‹ Contribution à l'étude des Polynévrités post-érysipélateusesChapitre 8 sur 10 · CENDRES · texte numérisé non relu

CENDRES

Il est établi maintenant, de facon incontestable, que la fièvre typhoïde et le paludisme peuvent être à l’origine des polynévrites. Malgré la présence de ces deux affections dans le passé pathologique de la malade, 11 paraît difficile de ne pas admettre le rôle prépondérant joué par l’érysipèle dans l'apparition des troubles polynévritiques. On peut se demander, cependant, si le paludisme préexistant n’6st pas intervenu pour faciliter la localisation de l’infection streptococcique sur le sys-

tème nerveux.

Obs. VII. résumée (Leu,.) — Homme de 35 ans, pas de spécifilé ni d’alcoolisme.

Le 2 octobre 1889, apparition au pourtour du nez d’une plaque érysipélateuse accompagnée de symptômes généraux; perte de l’appétil, céphalée.

Le 7 octobre : pouls à 88; température 3805, urines albumineuses.

Le 8 octobre, la température revient à la normale, et l’érysipèle paraît en voie de guérison.

Le 10 octobre au soir, nouvelle élévation de température à 3897; apparition de douleurs spontanées, surtout aux membres inférieurs et aux pieds; conservation des réflexes rotuliens. Insomnie rebelle.

11 octobre. -— Température: 3806; pouls : 104. La motilité est conservée aux membres supérieurs; légers troubles de la motilité aux membres inférieurs, plus marqués à la jambe droite; diminution des réflexes rotuliens des deux côtés. Troubles de la sensibilité persistants; hyperesthésie de la peau et des masses musculaires; fourmillements; l'examen électrique n'a pu être

pratiqué. Pas de troubles des sphincters.

Le 11 octobre au soir, la température est à 390, et le pouls à 112. Accentuation des troubles subjectifs el objectifs dans les jours qui suivent; troubles trophiques(glossy-skin)aux membres inférieurs.

14 octobre. — Apparition de douleurs au poignet gauche, les doigts étant en demi-flexion. Pendant les jours qui suivent, les bras sont envahis à leur tour ne laissant, au 16 octobre, que la possibilité de mouvements passils accompagnés des plus vives douleurs. La température est à 4091 et le pouls à 120.

Dans la suite, atténuation des douleurs spontanées duns les membres inférieurs et de l’hyperesthésie. Les réflexes rotuliens sont réapparus le 18 octobre; l'examen électrique montre qu'il n'existe pas de réaction de dégénérescence. Le Sommeil revient aussi peu à peu.

A parlir du 25 octobre, on constate une délervescence rapide et, le 28, la température est normale. Retour de la motilité. Trai-

tement par électrothérapie et massage.

Obs. VIII (Standhariner). —- Femme de 34 ans qui, un mois après une intervention pour une tumeur pelvienne, fit au niveau de la cicatrice opératoire un érysipèle étendu à tout le tronc. Au décours de cette complication, apparut une paralvsie des deux membres inférieurs qui intéressa ensuite les deux nerfs radiaux

La malade présentait en même temps un amnésie très marquée; elle put cependant se rappeler que huit ans auparavant elle avait présenté des troubles paralvtiques analogues après un érysipèle de la face.

Au moment de l’examen, on constate une atrophie musculaire des membres supérieurs, surtout marquée sur les extenseurs de l’avant-bras-:: main tombante. L’atrophie est aussi notable aux membres inférieurs; les mouvements actifs ne sont possibles que dans l’articulation de Ia hanche. Conserva-

tion des réflexes tendineux.

Après cinq mois, les douleurs avant disparu el le traitement élactrique restant sans effet, on entreprit un traitement énervique par le massage. Au bout de huit jours on note déjà une amélioralion sensible; deux mois après, la malade pouvait se promener dans la salle sans appui, mais en steppant:; un mois et

demi après, elle quitlait l'hôpital en bonne voie de guérison.

Obs. IX /Paulel)}. — Ch., 20 ans, séminariste entre à l'hôpital en juin 1891 dans le service du professeur Grassetse plaignant de ne pouvoir marcher qu'avec difficulté; ou plutôt d’avoir une démarche irrégulière.

Troubles marqués de la démarche; abolition du réflexe patellaire des deux côtés. Signe de Romberg (la station debout les pieds réunis est impossible, même les yeux ouverts). Ni douleurs lulgurantes, ni douleurs en ceinture, ni crises viscérales ou laryngées.

Pas de troubles visuels : pupilles égales; conservation des réflexes à la lumière el à la distance; pas de lésions papillaires. as de troubles génilaux ni urinaires; conservation de la sensibililé au contact, sauf à la plante des pieds, où il v a hypoesthésie marquée; sensibilité à la douleur normale: sensibilité exagérée au froid. Perte du sens stéréognostique au niveau des membres inférieurs. Sens musculaire intacL.

Pas de symptômes cérébraux, moteurs ou psychiques; pas de troubles trophiques ni secrétoires.

Quand on fait marcher le malade on remarque que sa démarche n’est pas celle d'un ataxique, mais qu'il présente du steppage.

Quand le malade est assis sur le bord du lit et les jambes pendantes, le pied est en bot équin: impossibilité de relever la pointe du pied. L’eXamen électrique mel en évidence une réac. lion de dégénérescence complète au niveau des muscles de la

jambe.

Antécédents personnels. -— KErvsipèle de la face, deux ans auparavant en juin 1889, qui débute par lé nez el ne Larde pas à gagner progressivement toute la figure: évolution en une dizaine de jours avec délire. Quand le malade voulut se lever pour la première fois, il ne pouvait plus marcher.

Pendant son érysipèle il a éprouvé la sensation de n'avoir plus de jambes: la sensation de contact était alors très atténuée; perte de la notion de position des deux jambes dans le lit. La paraplégie avait été très améliorée en mai 1890; mais la cessation du traitement fut suivie d’une aggravation qui néces-

sita l'admission à l’hôpital en juin 1891.

Obs. X (Charcot). —- Trois facteurs étiologiques dans l’observalion suivante : alcool, syphilis et infection érysipélateuse.

B..., 38 ans, porteur aux Halles.

Antécédents personnels : Syphilis il y a trois ans; boil trois à quatre litres de vin par jour, quelquefois plus.

En août 1892, érysipèle de la face. Trois jours après, sans phénomènes douloureux, troubles de la marche. Incapable de travailler depuis trois mois.

Démarche ataxique très prononcée; signe de Romberg; pas de troubles vésicaux. Réflexes rotuliens abolis. Engourdissement dans les pieds el les jambes; la pression des muscles du mollet provoque des douleurs. Pas d’anesthésie cutanée: pas d’atrophie musculaire. Faiblesse musculaire relative mais qui n'est pas en rapport avec le trouble considérable apporté aux mouvements de la marche. Réaction de dégénérescence seulement pour le muscle grand adducleur de Ia cuisse droite. Aux membres supérieurs, fourmillements dans les doigts el le mélacarpe. Pas de paralysies; pas d’amyotrophie. Aucun symplôme oculaire; urines normales. Etat mental intact; éruption spécifique

papulo-squameuse.

IL est difficile de marquer la part qui revient à l’alcool, à la syphilis et à l’érysipèle dans la genèse des troubles présentés par ce malade. Le fait est, que l'apparition des accidents a suivi immédiatement l'infection érysi-

pélateuse.

Obs. XI résumée | Crochet). — (est l'observation d’un malade âgé de 31 aus, qui aurait eu, en novembre 1893, un érysipèle de la face au cours de la convalescence d’une fièvre typhoïde.

Depuis cette affection, le malade éprouve des douleurs assez violentes dans les jambes, à partir du genou jusqu’au talon, surtout au moment de la marche, mais même au lit.

Les douleurs sont assez fortes pour enlever tout sommeil au malade; elles n’angmentent pas, mais n’ont aucune tendance à diminuer.

Fin décembre, les douleurs se généralisent dans les membres supérieurs et le dos; il quitte l'hôpital le 2 janvier, présentant

encore les mêmes symptômes, un peu atténués cependant.

Obs. XII résumée (Crochel). —. I s’agit d'un malade, âgé de 29 ans, qui aurait eu depuis l’âge de 7 ans jusqu’à l’âge de 12 ans, un érvsipèle chaque année.

Le 18 décembre il entre à l’hôpital avec un érysipèle de la face; il présente en même temps, une analgésie complète remontant jusqu’au coude et limitée à la sphère d’innervation du cubital, el accuse une sensation de froid persistante dans les deux avant-bras.

Le 21 décembre, l’érysipèle a presque disparu ; mais le malade se plaint de douleurs vagues dans les bras et les jambes: il

quitte l’kôpital le 15 janvier, très amélioré.

Obs. XIII résumée {Crochel).-— Femme de 21 ans, qui aurait eu un érvsipèle il Ÿ a un mois. Quelques jours après la disparition de l’érvsipèle, elle aurait éprouvé dans les deux jambes des douleurs lancinantes remontant dans les cuisses et le dos. Difficulté de ia marche: douleurs articulaires et musculaires des membres inférieurs ne pouvant être provoquées par la pression.

Un mois après, les douleurs persistent encore ainsi que les

troubles de la marche.

Obs. XIV. résumée (Roger). — X..., 34 ans, valet de chambre, entré le 28 mars pour érysipèle de la face trés intense qui a détiuté la veille. Température : 400.

Dans la nuit de 28 au 29, le malade est pris d’un délire assez violent qui disparait le man. Le 3 avril, la température revient à la normale; l’évolution de l’érysipèle est terminée.

Le 5 avril, le malade se plaint de souffrir depuis deux jours dans les membres inférieurs: le poids des couvertures est pénible. Hyperesthésie cutanée et profonde. ExXagération des réflexes roluliens:; pas de modifications du réflexe cutané plantaire; pas de troubles des sphincters. Pas de troubles des membres supérieurs, ni des organes des sens.

Debout, le malade peut faire quelques pas: mais les mouvemeuts sont douloureux et la démarche spasmodique.

Atténuation des phénomènes morbides les jours suivants. L'examen électrique pratiqué le 9 avril montre Ia contractilité musculaire Jlégéreinent diminuée.

A partir du 13 avril, amélioration et diminution des douleurs. 1.6 26 avril, le malade quitte le service, présentant encore quelques douleurs génant les mouvements el une exagération des

réflexes.

LAPORTE 1 La

Obs. XV résumé (Roger), — Femme de 67 ans, entre le 30 mars pour un érysipèle de la face intense dalant de trois jours. Amélioration suivie de rechute; la fièvre s’atténue et l’érysipèle a achevé son évolution le 11 avril.

Le 15 avril, la malade dit qu'elle souffre, depuis deux jours, de crampes douloureuses dans les jambes. Hvnéresthésie cutanée; pression des masses musculaires douloureuses. Exagération des réflexes rotuliens; pas de modifications du réflexe cutané plantaire. La force musculaire semble intacte. Pas de troubles des organes des sens ni des membres supérieurs.

Le 19 avril, le malade quitte le service sans qu'il soit survenu

un changement dans son état.

Obs. XVI résumée (Roger). — Homme de 45 ans, qui entre à l'hôpital le 24 juin pour un érvsipèle intense datant de trois jours. La (empérature est à 4095; défervescence rapide, et le 29 la température est à 380.

Le malade accuse alors des crampes douloureuses et des fourmillements dans les maollets: il est incapable de se tenir debout.

Exagération des réflexes cutanés et tendineux.

Le 3 juillet, les bras sont envahis à leur tour: mais, 48 heures après, la motilité revient dans les membres supérieurs et,

plus lentement, dans les membres inférieurs.

Le 13 juillet, le malade quitte le service sans être guéri.

Obs. XVII. résumée (Perrin). — La malade don il s’agit fut prise, deux mois el demi après un érvsipèle de la face, généralisé ensuile, d’anorexie, de douleurs très vives dans les deux jam-

bes, accompagnées de parésie et d’un état mental caractérisé

par de l’agilation nocturne, de l’insomnie el de l'abolition de la mémoire. £

Les mouvements actifs sont conservés aux membres supérieurs, sauf à la main: les doigts sont infléchis, les deux derniers appliqués complètement contre la paume de Ja main, les deuxième el troisième, à demi fléchis seulement, reposant sur le pouce, dont la première phalange est en flexion.

Les deux pieds sont en varus équin; aucun mouvement ni de flexion, ni d'extension, ni de laléralité ne peut être imprimé au pied. Abolition absolue des réflexes. Sensibilité normale, saut douleur des mollets à la pression.

La perte du souvenir des faits récents est complète: le souvenir des faits anciens est à peu près intact.

Pendant les six mois que la malade passa dans le service, les svimptômes allèrent sans cesse en s’atténuant, malgré une deuxième atteinte d’érvsipèle léger. lle arriva progressivement à se servir de ses mains, à marcher; mais la mémoire fut la fonction qui tarda le plus à réapparaitre dans son intégrité.

Le souvenir des fails récents n’exisltail pas encore d’une

lacon bien nelle quand elle quitta l'hôpital.

Obs. XVIII résumée (Uerrien et Lesné). — Mie V.,, 70\ans, érysipèle de la face débutant le 22 mars 1902 au voisinage de l’oritice nasal du coté droit el propagé à gauche; dès le 26 la plaque érysipélateuse s’affaisse.

Le 27 mars, les deux paupières supérieures sont cdématiées el douloureuses.

jer avril : diminution de l’œdème des paupières; veux immobiles; vision nulle.

3 avril. — Œdéme toujours marqué aux paupières supérieures qui sont ulcérées; propulsion notable des globes ocu-

laires surtout à droite. L’œil droit est Lotalement immobile;

e LAPORTE 3 *%

où — 9h

les mouvements de l'œil gauche n'ont pas complètement disparu. Vision nulle des deux côtés.

L'examen ophlalmoscopique fait reconnaitre l'existence de névrite optique. Une ineision faile le long du rebord orbitaire inférieur droit, et suivie de drainage, donne issue à un peu de pus où l'on décèle le streplocoque.

L3 avril, -— La mobilité du globe reparaît du côté droil et, le 29 avril, la cicatrisation est à peu près achevée; mais l'examen ophtalmoscopique montre une double alrophie optique

el la cécilé est définitive. :

Obs. XIX résumée (Andres). —- 11 s’agit d'un homme de 39 ans, photographe, qui aurait présenté, le 6 avril, un érvsipèle de la face localisé à la moilié gauche du visage: guérison en dix jours.

Le ?0 août il se leve et, le soir même, il éprouve de la faiblesse des membres inférieurs: le lendemain apparaissent quelques douleurs dans les mollets. Un peu de lempéralure; insomnie.

Les douleurs se généralisent et, le Ier septembre, le malade peut à peine se tenir debout: douleurs dans les mains et la moitié gauche du visage: palpilations et dyspnée; insomnie.

Depuis l'âge de 25 ans il est nerveux, souifrant de névralgies faciales.

L1 septembre. — Signes de parésie faciale gauche. Pouls à 123, régulier. Respiration : 2? à la minute. Hypotonie musculaire des extrémilés supérieures: douleur à la pression des muscles de l'épaule gauche et des troncs nerveux; diminution du réflexe tricipital à gauche.

Parésie des membres inférieurs; impossibilité de la stations debout les pieds réunis; diminution du réflexe rolulien à gauche. L'examen électrique montre l'existence d’une réaction de dégé-

nérescence partielle,

17 septembre. — Atténuation des douleurs; pouls à 96 et 102, 25 septembre. — Les douleurs à la pression, des troncs ner-

veux persistent: la force des extrémités reparaît; la parésie faciale rétrocéde.

10 octobre. — Le malade quitte l'hôpital n'ayant plus de douleurs des extrémités: les réflexes olécraniens et rotuliens sont toujours un peu plus faibles à gauche.

Au début de novembre le malade est complétement rétabli.

L'auteur considère l’insomnie rebelle comme un symptôme de première importance, en rapport avec le facteur intoxication el son action sur le système nerveux central.

L'accéléralion du pouls qu'a présentée ce malade permet de penser que le pneumogastrique était intéressé. La propagation rapide des troubles moteurs est en faveur d’une infection; la relation avec l’érysipèle parait certaine.

L'auteur insiste encore sur l'influence du terrain sur lequel se développe l'infection et sur les prédispositions nerveuses: il pense que, venant aprés une infection, les troubles polÿnévri-

tiques demeurent inaperçus, surtout si le malade garde Île lit.

te

ÉTUDE DE LA NÉVRITE POST-ÉRISIPÉLATEUSE

Conditions étiologiques.

L’intensité de l’érysipèle nous paraît Jouer un rôle de peu d'importance dans l’apparition des troubles névritiques; l’inflammation est toujours disparue une dizaine de jours après son début. Il faut en excepter cependant, l'observation que nous empruntons à Terrien et Lesné et dans laquelle la cellulite orbitaire et la lymphangite des tissus de l’orbite paraissent avoir conditionné l’apparition de la névrite optique; il en était d’ailleurs toujours ainsi dans les observations (une quinzaine) de névrite optique et atrophie consécutive.

Quand l’érysipèle s'accompagne de troubles de la vision où de l'audition, ceux-ci paraissent plus intenses du côté où a siégé l’érysipèle. Il est intéressant de noter que, dans deux de nos observations, dans lesquelles l’amnésie a été particulièrement intense et durable, il s'agissait d’érysipèle du tronc (obs. virr) et d’érysipèle de la face généralisé (obs. xvir).

C'est, le plus souvent, dans les quelques jours qui

suivent, du deuxième au quatrième, qu'apparaissent

Q — sU—

les troubles névritiques. Cependant, dans notre observation 1v, ils ont débuté onze jours après la guérison clinique de l’érysipèle; et, dans notre observation xt1 les troubles sensitifs eb vaso-moteurs ont débuté avec l’érysipèle; de plus, dans notre observation xvir c’est deux mois et demi seulement après l’érysipèle que sont apparus les troubles sensitifs et psychiques précédés de quelques phénomènes généraux.

C'est chez l'adulte que laffection paraît la plus fréquente: trois de nos observations seulement concernent des vieillards. Le sexe nous parait sans action puisque, sur dix-neuf observations, neuf concernent des femmes.

S'il existe dans les antécédents du malade, une infection ou une intoxication chronique (alcoolisme, paludisme, svphilis, etc.) on peut admettre que celle-ci favorise la localisation de l'infection streptococcique sur le système nerveux; seule, notre observation xIX fait

mention de troubles nerveux préexistants (névralgie

faciale).

Symptômes.

Siège. — Les nerfs craniens nous paraissent le plus

fréquemment atteints, puisque Terrien à eu connaissance d’une quinzaine d'observations de névribe oplique avec atrophie, aboutissant à la cécité définitive ou à une amblyopie marquée. De même, dans les obser-

vabtions 11, 111 eb 1V que nous empruntons à Gubler, il

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