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alors que tous les essais de consolidation étaient restés infructueux, il combla un intervalle de 18 millimètres, existant entre les extrémités radiales réséquées, avec une longueur précisément égale d’humérus enlevé à un chien. La gaîïne périostale de los rapporté était plus longue que la pièce elle-même, de manière à pouvoir entrer en contact intime avec le périoste du radius.
Le succès ne répondit pas à une pareille tentative, et, au bout de quelques mois, la plaie radiale donna issue au morceau d’humérus transplanté. Le radius s'inclina vers le cubitus, et le membre resta difforme.
Contrairement à ce qu’a fait Patterson, certains chirurgiens ont raccourci des os intacts quand les circonstances l’ont exigé. Il peut arriver, en effet, que l’écart entre les deux fragments d’une fracture soit trop considérable pour permettre la consolidation, et où la disposition des parties empêche absolument la réunion des deux bouts fracturés. Tel est le cas, par exemple, lorsque le tibia ou le péroné ont subi une forte perte de substance, l’os congénère restant intact. Certains chirurgiens ont alors enlevé à l’os sain une longueur correspondante à l’intervalle des deux fragments de l'os fracturé. L’opération se réduit alors à une résection, mais il en résulte un raccourcissement inévitable.
Abrasion des fragments. — C’est M. Denucé, professeur de clinique chirurgicale à l’école de médecine de Bordeaux, qui a fait entrer ce procédé dans la chirurgie des pseudarthroses. Il propose de substituer la rugination à la résection. Il se sert pour opérer d’un instrument de son invention, auquel il donne le nom de couteau-scie, qui consiste en une longue tige un peu aplatie, à bords mousses, terminée en pointe un peu tranchante à l’une de ses extrémités, montée
SEM. = sur un manche de couteau à l’autre extrémité. Cette tige présente une œillère à deux centimètres environ de la pointe, et sur le milieu de l’un de ses bords une double rangée de dents. L’œillère de la pointe sert à placer entre les deux fragments un séton ou un drain dont M. Denucé associe l’action à celle de l’avivement, et qui permet de maintenir l’irritation ossifique aussi longtemps que l’on voudra.
Ce procédé a pour avantage de substituer aux larges imcisions des incisions moins considérables.
Enfin, il reste comme dernier procédé l’amputalion du membre. Il est presque superflu d'ajouter que ce n’est que dans les cas extrêmes qu’on aura recours à cette opération, alors qu’il ne reste plus aucune ressource, et qu'il s’est développé des accidents inflammatoires des os, ostéite, carie, qui peuvent à la longue mettre la vie du malade en danger.
Tels sont les divers procédés qui, avec les pansements appropriés, constituent le traitement chirurgical des pseudarthroses. Mais il ne faut pas l’oublier, quelques-uns des procédés qui répondent à la troisième indication, et tous ceux qui répondent à la quatrième sont des procédés dangereux auxquels nous ne conseillerons d’avoir recours que lorsque d’autres moins graves auront échoué.
Les pseudarthroses fibreuses et les pseudo-diarthroses qui pourraient, croyons-nous, être considérées comme un degré plus avancé des pseudarthroses fibreuses doivent être traitées d’abord par les moyens simples et offrant peu de dangers : on n’aura recours aux procédés plus graves qu’en désespoir de cause. Nous n’en dirons pas de même pour les pseudarthroses flottantes; leur constitution anatomique indique qu’un traitement énergique, tel que la résection, peut
Eat, pe être seul employé. On ne devra pas négliger aussi de surveiller l’état général, de soutenir les forces du malade, les relever si elles faiblissaient, afin qu’il puisse lutter contre la maladie.