‹ Contribution à l'Étude des Polynévrités GravidiquesChapitre 8 sur 20 · RARE · texte numérisé non relu

RARE

Citons les observations de STIEFELD (1) (1893), d'EULENBURG (2) (1895).

Toujours en 1895, MADER et STEMBO relatent deux cas de polynévrite gravidique. Un d’eux, malgré une interruption précoce de la gestation, eut une évolution fatale.

En 1896, paraît l’intéressante thèse de BAYLE.

En Angleterre, la polynévrite est étudiée par TURNEY et par REYNoOLDS (1897). ELDER et PARKER rapportent trois cas de polynévrite gravidique localisée, type supérieur.

D’autres observations de polynévrite, mais généralisée, sont publiées par JOHANNSEN (1896), KuHNE (1899), KREUZMANN (1900), Mann (1901), STEWART (1902).

En 1903, NAUREILS consacre sa thèse aux névrites puerpérales.

En 1904, à la suite des communications à la Société d’Obstétrique de Paris, d'ŒTTINGER (qui le premier, en France, relate un cas de polynévrite gravidique non précédée de vomissements) et de CATHALA et TRASTOUR, BAR aborde le problème pathogénique.

Puyo, la même année, dans une thèse documentée, séparant nettement les névrites de la gestation, des névrites du puerperium, réunit quatorze observations de polynévrites gravidiques. Il insiste sur le rôle de l’intoxication gravidique et, en particulier, de l’hépatotoxémie, récemment alors mise en lumière par le Professeur PINARD.

En 1905, HôssziN, dans un important travail intitulé « Ueber Schwangerschaftslähmungen der Mütter », relate trente-six cas de névrites gravidiques et cinquante-six cas de névrites puerpérales. Avec PINELES, il les classe en cinq groupes : névrites traumatiques obstétricales, névrites toxi-gravidiques, névrites infectieuses puerpérales, névrites puerpérales par contiguité, névrites lombaires suraiguës (S. de MEYER et HAUCH). Pour chaque type, il étudie successivement : clinique, pronostic, diagnostic et traitement.

(1) N.-Y. Policlinic (1893).

(2) Deut. Med. Woch. (1895).

En 1907, ALEXANDROFF rapporte un cas de psychose de Kor- SAKOFF après vomissements incoercibles, dont SEMON, en 1909, relate un autre exemple. Par son évolution presque suraiguë, la polynévrite gravidique dont KRivsky rapporte l’observation, est particulièrement intéressante.

Duüsrin, en 1909, à propos d’un cas personnel, s’attache à l’anatomie pathologique de la polynévrite gravidique.

Citons les observations de WALLICH (1909), d'HERRENSCHMIDT, LEPAGE et Durour (1910), de SEIGE (1911). Durour et COTTENOT, puis PERRIN, en 1910, dans sa thèse, étudient les vomissements graves dans leurs rapports avec les lésions du système nerveux.

Curieuse par l’association à la polynévrite gravidique de troubles glandulaires (hypo-thyro-parathyroïdisme) est l’observation de PERRERO (1911).

En 1911, Jo (de Nancy) publie, à propos d’un cas personnel de polynévrite gravidique mortelle suivie d’autopsie (où l’étude du système nerveux est minutieuse), un mémoire sur les polynévrites au cours des vomissements incoercibles, et réunit seize observations recueillies dans la littérature.

Intéressante par sa gravité et surtout son évolution vers une guérison assez rapide (malgré l’atteinte des nerfs vague et phrénique) est l’observation de $S. bE KORSAKOFF, due à ROUILLER et à Bar (1911).

Mile RaApoPpoRT étudie à ce propos, dans une thèse fortement documentée de faits cliniques (seize observations de polynévrite gravidique et onze cas de polynévrite puerpérale), le syndrome de KORSAKOFF au cours de la grossesse et du post-partum. DUCASSE consacre également sa thèse aux névrites gravidiques (1912).

D’autres cas de polynévrite gravidique sont publiés en France par SPiRE (1913), à l’étranger par GUILERA, JOHNSON en 1911, Han en 1912, JosepxsoN en 1915, FaARANI en 1914, PHAL en 1915, ALBECK en 1916.

SIEMERLING, en 1917, fait une étude d'ensemble de l'anatomie pathologique des polynévrites gravidiques, tirée de six cas pris

dans la littérature et d’un cas personnel.

ÉSÉTOT ES

SACHS, SIEMERLING et d’autres auteurs, en 1917, essaient de préciser les indications du traitement obstétrical des polynévrites au cours de la gestation.

LENOIR, dans sa thèse parue en 1921, consacrée aux névrites gravidiques, relate une observation inédite de polynévrite et un cas de binévrite observé par le Professeur RIVIÈRE, où facial et trijumeau furent intéressés au cours d’une gestation gémellaire.

Un cas typique de polynévrite gravidique à évolution bénigne est décrit la même année par FOGGIE (d’Edinburgh).

ALBECK résume, en 1922, les aspects cliniques et évolutifs des psycho-polynévrites au cours de la gestation, d’après sept cas personnels.

Ce sont surtout les polynévrites appelées par HôssLiIN « traumatiques obstétricales » et leur mécanisme de production (auquel la toxémie gravidique ne serait pas étrangère parfois) qu’étudie SKUBISKEWSKI en 1925.

Citons les observations de FAIRBAIRN et MENNEL, d'ELy (1925), de GOBERMANN (1927), de TAsHJIAN (1928).

L'observation de WEILI-HALLÉ et LAYANI met en question le rôle d’une intoxication éthylique latente dans la genèse des polynévrites gravidiques.

STOKELBUSCH, en 1928, à propos d’un cas décrit avec minutie, fait une étude d'ensemble de la polynévrite, dont WARTER (dans sa thèse, 1929), LEDOUX, STEPOWSKI, K. BIERRING la même année, rapportent de nouveaux exemples.

Unique sans doute dans la littérature est le cas publié, en 1929, par PakozDpy, où une polynévrite apparue au cours d’une première gestation et guérie après l’accouchement prématuré provoqué, récidive trois fois et en dehors de toute autre gestation.

SCHAEFFER relate, en 1930, un cas rare de polynévrite, tant par l’extension des lésions que par leur ordre de progression. Le facial, le moteur oculaire externe, le nerf laryngé furent touchés après l’atteinte des membres inférieurs et avant que des signes névritiques n’apparaissent aux membres supérieurs.

À l'Hôpital Henri-Rousselle, Dupouy et CourTois ont observé un cas de psychose polynévritique au cours de la gestation, dont

Sd.

l’évolution fut fatale. Le résultat de l'examen histologique, fait par le Docteur MARCHAND, a été publié dans la thèse récente de SIVADON sur les psychoses puerpérales (1933).

L'association à une polynévrite gravidique de crises d’éclampsie convulsive a été observée par Bope (1931).

WiLsoN et GARVEY ont récemment publié trois observations de psycho-polynévrite dont deux furent mortelles. Dans un cas, ils purent faire l’autopsie. Dans deux cas, ils ont étudié les modifications de la composition chimique du sang et noté une augmentation de l’alcalinité, avec une élévation concomitante du pH dans les urines.

Nous rapportons dans ce travail cinq cas de polynévrite au cours de la gestation, observés à la clinique Baudelocque. Les deux premiers ont été publiés dans la thèse de CANOUËT sur le traitement des vomissements graves. Les trois autres sont inédits.

Ces observations résument, dans leur diversité, les différents aspects cliniques et évolutifs de la polynévrite gravidique.

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