‹ Contribution à l'étude des pyohémies cryptogénétiquesChapitre 11 sur 18 · PAU · texte numérisé non relu

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Localisations sur l'appareil urinaire. — Nous rapportons une observation de M. Delpeuch, d’infection purulente à localisation sur l'appareil urinaire et d’origine absolument inconnue. ;

Localisations hépatiques. — On n’a qu’à penser à la vascularité de cet organeet à ses relations avec l’intestin, paradis des microbes de toute sorte, pour comprendre combien doivent être nombreuses et aisées les localisations sur le foie.

Il y a dans cet organe deux voies sanguines d'apport : l’artère hépatique et la veine porte, sans compter les voies biliaires.

Localisalions osseuses. Ostéomyélite. — L'école allemande, avec Kraske, Dennig, identifie actuellement l’ostéomyélite et l'infection purulente. En France on ne pense pas ainsi. On admet l'identité au point de vue pathogénique et étiologique mais non au point de vue clinique — on fait de l’'osteom yélite une entité morbide distincte. On admet toutefois, que la pyohémie peut venir se greffer sur :osteomyélite — ce n’est dans ce cas qu’une généralisation partie des foyers osseux.

Cependant, parfois l'infection de l’organisme se fait avec une telle rapidité que l’on peut se demander si le foyer ostéom yélitique n’est pas une simple manifestation locale d’une infection générale, Si donc on admet la nature pyohémique dans ce cas-ci, il serait difficile de la refuser aux autres.

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on il y a une porte d'entrée visible dans le | cas d’ostéomyélite. Dennig, cite des observations nombreuses, où il lui a été impossible d'en découvrir, PE = malgré l'examen le plus scrupuleux, etil admet que : ts les colonies microbiennes vivent à l’état datent “dôns . 1% de T organisme. où elles ont pénétré, soit à la suite d’un : é Se accident. Jocal, soit peut-être d’une infection fœtale : se puis, à un moment donné, les éléments microbiens ST : sont venus se fixer en un locus minoris resistentiæ, ae Rate constitué par lé-tissu de néoformation DÉSEUSE. | 2

Cette, cause prédiposante peut-être un traumatisme ou le froid. ; É

Les espèces microbiennes rencontrées sont les * pyogènes ordinaires, A la suite des recherches de = MM. Rodet et Jaboulay, on crut que, le staphylo-

coque auréus et albus seuls avaient ce pouvoir. Mais MM. Lannelongue et Achard, ont démontré, que le streptocoque peut produire une lésion identique. L'ostéomyélite à staphylocoque doré est la plus * à sk grave ; celle produite par le staphylocoque-blanc vient Tee 3 ensuite, et enfin, vient celle du streptocoque.

Est la plus à craindre, celle occasionnée par Pa l'association du premier des microbes avec une bactérie quelconque.

__ On connaît des cas de typhus des os à bacille d’'Eberth, à pneumocoque et à bacille tuberculeux. Localisations arliculaires, — En 1883, Bourcy, Santelli è

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‘élève de Bouchard, distingue le pseudo-rhumatisme infectieux du rhumatisme aigu vrai : on en fait maintenant une localisation de la pyohémie primitive. Landouzy, puis Lapersonne, ont adopté cette manière de voir. | a

L'arthrite infectieuse primitive revêt plusieurs aspects cliniques. |

4° L'arthrite est purulente d'emblée. Très rapidement, l'articulation suppure. Le malade tombe dans l’état adynamique, typhique. La réaction locale est peu intense.

Nous en donnons une observation tirée, de la thèse de Bourcy et résumée. |

2° La polyarthrite, dans laquelle les phénomènes locaux sont plus intenses. Frappe souvent les grandes articulations. Peut se terminer par la suppuration, par une arthrite ankylosante et par la résolution.

3 On décrit une forme arthralgique. On admet la nature microbienne des arthrites suppurées ; peuton admettre celles des arthrites non suppurées ?

Chantemesse a retrouvé le pneumocoque dans le liquide citrin des jointures malades. Marie Raskin a obtenu des cultures de streptocoque. Guttman y a vu des staphylocoques. D’autres y ont trouvé des espèces microbiennes diverses.

De Saint-Germain, en injectant des cultures atténuées de staphylocoque, a pu produire du gonfiement, de la douleur articulaire; avec des cultures viru-

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lentes, il a obtenu un véritable épanchement citrin qüi, ensemencé, a donné des cultures abondantes.

Localisations méningées et cérébrales. — Se voient quelquefois surtout à la suite d’otite passée inaperçue. ip Citons, pour mémoire, les localisations aux ganglions lymphatiques. | Es Localisations à la peau à formes pustuleuse el bulleuse. — Groupe d'infection à prédominance cutanée, constituée par des pustules et des bulles, connue

sous le nom de : boutons de Colles. La maladie de

Colles a été décrite soigneusement par Paulidès. (Thèse Paris, 1891.)

Nous en donnons nous-même deux observations :

Localisations dans le tissu cellulaire souscutané. — Il existe plusieurs observations de pyohémie cryptogénétique localisée dans le tissu cellulaire sous-cutané. \ à

Laurent en cite 4 cas dans sa thèse de 1879.

Nous lui empruntons un cas.

Maurice Raynaud a vu évoluer, ainsi, 57 ire en 2 mois. Mais le cas le plus intéressant est celui que Broca a observé chez une malade ayant soigné une personne atteinte d’érysipèle Après une dizaine de jours de malaise, elle fut prise de frissons. Puis on vit survenir un phlegmon du dos de la main droite, un psoitis, de la lymphagite du cou, un foyer enveloppant tout le muscle cubital antérieur; la suppura-

à — tion de la bourse sous-deltoïdienne. Pendant ce temps la température se maintenait entre 39,5 et 40°: la mort survenait 15 jours après. À l’autopsie aucun abcès sous les viscères.

Cette forme de pyohémie affecte le plus souvent le type chronique avec abcès à répétition apparaissant sans rougeur, ni inflammation préalable. On les prendrait volontiers pour des abcés froids sans la présence des symptômes généraux. Ces abcès ont deux caractères bien particuliers.

1° Ils guérissent avec une merveilleuse faculté.

2° Ils se fixent où ils veulent et non où on les appelle. En effet, dans le cas que nous avons observés, jamais on a eu d’abcès aux points où se faisait l’injection de sérum artificiel, quoique la distension du

tissu cellulaire par le liquide, en fisse un locus mino- :

ris résistantiæ.

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