RÉFRACTIONS MOLÉCULAIRES
Comme nous l'avons indiqué plus haut, Brühl a préparé, à partir du camphocarbonate d’éthyle, un éther diéthylique analogue à ceux que nous avons étudiés.
Il lui attribue une constitution se rattachant à la forme énolique de l’éther camphocarbonique :
NU Ce CO CH: C—CO?—C2H5
CSH V4 = cet | QU ; : ARR
et il la justifie par des mesures spectrales qui prouvent, d’après lui, l'existence d’une double liaison (!). Ces mesures lui ont donné, pour les réfractions molécu-
laires, les valeurs suivantes :
(‘) BrüuL, Ber., 24, 3709 (1891).
Pour les notations et calculs, voir Rorx et EisenLour : Refractometrisches Hilfsbuch (Leipzig, 1911). Voir aussi R. Cornusenr : Réfraction et dispersion moléculaires, Conférence du Laboratoire de M. le Professeur Hazcer, publiée daus Rev. Gén. des Sc., 80 juil. et 19-30 août 1922,
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Or, le calcul donne des résultats différents suivant que l’on admet la constitution de Brühl ou celle qui se déduirait de la forme cétonique, c'est-à-dire :
a cm | Nco: cs No
On trouve en effet :
M, My (forme énolique) C,,H220 <(0--0 TA Er 79,77 76,57 (forme cétonique) C,,H2:20-(0-:0 <) 74,61 79,47
et les valeurs calculées pour la forme énolique se rapprochent notablement plus que les autres de celles qu’a fournies l'expérience, encore que l'écart reste important.
Nous devons donc nous demander si nos éthers se rattachent à la forme cétonique :