II. DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DU DEUXIÈME STADE DE LA PNEUMOCONIOSE
1° Avec la tuberculose dite péri-bronchique.
La 5triation des champs pulmonaires dans la pneumoconiose se différencie des faisceaux de la tuberculose dite péri-bronchique par le fait qu'elle est plus symétrique, plus généralisée et plus disséminée à toute l'étendue des champs pulmonaires, tandis que les faisceaux et trabécules de la tuberculose péri-bronchique sont plus isolés et davantage localisés dans les régions sus-hilaires et sous-claviculaires.
En outre, les travées de la pneumoconiose sont plus denses.
2° Avec la sclérose bronchique et bronchite chronique.
Les travées de bronchite chronique et de sclérose bronchique sont surtout localisées entre les hiles et les bases.
Les trainées du deuxième stade de la pneumoconiose peuvent évidemment ressembler à ceux de la bronchite chronique et de la sclérose bronchique, mais elles sont en général plus étendues et occupent non seulement les bases, mais également les parties moyennes et sous-claviculaires des poumons, donnant quelquefois à l'organe un aspect marbré.
Toutefois, la forme initiale du deuxième stade de la pneumoconiose ne se laissera guère différencier de la bronchite chronique.
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3° Avec les bronchectasies.
Les bronchectasies sont d'ordinaire localisées à une partie circonscrite des poumons ou du moins elles sont plus importantes dans l'un des poumons que dans l'autre.
Elles présentent d'ordinaire un aspect plus enchevêtré et plus réticulaire et presque toujours on découvrira par endroit des aspects de « nid d’abeilles ».
Là encore, comme dans la bronchite chronique, la striation de la pneumoconiose serà surtout caractérisée par la symétrie et par la plus grande étendue et la plus grande régularité des travées. ‘
HI. DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DU TROISIÈME STADE DES PNEUMOCONIOSES, C'EST-A-DIRE DU STADE À FORMATIONS MICRONODULAIRES
1° Avec les granulies.
Les granulies se reconnaîtront à une dissémination régulière de fines granulations rondes de la grosseur d'un grain de mil.
Dans la forme hématogène, ces petits grains sont très également répartis depuis les sommets presque jusqu'aux bases et donnent ainsi au poumon un aspect finement ponctué.
Dans la forme lymphangitique de la granulie, ces granulations ne sont pas réparties tout à fait avec la même régularité. Dans les cas que nous avons observés, nous les avons trouvées par endroit agglomérées sous forme de grappe, autour de tractus renforcés ou formant des lignes ponctuées, et surtout nous avons régulièrement trouvé une forte augmentation du dessin bronchovasculaire avec de fins trabécules reliant les granulations et correspondant anatomiquement aux faisceaux lymphatiques infiltrés.
Contrairement à ces deux formes productives de la granulie, on trouve dans la forme exsudative, c'est-à-dire dans la bronchioalvéolite tuberculeuse, des ombres micronodulaires légèrement plus grandes et de taille variable, beaucoup moins bien délimitées et à contours beaucoup plus flous.
Les foyers de bronchio-alvéolite tuberculeuse ne sont en gé-
néral pas aussi également répartis que les granulations de la forme productive de la granulie.
Les pneumoconioses, par contre, se distinguent très nettement des trois formes militaires de la tuberculose par leur localisation