TRAITEMENT
Le traitement devra tout d’abord être dirigé contre les vomissements graves qui, si souvent, précèdent l’apparition de la polynévrite gravidique. Traitement (dont nous n'avons pas ici à étudier les modalités) qui devra être précocement appliqué, en surveillant attentivement les modifications de l’état général, et surtout l’accélération du pouls et l’état des réflexes tendineux.
La polynévrite une fois installée, le traitement médical différera peu de celui mis en œuvre dans tous les cas de polynévrites toxiques.
La fréquence de l’attitude en flexion au cours des polynévrites de la gestation doit faire redouter la production de rétractions tendineuses qui pourraient, plus tard, nécessiter une intervention chirurgicale (ténotomie. par exemple).
On veillera à ce que la malade mobilise ses membres, en la contraignant au besoin (car cela est douloureux) à exécuter chaque jour des mouvements d'extension progressive.
Le traitement électrique (électrisation, surtout galvanique), le massage, les bains, l’administration de strychnine, formeront la base de la thérapeutique qui aidera à la récupération des fonctions motrices.
Si l’utilité de ce traitement est admise par tous, en revanche l’opportunité du traitement obstétrical, c’est-à-dire l'interruption de la gestation en présence d’une polynévrite, est encore discutée.
En France et à l’étranger, la conduite à tenir varie suivant les auteurs. On ne saurait s’en étonner si l’on songe à la grande rareté des polynévrites gravidiques qui ne permet pas d’avoir