‹ Contribution à l'Étude des Psychoses Post-OpératoiresChapitre 15 sur 22 · ST) EE · texte numérisé non relu

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ou tout au moins, sans rapport apparent avec ces dernières.

En abordant l'étude de ces psychoses un certain nombre de questions se posent dont plusieurs sont difficiles à résoudre.

Tout d’abord, quelles sont leurs causes prédisposantes? La question a pu être discutée. Elle ne l’est plus actuellement. Tout le monde admet qu’elles surviennent chez des prédisposés, chez des nerveux acquis ou héréditaires. Cela est au moins évident pour la majorité des cas. Nombre d'observations cependant ne mentionnent pas de trace de prédispositions nerveuse apparente. Elles ont été mal prises ou les malades ont célé la vérité, affirment certains auteurs, dont la formule est: « Pas de psychose post-opératoire sans prédisposition antérieure ». Nous ne discuterons pas ce point. I peut toujours exister des inconnues dans un problème de ce genre. Il est déjà très Intéressant de savoir que le plus souvent les antécedents nerveux existent, de toute évidence.

Quelles sont les causes déterminantes ? La question est beaucoup plus ardue. Le fait, c’est que des psychoses surviennent relativement assez souvent après des opérations. L'interprétation n’a que le choix entre les hypothèses.

D'une mauière générale nous croyons néanmoins qu’il faut surtout incriminer le traumatisme lui-même etles modifications transitoires qu'il apporte à l’organisme, la frayeur causée par l’opération, les impressions

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pénibles qui la suivent, parfois le chagrin causé par la perte d’un organe.

Quelle est la fréquence de ces psychoses”? Elles ne sont certes pas rares d’une manière absolue. Mais si l’on tient compte du nombre considérable d'opérations effectuées chaque année dans un service de clinique actif, on s’aperçoit que leur fréquence est relativement faible. Sur 92 opérations gynécologiques, M. Segond ne note que 3 fois des troubles mentaux.

Sur 300 opérations diverses Werth, de Kiel, signale six fois des troubles mentaux.

Sur 7 à 800 opérations, Weiss, de Nancy, ne signale

que sept cas de délire.

Certaines opérations les occasionnent-t-2lles de préférence ? On a prétendu que les opérations gynécologiques, les opérations sur l'œil, les occasionnaient avec une fréquence plus grande.

Mais il faut tenir compte des malades sur lesquels ces opérations sont pratiquées. Les malades gynécologiques sont fréquemment des nerveuses héréditaires ou acquises. Les opérés de cataractes sont fréquemment des vieillards à mentalité affaiblie, à circulation cérébrale défectueuse.

Somme toute on peut conclure de la discussion de la Société de Chirurgie de 1898 que les opérations gynécologiques ne semblent pas devoir être particulièrement incriminées. :

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