‹ Contribution à l'étude des pleurésies dites bloquéesChapitre 8 sur 12 · NO LEA · texte numérisé non relu

NO LEA

Pour compléter notre examen, la malade est amenée à hôpital d'Angers. Là, nous retrouvons les mêmes signes et explorons la plèvre.

La ponction est faite dans des conditions mécaniques favorables, à la base du thorax, huitième espace. Nous ne trouvons aucun liquide; nous sommes sûr du bon fonctionnement de la seringue. Par ailleurs, l'examen des erachats n’a pas décelé de bacille de Koch. Plusieurs examens successifs ont été pratiqués et tous ont été négatifs.

Une nouvelle ponction exploratrice est faite à la région mate et là où le murmure vésieulaire est complètement disparu; elle reste complètement négative.

La malade est radioscopiée; on constate qu’il existe une large opacité pleurale qui, du diaphragme, va jusqu’au tiers supérieur du poumon. La limite supérieure se reconnaît aux mouvements du liquide.

Certain done, d’une collection, nous reponctionnons la malade dans son lit, sûr d’arriver dans le liquide; or, nous ne trouvons point encore l’épanchement.

L’aiguille est alors laissée en place; nous ramenons la malade devant l’écran radioscopique et nous constatons alors que l’aiguille, bien que pénétrant dans le septième espace inter-costal, a franchi le cul-de-sac costo-diaphragmatique et a traversé la coupale diaphragmtique.

Nous tentons donc, sous l’écran, d’arriver à l’épanchement. Nous introduisons l’aiguille dans la ligne axillaire, tout dans le creux de l’aisselle, à au moins un travers de main plus haut que dans la précédente exploration, et nous tombons dans le liquide, liquide jaune, verdâtre, tout à fait typique.

Nous nous décidons à intervenir chirurgicalement, mais le lendemain matin, la malade fait une vomique et guérit spontanément.

cnrs

Nous ne pouvons pas considérer ces observations comme des observations de pleurésies bloquées. Nous nous trouvons en présence de malades, chez lesquels le poumon, exerçant sa force de retrait élastique, a amené, comme le prouve l’examen radioscopique, l’ascension de la coupole diaphragmatique du côté malade; ce que nous avont dit plus haut, le faisait d’ailleurs prévoir, et rien d’étonnant étant donné les espaces intercostaux, dixième espace dans l’observation IT êt huitième espace dans l’observation IT, que les ponctions soient restées négatives; nous nous trouvions en présence de ce que nous appelons de fausses pleurésies bloquées.

b) Pleurésies dites bloquées partielles

OBSsERvATION IV

Inédite Pleurésie séro-fibrineuse à grand épanchement

B..., arrive à l’hôpital d’Issoudun avec les signes d’un épanchement pleural abondant: dyspnée, matité dans toute la hauteur du poumon, déviation du cœur à gauche ; symptômes qui commandent l’exploration immédiate de la plèvre. On retire, en effet, un liquide séro-fibrineux, à formule lymphocytaire. Devant la gêne respiratoires du sujet, le déplacement du cœur, l'abondance du liquide, on pratique une thoracenthèse; on retire environ huit cents grammes de liquide, alors que l’on pense qu’il existe au moins trois litres. Devant l’impossibilité d’en extraire davantage, on retire le trocart. À ce moment, s’introduit dans la plèvre une certaine quantité d’air.

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