CHAPITRE V DISCUSSION
Dans la discussion apportée au travail paru sur ce sujet dans le Bulletin de l’Association Française pour l'Etude du Cancer, sous les signatures de notre maître le professeur MaRQuis et Mme CHEVREL-BODN, nous extrayons les pasages suivants :
« J’ai l’impression, dit AMAN JEAN, que le cas que vient de nous rapporter le docteur MARQUIS est une concomitance entre une colibacillose et une radiothérapie. Le fait que le laboratoire a décelé, dans les urines, un colibacille après la cinquième séance de radiothérapie n’entraîne pas absolument un rapport de cause à effet. D’ailleurs, la longue évolution de ce cas, la courbe thermique sont bien le fait d’une colibacillose plus que d’une pyélonéphrite. J'avoue, pour ma part, n'avoir jamais observé de cas analogues. Peut-être est-ce parce que nous avons l’habitude d’examiner les urines avant toute radiothérapie? »
Nous ferons remarquer que les urines de toutes nos malades ont été examinées, elle aussi avant tout traitement par les radiations et que les examens ont été négatifs.
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D'un autre côté, nous avons observé 12 cas de pyélonéphrites à colibacille et non pas un seul qui aurait pu paraître douteux et faire croire à une coïncidence d’une telle affection avec un traitement par les radiations. Sur 34 malades fébriles, 12 ayant fait desPyélonéphrites colibacillaires, il semble exagéré de penser à plus de 35 0/0 de ces coïncidences.
« Voici, continue cet auteur, comment, en général, les choses semblent se passer. D’abord une remarque, rares sont les pyélonéphrites déclenchées par le traitement par le radium. Fréquentes, au contraire, sont celles qui surviennent au cours de la rœntgenthérapie. C’est, en général, plus tard que la cinquième séance, aux environs de la quinzième séance, que, les urines diminuant, la fièvre monte vers 38° et 39°, les points urétériques se précisent. Par la cystoscopie on constatera la souffrance de la muqueuse au niveau d’un ou des deux méats urétériques. En général, il s’agit d’un œdème avec sténose plus ou moins complète. »
Nous ne voyons pas très bien pourquoi le colibacille aurait une prédilection pour la quinzième séance et non pour la cinquième ou la dixième. Si cette équation : 15° séance de rœntgenthérapie — pyélonéphrite à colibacille était juste, ne serions-nous pas en devoir d’en établir une autre qui servirait de prophylaxie : dixième séance, par exemple, = cessation ou tout au moins suspension du traitement.
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