ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Nous avons été forcé d’empiéter sur ce chapitre en traitant la classification, et nous ne pouvions faire autrement. Pour établir les diverses classes de pseudarthroses, nous étions obligés de donner les différents caractères qui les distinguent. Aussi le chapitre auquel nous faisons allusion pourrait-il être considéré comme le complément de celul-ci.
Bérenger-Féraud, qui a fait une étude complète des pseudarthroses, à souvent eu l’occasion d’en étudier l'anatomie pathologique. |
Dans quelque cas, dit-il, il n’y a qu’un état d’ossification incomplète du cal, les fragments sont entourés et plongés dans une tumeur cartilagineuse, dont l’ossification ne s’est pas encore faite suffisamment pour donner la rigidité nécessaire.
Il est probable qu’il s’agit plutôt ici d’un retard de consolidation du cal que d’une véritable pseudarthrose. Le blessé peut être enlevé par une maladie intercurrente, mais il est à présumer que sa fracture se serait consolidée, si le temps le lui avait permis.
Dans une première variété, nous trouvons, d’après Follin (1), une absence complète d'éléments de réunion. Les extrémités osseuses sont atrophiées et parfaitement libres au milieu d’une masse peu dense, et qui n’a aucun rapport avec
(1) Follin, Ouv. cité.