‹ Contribution à l'étude des points iso-électriques des protides du sérum: Techniques de rechercheChapitre 11 sur 45 · POINTS ISOÉLECTRIQUES DU PLASMA ET DU SÉRUM · texte numérisé non relu

POINTS ISOÉLECTRIQUES DU PLASMA ET DU SÉRUM

RosSSIER a été amené à étudier les points isoélectriques du plasma en comparaison avec ceux du sérum, au cours de recherches sur le mécanisme des variations de vitesse de sédimentation des globules rouges. Voici ses conclusions (A.P.B. novembre 1926 et Annales de médecine, avril 1928).

1° Le point iso-électrique « existe dans la grande majorité des cas, simultanément dans le sérum et dans le plasma, et il y est situé au même pH. S'il y a discordance, le point « du plasma est situé à un pH inférieur à celui du sérum, la différence n’excédant pas une unité de pH.

2° Il existe dans le plasma un point iso-électrique quasi constant situé aux environs de pH 8 qui n’a pas son homologue dans le sérum. Ce point appelé F, semble devoir être attribué à la présence du fibrinogène, dont le point isoélectrique est situé d’après KuGELMmAss à pH 8. Nous verrons par la suite qu’il est possible d'interpréter différemment l’origine du point F.

3° Le point isoélectrique y; du sérum ne se retrouve pas dans la cataphorèse du plasma; il y est remplacé par le point F situé à pH 8, à moins que l’on admette que le point y soit le point isoélectrique d’une substance protéique dérivant du fibrinogène lors de la coagulation.

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b) Sérums pathologiques

POINTS ISO-ÉLECTRIQUES ET MALADIES INFECTIEUSES AIGUËS. -— VLÈS et DE COULON résumant leurs recherches concernant les sérums pathologiques, écrivaient : « Dans les sérums pathologiques, très divers, examinés, le point y a présenté très souvent un déplacement le faisant sortir de sa zone normale et quelque fois même disparaître complètement de l’échelle employée (pH 5-12). Autant qu'on peut en juger jusqu’à présent, la répartition en fréquence du déplacement est inégale dans les diverses affections. En particulier l’élévation de y au-dessus de la zone normale a paru constante (100 %) dans les infections aiguës à la période d’état (scarlatine, phlegmon, pneumonies) avec retour à la zone normale (après une phase négative) dans la convalescence.

Cette variation des points iso-électriques au cours des maladies infectieuses aiguës a été également suivie par ROSSIER. Celui-ci fait d’abord remarquer qu’il s’agit surtout du décalage du point « vers les forts ou les faibles pH. Parmi les infections aiguës, certaines jusqu’à présent semblent agir peu sur «. Ce sont la scarlatine, la rougeole, la parotidite épidémique, la grippe non compliquée. Certaines autres, parmi lesquelles rentrent toutes les affections respiratoires telles que bronchopneumonies, pneumonies, ont, au contraire, une influence considérable sur les points iso-électriques.

D'une manière générale, le déplacement de « vers les forts pH semble précéder l'apparition des symptômes cliniques. A la période d’envahissement et d’état des maladies infectieuses, ce décalage est constant. Le maximum de déplacement n’est généralement pas atteint au début de la période d'état. Il continue habituellement à monter jusqu'à une valeur maximale à laquelle il arrive plus ou moins rapidement.

« Lorsque la guérison clinique intervient, le point iso-électrique « évalue suivant deux modes, tantôt il s’abaisse immédiatement, tantôt au contraire, il continue à monter dans l'échelle des pH, pour ne s’abaisser que plus tard.

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Dans le cas où il y a manque de parallélisme entre la guérison clinique et le commencement de la baisse du point o, le début du retour à la normal se fait après un temps plus ou moins long, mais il est un fait certain, c’est que le point « revient à la normale tôt ou tard, retour qui, dans certains cas, se fait progressivement sans à-coup, tandis que dans d’autres, l’abaissement s’accompagne de fortes oscillations qui peuvent couvrir plusieurs unités de pH. »

« Si l’on suit les malades suffisamment longtemps, ce qui en clinique est difficile, à la période de décalage du point « vers les forts pH succède une phase d’abaissement au-dessous de pH 5,5. C’est la phase de négativité qui semble être un signe certain de guérison. Puis après cette phase de négativité, le point réintègre sa zone normale de pH.

« Le retour de « à la normale semble prendre un temps variable pour s’effectuer, mais en moyenne il nous paraît qu’il faille compter en semaines, si ce n’est en mois. » (Ros- SIER).

Au cours des récidives, le point « qui s’était abaïssé lors de la guérison de la première atteinte, présente une nouvelle ascension lorsque la récidive intervient.

Les autres points iso-électriques 8 et y évoluent plus ou moins parallèlement au point & Quand « monte, f apparaît dans l’échelle des pH utilisés et y en sort. Le contraire se voit quand «& baisse. Cependant ce synchronisme n’est pas constant et l’on trouve parfois une ascension de « correspondant à une baisse de f$.

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