côté s’accompagnait d'un grosse température. La malade est restée immobilisée pendant deux mois dans un état aigu. Puis sont apparus les crachats abondants, le premier jour, arrondis, jaunâtres, remplissant une partie du erachoir dans les jours suivants. La Bèvre diminue, mais l’expectoration persiste.
L'état général de la malade, loin de s’améliorer, malgré une température qui tend à diminuer, s'aggrave en ce sens que l’on constate rapidement un amaigrissement progressif.
Pendant huit jours environ, la température s’élève, elle devient oscillante; les crachats sont toujours abondants, l'amaigrissement s’accentue; la petite malade se cachectise et est considérée comme une tuberculeuse.
A notre examen, nous constatons qu’elle présente, dans
le tiers supérieur du poumon gauche, une matité qui s’étend jusqu’à la base. A l’auscultation: au tiers supérieur on constate un souffle inspiratoire et expiratoire, et lorsqu’on fait tousser la malade, de gros râles humides éclatent à l’oreille à la fin de l’inspiration; à la base, dispari- {ion du murmure vésiculaire.
. Le diagnostic de caverne ou de cavité pulmonaire s'impose. Cependant, l’allure de la maladie, la brusquerie de son début, la violence de la douleur, nous font penser à un état peural ayant donné secondairement une vomique partielle.