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CHAPITRE IV

SYMPTOMATOLOGIE

Les symptômes que peuvent présenter les pseudarthroses varient, on le comprend, avec les différentes classes. Il existe des symptômes quel’on peut appeler généraux, parce qu'ils sont le propre de la pseudarthrose en général et qu’ils permettent de ne pas la confondre avec telle autre affection ; 1l en est aussi de spéciaux, qui servent à distinguer les diverses pseudarthroses entre elles.

Dans les symptômes généraux, on peut placer la mobilité anormale, étant donné que la fracture est de date déjà ancienne, la déformation du membre, l’abolition des fonctions de ce membre et l’absence de douleur.

Quelques auteurs ont dit qu’on ne peut produire de erépitation au niveau de la fracture. Nous l’avons cependant constaté nous-même chez le malade de notre première observation, et de manière à ne pouvoir conserver le moindre doute.

Ces caractères, qui ont cependant leur importance, ne seraient pas cependant très-utiles, s’il n’existait des symptômes spéciaux propres à chaque variété. Avec les différentes pseudarthroses, en effet, le traitement doit varier. Il est donc nécessaire de les distinguer les unes des autres.

Dans les cas de retard de consolidation du cal, les mouvements que l’on imprime aux fragments sont douloureux, pour peu que lPon veuille les faire assez étendus. La palpation

AS provoque un sentiment pénible, douloureux même quelquefois.

Quand les fragments ne sont pas réunis par un cal fibreux, quand ils sont libres, et si la pseudarthrose n’est pas enveloppée de masses charnues considérables, on peut constater par le toucher la séparation des fragments, on ne sent aucune tumeur au niveau de la fracture, et, caractère essentiel, les mouvements les plus anormaux sont alors possibles dans la partie inférieure du membre.

Lorsque, au contraire, les fragments sont réunis par des trousseaux fibreux, et surtout quand ces trousseaux forment une capsule autour de la fausse articulation, la mobilité est beaucoup moindre. Elle peut être même très-obscure si ces liens fibreux sont très-courts.

Dans la variété où les fragments portent des stalactites osseuses, on trouve une tumeur considérable au niveau de la pseudarthrose. Ici les extrémités fragmentaires, contrairement à ce qui se passe dans le cas où elles s’effilent, augmentent de diamètre, et portent des saillies plus ou moins nombreuses sur leur périphérie. Les mouvements très-limités ne sont pas douloureux, à moins que quelque aiguille osseuse, aiguë, ne dilacère les parties molles environnantes.

Dans les cas où les extrémités des fragments sont infiltrées de tubercules ou de cellules cancéreuses, les malades éprouvent des douleurs profondes plus ou moins vives. Les parties molles environnantes sont gonflées et deviennent de temps en temps le siège de poussées inflammatoires.

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