CHAPITRE PREMIER ÊTHERS HOMOGAMPHORIQUES
M. Haller (*) a le premier décrit une méthode de préparation des éthers homocamphoriques. Il chauffait en tube scellé un mélange d'acide homocamphorique ou mieux d’éther cyanocampholique avec un alcool saturé de CIH.
Ultérieurement MM. Haller et Minguin (?) ont indiqué une autre méthode qui consiste à chauffer en tube scellé, à 190-°200°, pendant 24 heures, un mélange d’éther camphocarbonique et d’alcoolate de Na. La réaction est de tous points comparable à celle que nous avons décrite à propos des cyano-
campholates :
CH — CN CH? CN cn | + ROH + cg CO CO?R CH — COR CH? — CO?R ca | + ROH > co” Nco CO?R
(1) À. Harzer, C. /8., 409, 113 (1889).
(2) Hauzer et MinGuix, C, R., 440. 410 (1890).
30 L. PALFRAŸ
Mais le rendement est affecté par une décomposition partielle de l’éther camphocarbonique, avec formation decamphre et de CO?.
[l nous a paru préférable de partir directement de l’acide homocamphorique, que l'en obtient très facilement avec un rendement quantitatif, en appliquant la méthode indiquée par M. Haller (1), et déjà signalée page 26.
ART. 1%. — ETHER @-HOMOCAMPHORIQUE
La préparation de cet éther se fait très simplement par action de l'alcool saturé de CIH sur l'acide homocamphorique, ainsi que l’a indiqué M. Haller (?). En maintenant en contact pendant 48h., puis chauffant au bain-marie dans un ballon muni d’un réfrigérant à reflux, nous avons obtenu cet éther avec un rendement à peu près quantitatif. En partant de 60 g. d'acide homocamphorique, nous avons obtenu 67 g. d’acide-éther +-homocamphorique,
CH?—CO°C'H5 (x) C8Ht* CO’H
soit 49 0/0 de la théorie. Il n’y avait que des traces d’éther neutre qu'on élimine facilement en reprenant par COSNa? et épuisant la solution alcaline par l’éther.
Notre produit, soigneusement purifié et finalement recristallisé dans CHF, fond à 562-5605 (#),
Pouvoir rotatoire :
dans l'alcool absolu, pour 6 = 4,183, tube de 1 dm. :
a — + 2020! d’où [a]? = + 55047!.
(1) A. Harcer, C. R., 87, 929 (1878).
(?) A. Harrer, ©. R., 409, 112 (1880).
(?) C'est par une erreur d'impression que ce corps a été publié comme fondant à 44-450.
ART. 2. — HOMOCAMPHORATES NEUTRES
En vue d’éviter les inconvénients ci-dessus indiqués, nous uous sommes proposé de partir de l’homocamphorate acide, d’en former le chlorure d’acide correspondant et de le faire agir directement sur l’alcool absolu.
En remplaçant, d'autre part, l'alcool absolu par du phénate de sodium, nous avons préparé l’éther mixte d'éthyle phényle. La méthode est tout à fait générale.
$ 10. — Homocamphorate de diéthyle.