‹ Contribution à l'étude des produits de condensation des éthers mésoxaliques avec les amines aromatiques tertiaires et les toluidines monoalkylotoluidinesChapitre 19 sur 44 · DOSAGE DE SODIUM · texte numérisé non relu

DOSAGE DE SODIUM

Poids de substance.......... Ogr,3747 Poids de sulfate de soude.... Ogr,1906 Calculé pour C CGuiHuiNO;sNa: — 283,10 Hour Te ee LS Na % 16,25 16,47

Comme on le voit par cette analyse, la saponification a porté sur les deux fonctions éther de la molécule conformément à l'équation :

CO:C:H

| (CH ),N-—CéHiC—0H | aNaOH =

| CO:C:H5

COONa |

(GUN GRO + 2C:H;0H COONa

Ajoutons que nous avons échoué dans les tentatives faites pour scinder la saponification en deux phases et préparer un éther mixte de la forme :

ou LR RATER CO:R

Lorsqu'après saponification complète et refroidissement, on acidule la liqueur par la quantité exactement calculée d'acide chlorydrique étendu, on obtient une solution limpide qui généralement se trouble après. quelques instants et se remplit de cristaux incolores, britlants, parfois assez volumineux, constitués par l'acide phényltartronique correspondant.

L'extrême instabilité de ces acides, leur insolubilité presque absolue dans tous les véhicules organiques, la facilité avec laquelle ils retiennent des traces d'alcali ou d'acide minéral grâce à leur caractère amphotère, en rend la purification illusoire etenlève toute valeur aux conclusions qu'on pourrait tirer de leurs analyses.

Rappelons que M. Esteva a rencontré les mêmes difficultés dans l'étude qu'il a consacrée récemment aux acides phényltartroniques non amidés.

Pour les mêmes raisons, nous considérons comme sujet à caution les points de fusion que nous pourrions assigner à ces différents acides, ces points de fusion étant plutôt des points de décomposition variables, pour un même produit, avec les circonstances qui accompagnent sa détermination.

II. — Action de la chaleur sur les acides dialcoylparamidophényltartroniques

L'expérience suivante, que nous pourrions répéter sans modification sur un terme quelconque de la série, montre que la décomposition des acides dialcoyiparamidophényltartroniques sous l'influence de la chaleur peut être représentée qualitativement et quantitativement par l'équation :

COOH

| R:N—C6Hs—C—OH — R:N—CH;—CHOH—COOH + CO:

COOH

ne

On introduit 3 gr. 000 de diméthylparamidophényltartronate de soude dans un ballon du modèle classique de M. Corleis, employé pour le dosage du carbone dans les fontes.

On y fait passer un courant d'air pur préalablement débarassé de toute trace d'acide carbonique par barbottage dans des laveurs à potasse, puis on met le ballon en communication avec une série d'absorbeurs tarés analogues à ceux qui sont employés pour le dosage du carbone et de l'hydrogène dans les substances organiques. On introduit alors dans le ballon 100€ d'acide sulfurique à 10 % et on chauffe avec précaution pour décomposer l'acide tartronique en acide glycolique. L'acide carbonique qui se dégage est absorbé par les tubes à potasse. Lorsque tout dégagement gazeux a cessé, on chasse par un courant d'air pur l'acide carbonique qui reste dans le ballon et on pèse à nouveau les tubes à potasse.

Nous avoas ainsi recueilli 0 gr. 4793 d'acide carbonique, ce qui correspond bien au départ d'une molécule d'acide carbonique.

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