‹ Contribution à l'étude des propriétés des mélanges liquides hydroalcooliquesChapitre 45 sur 64 · III. —— Points D'ÉBULLITION DES MÉLANGES · texte numérisé non relu

III. —— Points D'ÉBULLITION DES MÉLANGES

D'EAU/ALCOOL ÉTHYLIQUE/ALCOOL" ISOAMYLIQUE, SOUS 760 »/"

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Eau: % Alc. éthyl. % | Alc. isoamyl. % | Temp. d’ébullitior 0,00 100,00 0,00 78°80 0,00 86,55 13,45 80°30 0,00 80,70 19,30 81°75 0,00 * 74,25, 25,75 82°50 0,00 59,95 - 40,05 84°95 0,00 50,05 49,95 86°90 0,00 42,00 58,00 87°20 0,00 39,45 60,55 89°75 0,00 29,05 70,95 95°10 0,00 21,78 78,22 99°80 0,00 11,67 88,33 113°50 6,00 0,00 100,00 129°50 3,00 0,00 97,00 118°00 5,00 0,00 95,00 114°50 10,50 0,00 89,50 101°00 40,00 0,00 60,00 94°50 50,00 0,00 50,00 94°50 97,00 0,00 3,00 , 95°50 95,00 5,00 0,00 95,85 90,30 9,70 0,00 92°10 82,85 17,15 0,00 88°45 65,25 34,75 0,00 84°25 51,05 48,95 0,00 82°95 38,85 61,15 0,00 . 81°20 25,30 74,70 0,00 79°45 5,00 95,00 0,00 78°55 7,00 3,00 90,00 113°00 7,50 67,50 25,00 91°60 12,00 8,00 80,00 95°50 13,80 25,20 61,00 89°00 14,00 12,60 73,40 91°80 14,50 34,25 51,40 86°45 15,40 21,10 63,50 91°60 16,00 64,50 19,50 81°45 16,40 4,10 79,50 113°10 16,60 49,40 34,00 83°95 18,90 30,50 50,60 87°20 22,20 63,80 14,00 82°15 21,00 9,20 69,80 91°50 26,80 24,40 42,80 87°10

2 EP) (ONE EAP

Eau % Alc. éthyl. % | Alc. isoamyl. % | Temp. d’ébullition 27,90 28,80 43,30 86°80 29,50 42,30 28,20 84°60 29,75 56,20 14,05 83°75 34,65 56,20 9,15 82°25 34,80 31,60 33,60 86°65 35,20 14,80 50,00 88°00 35,80 2410 — 40,10 87°80 38,45 30,75 30,80 86°45 38,80 38,70 22,50 86°10 41,30 35,20 23,50 85°50 42,20 . 17,90 29,90 88°25 45,60 40,90 13,50 84,00 46,98 34,00 19,02 85°60 52,50 28,40 19,10 86°60 53,60 . 14,20 30,20 89°00 61,60 27,50 10,90 86°40 64,20 15,90 19,90 91°00 72,10 18,20 9,70 87°80 88,85 9,55 1,60 90°90

A. — Etude des résultats expérimentaux

A l’aide de ces résultats, nous avons construit, sur notre graphique triangulaire, les isothermes d’ébullition de nos mélanges. (Nous donnons ce graphique à la fig. 40, superposé avec les courbes de rosée.)

Le mélange eau/alcool éthylique a été étudié déjà par de nombreux auteurs, depuis Sorel (1), Lord Rayleigh (2), jusqu’à Evans (3): nous avons tenu, cependant, à déterminer un certain nombre de points sur le côté A. B. du triangle. Nous avons comparé nos résultats à ceux donnés par MM. Doroszewsky et E. Polansky (4). Nous avons constaté que nos résultats concordaient à 0°10 à 0°15.en plus, pour les nôtres: cette différence doit provenir d’une diffé-

() SoreL. Distillations et rectifications, p. 4, 1899,

(2) Lord RayzeiGH. Phil. Mag (6° s.), t, 4, p. 521, 1902.

(3) Evans, Indust. and Engin. Chem., t. 8, p. 201, 1916.

(4) Doroszewsky et E. Pozansxy. J'eit. f. Phys. Chem., t. 73, p. 192, 1910,

rence de la pression d'expérience — nous avons ramené la pression à 760 "/" à 15° — et ce. auteurs avaient ramené leurs pressions à 760 "/", mais a 9°.

On sait que le système eau/alcooi éthylique présente un mélange de point d’ébullition fixe, renfermant 443 % d’eau, et qui bout à 78°15, déterminé par les travaux de Le Bel (5) et des autres auteurs que nous venons de citer. Nous n’avons pas observé de mélange semblable pour le

% Alcool iso-emylisue F1G. 36

Section de la nappe d’ébullition

système alcool éthylique/alcool isoamylique. L'étude du côté AC du triangle nous montre que l'addition de faibles quantités d'alcool isoamylique à l’alcool éthylique, élève très peu son point d’ébullition, alors que, au contraire, l’addition de traces d’alcool éthylique abaisse notablement la température d’ébullition de l'alcool isoamylique. Si nous considérons enfin les mélanges eau/alcool isoamylique, nous constatons que le point d’ébullition de l’eau est abaïssé par la dissolution dans cette eau de traces d’alcool:

(6) Le BEL. C. R,., t. 88, p. 912, 1879.

à la limite de miscibilité (à la température d’ébullition), c’est-à-dire pour un mélange renfermant 3,5 % d’alcool, le liquide bout à 94°50. De même, le point d’ébullition de l'alcool isoamylique tombe de 128°5 à 94°5, par l’addition de 12,5 % d’eau. Entre ces deux compositions, le système eau/alcoo!l isoamylique est séparé en deux couches: par brassage, le mélange qui en résulte a un point d’ébullition constant et égal à 94°5, quelles que soient les proportions relatives des deux constituants.

Si nous nous déplaçons dans le triangle, en allant du côté BC vers le sommet A, autrement dit, si, à un mélange donné, non miscible par exemple, d’eau/alcoo!l isoamylique, nous ajoutons des quantités croissantes d’alcool éthylique solvant, nous traversons d’abord la zone de non miscibilité complète, puis la zone de miscibilité à température élevée, puis de miscibilité à toutes températures. Nous constatons d’abord que les isothermes qui partent des côtés AB et AC du triangle s’infléchissent vers la zone de non miscibilité, dans laquelle elles pénètrent en deux points qui correspondent aux solutions conjuguées, puis se rejoignent suivant une portion rectiligne qui coïncide avec la droite de conjugaison. Les isothermes qui traversent seulement la zone de miscibilité temporaire présentent, dans cette zone, une portion de moins en moins rectiligne, les isothermes, enfin, entre 86° et 78°15, sont de plus en plus régulières au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la zone de trouble.

Menons, comme dans les chapitres précédents, un plan normal au plan du triangle, et qui soit, en même temps, tangent à la courbe de miscibilité à la température d’ébullition. Soit AA’, la projection de ce plan.

Menons un deuxième plan tangent à la courbe de miscibilité à 0°, et de projection BB’. Enfin, menons un troisième plan parallèle au deuxième, mais dans la zone de miscibilité totale CC,

Ces trois plans couperont la nappe d’ébullition. Nous avons représenté, dans la figure, les sections de cette nappe par les trois plans. Nous remarquons, dans la zone critique, une portion rectiligne dont l’inclinaison va en diminuant au fur et à mesure que l’on passe de la courbe I à la courbe IL, puis à la courbe HI.

La nappe d’ébullition de nos mélanges présente donc, dans la zone critique, un pallier semblable à celui que nous avons déjà observé pour les nappes représentatives des propriétés précédentes.

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