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le droit commun aurait puni d’une peine correctionnelle ou qu'il eût peut-être même excusé, malheureux entraînés par leurs passions ou ayant cédé au mauvais exemple.
De ces individus on peut tout attendre, à con-
dition de savoir les protéger contre eux-mêmes et surtout contre la contagion du vice; ils sont encofe sains au physique comme au moral. C’est surtout à ceux-là que le législateur a voulu ouvrir les voies de la rédemption par le travail et ce sont eux, en effet, qui ont fourni le petit nombre de transportés qui ont été rachetés.
\ Les hommes éclairés qui dirigent à Paris les vues d'ensemble de la transportation savent que les forçats condamnés pour crimes passionnels ou frappés par les conseils de guerre pour faits militaires sont ceux qui peuvent fournir à l’œuvre de la colonisation pénale, ses meilleurs, presque ses seuls artisans.
Mais ce n’est pas seulement à l'époque contemporaine que la France et les autres nations organisées ont cherché dans l'envoi au loin des malfaiteurs ou de ceux que l'on considérait comme tels un moyen d'épuration de leur société. Dès la plus haute antiquité, on trouve ce procédé employé non pas, comme aujourd’hui, dans l’espoir d'utiliser, au profit des colonies, la main-
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d'œuvre des condamnés et en vue du reclassement des natures dévoyées, mais seulement dans le but d’assurer la tranquillité publique.
IL est arrivé, cependant, que, par suite de circonstances heureuses, ces expatriations forcées ‘ont tourné au profit des terres d’exil, et il n’est pas sans intérêt de jeter sur le passé un coup d'œil rétrospectif qui nous permettra de dégager plus d’un enseignement pour l’avénir.