‹ Contribution à l'étude des rapports de la tuberculose et de la syphilis héréditaireChapitre 27 sur 28 · TI · texte numérisé non relu

TI

Sergent a rapporté une observation de Barthélemy où . une tuberculose pulmonaire, chez un hérédo- syphilitique, fut améliorée par le traitement et où les bacilles dispapont en même temps dans les crachats; il rapporte aussi une autre observation personnelle.

. .Le Mer, dans sa thèse récente, cite une observation analogue. |

Notre expérience personnelle ne nous permet pas de nier ces faits, puisque nous n'avons point mis au traite-

ment les hérédo-syphilitiques atteints de tuberculose pul- :

monaire ouverte, dont nous rapportons les observations. Nous ferons cependant observer, que les faits auxquels nous faisons allusion plus haut, sont rares à notre connaissance; qu’une simple amélioration de l’état général chez les enfants cavitaires, n'est pas une preuve de guérison; que même la disparition des bacilles dans les crachats peut n'être que momentanée, et se voit sans l'intervention du traitement spécifique (obs. XXXI).

Mais, quand l'association de la tuberculose et de la syphilis devient plus intime, il n’est pas douteux que le traitement puisse avoir une action. C'est même, nous le savons, le seul moyen que nous ayons de faire le diagnostic de l’hybride avant la mort. Cependant, il faut savoir que ce traitement n’a qu'une action limitée. C’est de là qu'est sortie la théorie de lhybridité de lésion, puisque dans cette hypothèse, on admet que la partie | guérie était la partie syphilitique; les parties tuberculeuses subsistant, et tout traitement, même prolongé, devenant absolument inefficace. Si l’on admet qu'il n'existe simplement qu'une hybridité de terrain local, on peut supposer que ce terrain amélioré par le traitement, l'organisme n'ayant plus à lutter que contre le bacille de Koch, en vient plus facilement à bout; mais des récidives se produisent malheureusement. Quelque interprétation que l’on adopte, il reste que certains cas d'association de syphilis et de tuberculose sont amé-

liorés par le traitement. Il y en a peu, et il ne faut pas ‘

fonder trop d'espérances sur ces faits.

PA

En terminant cet exposé, nous ne voulons pas conclure que le traitement spécifique doit être proscrit chez les tuberculeux hérédo-syphilitiques, nous avons vu qu'institué avec prudence, il n’est pas dangereux. Il est utile dans les cas d’hybrides, où il améliore les lésions syphilitiques. Il peut être utile aussi dans les cas où il y a simplement association des deux terrains, sans association des lésions; maïs il est utile, si on peut dire, indirectement. De même que ces tuberculeux sont mis dans les meilleures conditions ‘hygiéniques possibles, de même qu'on leur fournit une bonne alimentation, de mêine qu'on tâche de les soustraire à toutes les influences nocives, qui pourraient avoir un fâcheux effet sur leur état général, de même faut-il traiter leur syphilis. Ainsi on évitera des complications et on amé- 4 liorera leur résistance. C'est à ce titre, à notre sens," que le traitement spécifique est utile dans ces cas.

Quel devra-t-il être? En dehors de la proscription de l'iodure, et par conséquent du sirop de Gibert, les modalités n'en ont guère d'importance et sont connues de tous. Nous avons employé les frictions chez les jeunes enfants, ou des injections de sels solubles, tels le biiodure ou le benzoate de mercure.

Les arsenicaux pourront être employés aussi, et peutêtre même avec plus de succès, puisque, en plus de leur action spécifique, on peut admettre qu'ils excitent davantage la nutrition générale. Nous avons employé souvent le sulfarsénol, bien supporté par les-enfants ef qui ne fournit jamais aucun incident. à

Fe OBSERVATIONS. : PE LE CU

Nous rapportons ci-dessous les observations qui nous

ont servi à établir notre thèse. Nous les avons classées par ordre de lésions, en commençant par la scrofule, en continuant par les lésions ganglionnaires, ostéo-articulaire, adénopathies trachéo-bronchiques, lésions pulmonaires, méningées et hépatiques.

Dans chacune de ces catégories, nous citons les observations où la preuve de la syphilis a été faite, soit par les signes physiques, soit par la réaction de Wassermann et celle de la tuberculose par la clinique, la cuti- . réaction ou l’autopsie. Nous citons également quelques cas où les lésions, considérées par beaucoup d'auteurs comme en relation avec l'association syphilis-tuberculose, se trouvaient réalisées chez des enfants indemnes de syphilis ou du moins chez qui la syphilis était impossible à reconnaître par les moyens actuellement en usage.

Beaucoup de ces observations sont simplement résumées.

Scrofule

Lésions ganglionnaires et ostéo articulaires

Os. I. — M. Germaine, âgée de 11 ans, entre salle Gillette le 31 mars 1921 pour purpura,

Antécédents héréditaires. — Père mort de maladie de cœur pendant la guerre. Mère bien portante, porte cependant une cicatrice déprimée au cou, reste d’une ancienne

J. Mercier 8

adénite cervicale. N’a jamais fait de fausse-couche, a eu, en plus de notre malade, deux enfants qui ont actuellement six ans et un an et sont bien portants.

Antécédents personnels. — Notre malade est née à terme, a été élevée en nourrice à la campagne, a marché à douze mois, rougeole à deux ans. Bronchite légère. L'enfant est . sujet aux migraines,

Histoire de la maladie. — I1 y a irois semaines elle a eu une bronchite aiguë, sévère, nécessitant son retour à Paris. Elle vint consulter il y a quinze jours pour une adénopathie cervicale datant de quelques mois et qui a augmenté de volume. Elle entre dans un service de chirurgie où on lui fait une ponction de son ganglion, suivie d’une injection modifcatrice d'huile iodoformée.

Depuis quinze jours sont apparues sur ses jambes des taches rouges. Elle a depuis quelques jours des douleurs dans les membres inférieurs. Avant-hier, elle a en une épistaxis abondante et quelques troubles gastro-intestinaux, vomissements, diarrhée. :

À son entrée à l'hôpital elle a une épistaxis abondante de sang fluide clair, ne colorant pas ou très peu le linge. Traitement : hémostyle, chlorure de calcium. |

travril. -- On examine la malade. C'est une enfant pâle, à facies amémique, avec muqueuses décolorées. Quelques taches purpuriques se voient près de la commissure labiale gauche. On constate une volumineuse adénopathie de la région sous-maxillaire droite sans péri-adénite et comprenant plusieurs ganglions; la peau à leur niveau n'est pas modifiée, ils ne sont pas douloureux.

Aux membres inférieurs, éruption purpurique bilatérale, constituée par un pointillé hémorragique, avec quelques ecchymoses plus volumineuses.

Sur la poitrine, quelques taches beaucoup moins confluentes. Le dos est indemne ainsi que les muqueuses.

Appareil respiratoire :en avant, submatité rétro et parasternale, débordant des deux côtés, mais plus à gauche. Respiration légèrement diminuée à droite.

En arrière : légère élévation de la tonalité à droite, expiration pro done. des deux côtés. Retentissement de la voix dans la zone hilaire.

Cœur : normal, pouls 120. Tension artériélle 8-6.

Ltd FEU nr y Vito

Rate : n'est pas perceptible,

Les urines ne renferment ni sucre ni albumine.

Dans les jours suivants, l’état dela malade s ‘améliore, les taches purpuriques disparaissent .

8avril. — Réaction de Wassermann négative.

4 mai, — Le ventre apparaît augmenté de volume. Mais iln'ya pas de circulation colatérale, pas d’ascite. Le foie est gros ; on l’accroche facilement à trois travers de doigts au-dessous du rebord costal inférieur.

Les signes d’adénopathie médiastine sont devenus très nets: matité para et rétro-sternale, para-vertébrale, expiration soufflante surtout à droite et signe de d'Espine du

même côté 8 mai. — Légère ecchymose dans l'hypocondre droit. - Ecchymose ginginale de la lèvre inférieure. 15 mai. — Les ganglions ayant augmenté de volume et formant une grosse masse cervicale, on a essayé la radiothé- - rapie. Deux séances ont été faites. A la suite de ces séances, les ganglions ont encore augmenté. Alors qu’on les sentait, - au début du séjour de la malade, nettement isolés les uns des autres, ils sont maintenant agglutinés formant une masse dure, de coloration violacée et semblant pointer dans la région sous mentale. Mais il n’y a pas de fluctuationnette, pas de douleur à la palpation de la masse.

22 mai. — La masse ganglionnaire a toujours les mêmes caractères, un légeræœdème se manifeste au niveau des tégu- - ments de la joue gauche et gagne la paupière inférieure du

même côté. Un nouveau Wassermann pratiqué est aujourd’hui positif.

24 mai. — Ponction de la masse ganglionnaire (on retire 0 cmc. de pus mélangé de sang que l’on inocule à un cobaye), injection d'éther iodoformé.

29 mai. — Deuxième ponction, mais à sa suite le pus s'écoule en Res bien lié paï l’orifice d’entrée du trocart.

Dans les jours suivants, les séances de radiothérapie sont -continuées. On constate une amélioration progressive de

l’adénopatbhie cervicale.

20 juin. — On commence une série d’injections intra-mus-

eulaires de biiodure de mercure, un centigramme par jour jusqu'au 6 juillet(r2 piqûres).

9 juillet, — On est maintenant frappé, depuis un mois surtout, de l'aspect de la malade. Elle a pris un embonpoint très appréciable. Figure arrondie, presque bouflie avec épaississement de la lèvre supérieure. Aspect obèse da thorax, de l'abdomen et des membres inférieurs. Sur les membres on voit du livedo. Les extrémités sont violacées et froides, le teint lui-même est rouge, haut en couleurs, en un mot l'aspeet est celui d’une scrofuleuse.

Radioscopie. — Adénopathie trachéo-bronchique et mé-

diastine très volumineuse, gros bloc opaque dans la région du médiastin postérieur et débordant légèrement à droite l'ombre cardio-vertébrale, réation parenchymateuse légère, aspect général du poumon assez clair.

Du 8 juillet au 19 juillet, 20 grammes de sirop de Gibert par jour.

Du »8 juillet au 5 août, 20 grammes de sirop de Gibert

par jour.

17 août. — Elévation thermique. Erysipèle de la face. | 24 août. — Reprise de l'érysipèle. L’oreille gauche coule:

1* septembre. —Réascensionthermique.Paracentèse tym-

panique.

& septembre. — L'enfant conserve une infiltration œdémateuse des téguments de la joue droite et du nez. A noter que dès l'apparition de l'infection-streptococcique, la suppuration des ganglions cervicaux, qui étaitabondante,s’est complètement tarie. Les fistales sont sèches et cicatrisées, mais une cicatrice plus importante est chéloïdienne.

22 septembre au 10 octobre. — 1 centigramme de biiodure de mercure tous les deux jours, 30 septembre. — Apparition d'un écoulement d'oreille,

nécessitant une paracentèse, De plus,la masse ganglionnaire

commence à augmenter de volume, la partie qui s'était pri="

mitivement fistulisée tend à se rouvrir. Une tuméfaction apparaît plus haut, dans la région parotidienne.

5 octobre. — L'état général s'améliore. Augmentation progressive de poids ; la température est redevenue normale ; l'infiltration persiste toujours, près du nez ; la masse ganglionnaire reste stationnaire. Pas de fluctuation bien nette, conjonctivite de l’œil gauche,

14 octobre. — L’oreille gauche coule de nouveau.

Dans la suite les fistules se rouvrent et de nouvelles appa- |

raissent dans la région parotidienne, la malade est inscrite . pour Berck, et sort le 26 décembre 1921, en bon état général mais avec une adénite fistulisée. 6

- Notons que le cobaye inoculé le 2% mai fut sacrifié par la suite. Il présentait des lésions tuberculeuses nettes dans lesquelles on put colorer du bacille de Koch.

O8s. IT. —F... Madeleine âgée de 7 ans entre salle Gillette le 17 janvier 1921 pour adénite cervicale.

Antécédents personnels. — Née à ierme. poids 6 livres, bien constituée, nez en selle dès la naissance. Nourrie au sein et au biberon pendant la première année et au sein seulement pendant la deuxième année. Première dent à 5 mois, parle vers 15 16 mois, marche à 2 ans. Enurésie cesse à 18 mois.

A 18 jours pseudo-paralysie douloureuse des deuxmembres supérieurs ; traitement insiitué : frictions à l'onguent napolitain pendant quinze jours, repos quinze jours et reprise pendant quinze jours. Durée du traitement un an. La paralysie s'améliore au bout de quinze jours etest totalement guérie au bout d'un mois,

Coryza pendant les deux premières années,

Bronchopneumonie dans la première année, coqueluche à 9 mois, rougeole à 7 mois, diphtérie à 1 an, bronchites fréquentes, «

Il y a dix-huit mois, l'enfant ne voit plus de l'œil gauche et présente un peu de parésie de la jambe gauche. Traitement : 16 injections intraveineuses.A la suite de ce traitement amélioration de l'œil gauche, et la parésie du membre inférieur gauche disparaît.

A G ans 1/2, adénite sus-claviculaire gauche volumineuse. Durée deux mois, hospitalisée au pavillon Lannelongue (observation communiquée : adénite sus claviculaire gauche ; a été soignée dans le service de M. Aviragnet pour paralysie spécitique jusqu'à 2 ans. Traitée par frictions mercurielles ; est entrée à Lannelongue le 25 juin 1920, a eu quelques intramusculaires d’arsénobenzol ; a été reprise par ses parents).

‘Antécédents héréditaires. — Le père était bien portant. Mère bien portante, mais atteinte de laryngite chronique depuis vinglans,a eu huit enfants à terme.r° Six d’abordbien constitués ; 20 une fausse couche de ‘trois mois et demi ;

n GLS . 1 Er à. + Tase NONTES NES \ EL Ee N L 2 % K:

7 We. Ç

30 notre malade ; 4° une fausse couche ; 5° un enfant mort. Pas d’antécédents bacillaires du côté des grands-parents. Examen. — Enfant assez bien constituée quant au thorax

et aux membres. Front olympien, nez en selle très prononcé,

coryza. Circulation collatérale,hémithorax gauche en avant.

Gros ganglion dur, non douloureux dans la région sus-claviculaire gauche du volume d’une grosse noisette.

Kératite gauche. Dents très écartées les unes des auires surtont les incisives supérieures, crénelées. Voûte palatine nn peu ogivale. Cicatrices aux commissures des lèvres.

Appareil pulmonaire : En avant, submatité dans la région parasternale gauche, inspirationrude, expiration prolongée, soufflante dans la même région. En arrière quelques râles sibilants, prédominant à gauche. |

Wassermann de l'enfant positif. Wassermann de la mère positif. |

16 février. — Cuti-réaction positive.

Traitement du 22 janvier au 21 février : ro piqûres de sulfarsénol de 2 centigrammes à 6 centigrammes.

Aucune amélioration des ganglions cervicaux.

Onrs IT. — B.. Yvonne, âgée de 20 mois, entre salle Gillette le 26 mai 1921, pour éruption de la face.

Antécedents héréditaires. — Mère morte tuberculeuse.aurait été atteinte de novembre 1920 à mai 1921, date de som décès. À alimenté l'enfant au sein jusqu’en février 1920. Père. bieu portant, a six enfants vivants entre 15 ans et 0 mois.

Antécédents personnels. — Née à terme, nourrie au sein pendant quatre mois,puis au biberon : parle, mais ne marche pas ; a eu une oreille qui a coulé deux mois.

Depuis quinze jours présente une éruption sur la face, puis une conjonctivite depuis quelques jours.

Examen. — Assez bon état général, quelques signes de rachitisme léger : chapelet costal, etc …

On note une conjonctivite marquée avec kératite phiyctéñulaire, une otite moyenne suppurée, un coryza aigu, de l’impétigo de la région temporale, du front et de la nuque. Quelques éléments sur la face inférieure de la narine. De plus l'enfant est bouflie. La peau un peu pâle, la lèvre supérieure est épaissie et suintante.

Pas d’adénopathie cervicale.

31 mai. — On pratique une réaction de Wassermann qui

est positive et une cutiréaction qui est extrêmement positive Po phlycténulaire.

L'enfant est alors mise au sulfarsénol. Noione que dès ce jour, les lésions impétigineuses, la conjonctivité, le coryza, s étaient améliorés par le traitement habituel (huile goménolée dans le nez, propreté de la peau, eau d’Alibour...) Du 35 mai au 20 juin, l'enfant subit 10 injections de sul- : farsénol, de 3 centigrammes à 4 centigrammes 1/2. Elle se nettoie peu à peu.

21 juin. — On voit apparaître une petite érosion commisurale de la lèvre, du côté gauche.

On met alors l'enfant aux frictiqns pendant une dizaine de jours.

8 juillet. — On constate l'existence d’un spina ventosa au niveau de l'index droit. Cette lésion n'existait certainement pas à l'entrée.

O8s. IV. — Ch. Raymond âgé de huit ans; entre salle Damaschino, le 13 octobre 1921 pour impétigo.

Antécédents héréditaires. — Mère bien portante, a eu douze grossesses, huit enfants sont bien portants, trois sont morts et la mère a fait une fausse couche. Le père est mort de fièvre? La mère pense qu'il avait la syphilis.

Antécédents personnels. — Né à terme, accouchement aux fers. Elevé au sein, jusqu'à huit mois. Aucun accident pendant les mois de nourrice. Scarlatine à six ans, congestion pulmonaire à sept ans. Depuis un mois, l'enfant est atteint d’éruption intense et progressive d’impétigo.

À l'examen, l'enfant se présente comme un scrofuleux. La figure est pleine et un peu bouffie, les yeux sont atteints d’une légère conjonctivite, les lèvres sont épaisses.

Le front est légèrement olympien, les dents mal plantées sont irrégulières, il y a de l'amorphisme dentaire.

La figure, surtout au pourtour des lèvres et en dessous du nez est recouverte de croûtes jaunes d’impétigo, le nez coule abondamment. Le cuir chevelu est recouvert de croûtes collées aux cheveux.

15 octobre. — Réaction de Wassermänn posilive. Culiréaction positive.

25 octobre. — Sous l'influence du traitement local et des

soins de propreté, l'impétigo, le coryza ont diminué. L’enfant est presque nettoyé, sauf deux plaques érythémateuses quise voient encore au-dessus de sa lèvre supérieure.

Du »8 octobre au 18 novembre, série de ro injections de. biiodure de mercure (un centigramme).

21 novembre. — L'enfant sort guéri.

Adénopathies cervicales. — Aux observations I et If rapportées ci-dessus nous pouvons ajouter les huit suivantes : … Ons. V. — G.., Oiga, âgée de quatorze ans, vient à la consultation le 10 juin 1921 pour être envoyée à Berck, où elle a déjà été soignée pour adénopathie.

Antécédents héréditaires. — Père bien portant, ne tousse pas, aurait cependant de l'icthyose. La mère est également bien portante, ne tousse pas, aurait eu des ganglions dans son enfance. Elle n'a jamais fait de fausse couche. Elle a eu dix enfants qui sont tous venus à terme et sont encore tous vivants. Notre malade est la quatrième. Notons cependant que de ces enfants, un garçon a été plâtré pour génupalgum, une fille a été plâtrée également à six ans, pour un double genu-valgum et a eu de l’impétigo. Deux autres filles, l’une de dix ans et l’autre de huit ans 1/2 ont dela gourme et des adénopathies cervicales. Les grands parents maternéls sont bien portants, les grands parents paternels ont eu treize enfants tous ont eu les « jambes tournées ». Histoire de la maladie. — Début il y a deux ans, au mois de mai 1919 par l'apparition de petits ganglions en chapelet de la région cervicale. Un mois après, les glandes grossissent et à Trousseau on ordonne des pansements humides. En même temps étaient apparues quelques lésions impétigineuses de la nuque.

Comme la glande ne perçait pas on l'ouvre au mois de juin, il persiste une cicatrice sur laquelle nous reviendrons. L'enfant parten novembre à Berck, où elle resteneuf mois. Tout s'améliore et se cicatrise. L'enfant revient de Berck, au mois d'octobre 1920, complètement guérie. En avril 1921, les ganglions se tuméfient de nouveau. L’un deux prend des’ proportions considérables et s'ouvre spontanément, il ya trois semaines.

Examen. — Enfant de teint brun, uu peu amaigrie, présente au niveau de la région cervicale droite un paquet gan=

glionnaire apparent. Au niveau de la région sous-hyoïdienne on constate un épaississement chéloïdien, au milieu duquel se trouve une ouverture, recouverte de croûtes jaunâtres (ouverture récente).

Plus en dehors, il existe une cicatrice chéloïdienne, longue de 4 à 5 centimètres, parallèle au bord inférieur du maxillaire inférieur. En arrière, tuméfaction violacée, épaissie, au centre de laquelle se voit une ouverture analogue à celle de la région sus-hyoïdienne. De ces deux ouvertures coule un pus peu abondant. Les bords sont très légèrement décollés. Mais ce qui frappe surtout c’est l'épaisseur des téguments autour de la solution de continuité.

Plus bas, enfin, au niveau du sterno cléido-mastoïdien, un ganglion ramolli commence à adhérer à la peau.

Appareil pulmonaire. — En avant, submatité rétro-sternale, respiration soufflante à droite. En arrière, matité paravertébrale, respiration soufflante à droite, bronchophonie, signe de d'Espine. Au sommet gauche, quelques bruits adventices. Foie et rate non augmentés de volume.

Dans les autres régions ganglionnaires, nous notons quelques petits ganglions durs, isolés, dans Ja région cervicale gauche et dans les aines; rien dans l’aisselle ; le ganglion épitrochléen, n’est pas perceptible.

Les autres appareils sont normaux.

Ce même jour, on fait une prise de sang et on ponctionne le ganglion ramolli, mais non encore ouvert. Le pus est injecté sous la peau de l'abdomen d’un cobaye, ces deux recherches ont donné ultérieurement les résultats suivants : Réaction de Wassermann positive partielle.

Le cobaye, sacrifié au bout d'un mois et demi, présentait un abcès au point d'inoculation, des ganglions dans l’aine correspondante, des granulations sur la rate, le foie et les poumons.

L’enfant est inscrite pour Berck et en attendant son départ on la soumet au traitement spécifique.

Elle reçoit ainsi : dix injections de biiodure de mercure.

Les premiers temps, il semble qu'une légère amélioration se soit produite ; mais si peu appréciable que l’on n’en peut tenir compte. L'enfant, revue au moment de son départ pour Berck, se présentait exactement dans les mêmes conditions que lors de son premier examen. Une seule chose était modi-

fiée : le ganglion simplement ramolli s'était ouvert et fistulisé, il coulait, par la fistule à bords décollés, un pus mal lié, xraisemblablement tuberculeux.

Octobre 1921. — Au cours d’un voyage à l'hôpital mapritime de Berck, nous avons eu l’occasion de revoir cette malade. En l’absence de tout renseignement, on n'avait pas, à l'hôpital maritime, pratiqué son Wassermann et elle avait été soignée uniquement par le traitement ordinaire des tuberculeux. À Ja suite de ce traitement, elle était complètement guérie. Les fistules étaient taries et s'étaient cicatrisées en formant des chéloïides comme sur les cicatrices voisines.

L'état général était excellent.

Os. VE. — G... Cécile, sœur de la précédente, présentait é;alement une adénopathie c-rvicale et nous fut amenée sur notre demande. Les ganglions étaient beaucoup moins volumineux que ceux de sa sœur; en particulier ils n'étaient ni ramollis ni ulcérés.

On pratiqua une réaction de Wassermann, qui fut trouvée positive faible, eton soumit cette enfant au même traitement | que sa sœur. Il n’y eut pas d'amélioration nette. L'enfant envoyée à Berck fut revue en octobre. Elle était transtormée, l’état général était remarquable et les adénopathies avaient disparu par le seul traitement marin. ; $

Os. VII. — M... Raoul, âgé de 9 ans, vient consulter le 20 septembre 1921, ' pour des” adénopathies assez importantes. |

Antécédents héréditaires. — Le père est bien portant, la mère est morte à Necker d’une maladie qu'on ne peut préeiser. Elle a eu 7 grossesses sur lesquelles 3 enfants seulement restent vivants. Sur les 4 autres, on note une fausse couche, et 3 enfants morts, un en naissant, un autre six heures après sa naissance, un autre enfin, plus tardivement de méningite tuberculeuse.

Antécédents personnels. — Cet enfant n'a jamais été bien portant, il aurait souvent la fièvre, ne tousse pas, mais mange peu et d’une façon capricieuse.

À 92 mois il aurait été opéré d’une adénopathie cervicale gauche, opération dont il garde une cicatrice à peine visible.

L'année dernière il aurait eu mal aux yeux. Depuis quel-

ques jours enfin, les ganglions du cou ont LT sans cause apparente.

A l'examen, c’est un enfant de petite taille, un pen pâle, le front est légèrement olympien. L'affection nie n’a laissé aucun stigmate, Les incisives médianes sont un peu aplaties et mal plantées, mais ce sont encore les dents de la première dentition. La voute palatine est ogivale.

À droite et à gauche, on note une adénopathie sous-maxillaire appréciable. Les ganglions sontassez bien isolés, durs, mobiles, un à gauche pointe légèrement et atteint les dimensions d’une petite noix. Notons que ces ganglions ne sont pas douloureux ; il n’y a à leur niveau aucune modification des téguments. | . Le foie et la rate ne sont pas gros, il n'y a aucune modification des autres appareils. En attendant que l'enfant puisse

partir à la campagne et en raison de ses antécédents mater nels on lui prescrit des frictions mercurielies avec l’onguent napolitain.

13 octobre 1921. — L'enfant revient après un traitement

. de vingt jours. Il ya une amélioration notable des ganglions, surtout du gauche qui était le plus volumineux et ne dépasse plus maïntenant les dimensions d'un ganglion ordinaire. Il existe encore un ganglion axillaire gauche.

15 octobre. — On pratique une réaction de Wassermann

qui est trouvée négative et une cuti-réaction qui est positive très fortement. L'enfant n'a plus été revu depuis.

Ons. VIIL. — S... Gaston, âgé de 13 ans 1/2 est venu à la consultation le 14 décembre 1921, pour être envoyé en preventorium.

Antécédents héréditaires. — Père décédé de tuberculose pulmonaire. Mère tousse tous les hivers depuis 1916, a eu une fièvre typhoïde en 1916. À eu 7 grossesses, la première s’est terminée par une fausse couche, les autres se sont terminées par la venue à terme d'enfants qui ont tous eu quelque chose. La première est décédée à 7 mois, la deuxième est anémique et presque aveugle. La troisième a une coxalgie, la quatrième et la cinquième sont bien portantes, le sixième est notre malade, Le grand-père paternel, la grand'mère paternelle et les oncles sont tous tuberculeux.

Antécédents personnels. — L'enfant est né à terme, était

bien portant, fut nourri au biberon. N’a jamais eu de coryza ni de maux d’yeux ou d'oreilles, mais il a toujours été chétif; il mange bien, mais est toujours maigre et peu aclif.

Examen. — Enfant pâle et amaigri. Front légèrement olympien, occipital un peu fuyant, légères malformations dentaires (sillons haut situés et horizontaux, sur les incisives médianes supérieures). Pas de traces de kératite. Pas de malformation du squelette, pas de modifications des testicules.

Au niveau du cou, assez volumineuses adénopathies cervicales, siégeant surtout le long de la chaîne mastoïdienne et dans le creux sus-claviculaire. Les ganglions sont durs, mobiles, non entourés de périadénite ; la peau à leur niveau n'est pas modifiée, ils ne sont point douloureux.

: Quelques signes d’adénopathies trachéo bronchiques.

Réaction de Wassermann positive. — Cuti-réaction négative.

O8s. IX. — C... Georges, âgé de 6 ans 1/2 entre salle Damaschino, le 1°" décembre 1921, pour adénopathie cervicale gauche. à

Antécédenis héréditaires. — Le père serait cardiaque. La mère serait anémique et a subi des injections de cacodylate. En plus de l'enfant qui nous occupe, elle a un garçon de dix-huit ans. Elle a fait trois fausses couches, avant la naissance du dernier: une de six semaines, une de trois mois, une de quatre mois et demi. :

Antécédenis personnels. — L'enfant est né à terme, pesait o livres, fut nourri au sein jusqu'à neuf mois. Première dent à cinq mois, à marché à quatorze mois. Parlé à seize mois. A eu la rougeole à trois ans. Les glandes cervicales sont apparues au mois de mars 19921.

Examen. — Bon état général. Pigmentation solaire. Pas de stigmates d'hérédo syphilis déntaires, ni oculaires, ni auriculaires ; front légèrement olympien.

Grosse adénopathie cervicale gauche. Deux ganglions surtout sont volumineux, l’un, supérieur, au niveau de l'angle de la mâchoire, est assez consistant, l’autre, inférieur, dans la région sus-hyoïdienne, à la dimension d’une noix et semble moins dur ; on constate au niveau de ce dernier, une légère fluctuation. En plus de ces deux ganolions, petite

chaîne ganglionnaire, en arrière du muscle sterno-cléidomastoïdien.

Légers signes d’adénopathies trachéo:bronchiques. Les autres appareils sont normaux. Une réaction de Wassermann avait été faile le 26 novembre el avait été positive. La cuti-réaction est également positive.

3 décembre. — Ponction des ganglions supérieurs: on retire un pus bien lié qui est inoculé sous la peau de l’abdomen d'un cobaye.

& décembre. — On commence une série de piqûres de biiodure de mercure (r cent. par jour) que l'on combine avec des injections de sulfarsénol. L'enfant a ainsi du 4 décembre au 20 décembre, 9 injections de biiodure et 8 injections de sulfarsénol allant de 1 centigr. 1/2 à 6 centigrammes.

De plus, le ro décembre, on fait une première séance de radiothérapie sur ses ganglions.

18 décémbre.— Les ganglions semblents'être considérablement ramollis. Ils adhèrent à la peau qui rougit, surtout au niveau du ganglion inférieur. On ponctionne ces ganglions et on injecte de l'éther iodoformé.

20 décembre. — Le ganglion ponctionné est violacé ; une eschare se forme au niveau de l'injection.

Dans les jours qui suivent, l’eschare s'élimine et laisse une plaie d’assez bon aspect qui se comble peu à peu, l’autre ganglion, sans aucun traitement, se fistulise à son tour et laisse une plaie, semblable à la premiere.

On a suspendu tout traitement, à partir de l'ouverture des ganglions.

15 janvier 1922. — Onsacrifie le cobaye inoculé le 3 décembre : abcès au point d'inoculation, ganglions caséeux dans laine. Granulations tuberculeuses sur la rate, le foie, les poumons. Bacilles de Koch dans le pus des ganglions.

21 janvier 1922. — Les plaies sont en bonne voie de cicatrisation, d’autres ganglions ont augmenté de volume. L'enfant est repris par sa mère en attendant son départ pour Berck.

Os. X.— L... Yvonne, âgée de 14 ans, entre le 6 février 1922, Salle Gillette, pour SANS ÇAIRe cervicale volumineuse et mauvais état général.

Antécédents ardt: ires. — Père mort tuberculeux

pulmonaire en 1918, mère a eu huit grossesses dont deux fausses couches, un enfant mort à sept mois et demi de maladie indéterminée,un enfant mort à neuf mois de méningite tuberculeuse. Le Wassermann &e la mère est négatif.

Antécédents personnels. Examen.— Enfant petite, maigre, très pâle, paraissant avoir huit ans, aucun signe de puberté.

On ne note aucune déformation importante du squelette, pas de déformations du tibia; le thorax est cependant légèrement évasé. Pas de malformations dentaires; le palais est normal.

Région cervicale : On remarque un élargissement considérable du cou, dans le sens transversal, constitué par deux masses, de la grosseur d’un œuf de poule, siégeant de chaque côté, en arrière et au-dessous des pavillons des oreilles. La masse droite est bilobée.

Ces masses ganglionnaires, recouvertes de peau saine sont d'une consistance ferme. Non adhérentes aux plans superficiels, elles sont légèrement mobilisables sur les plans profonds.

De ces masses partent de chaque côté, des chapelets de ganglions peu visibles à l'inspection, mais palpables et se continuant avec les ganglions du creux sus-claviculaire.

Ces ganglions sont petits (grosseur d'une noisette) et roulent sous le doigt. HS

Onremarque également des paquets ganglionnairesimportants dans l’aisselle droite. Dans l’aisselle gauche,en avant d’un paquet ganglionnaire mal délimité, on note des cicatrices adhérentes de suppurations anciennes.

Micropolyadénopathie dans les deux aines.

À l'examen du thorax. — Circulation collatérale, se prolongeant en haut sur la face antérieure du cou et sur les membres supérieurs, en bas sur l'abdomen.

Percussion. — En arrière, légère élévation de la tonalité dans la région paravertébrale droite et au sommet droit, En avant, matité rétro-sternale, débordant dans la région parasternale droite au niveau du deuxième espace.

Le sommet droit sonne moins bien que le sommet gauche.

Auscullation. — En arrière, l'inspiration esttrès soufflante, plus ‘particulièrement au sommet droit oùtesouffle a presque le timbre amphorique.On n'entend pas de bruits adventices ; les vibrations sont augmentées, la. voix haute et chuchotée

est transmise. La toux retentit. Signe de d'Espine plus net dans la région paravertébrale droite, au niveau de la fosse sus-épineuse.

En avant, à droite, râles humides nombreux dans la région sus-claviculaire, avec retentissement de la toux plus marquée dans la partie interne du sommet droit.

Abdomen normal. Foie et rate normaux. ec) digestif urinaire, nerveux, normaux.

La photophobie intense, qu'accuse la malade, est provoquée par une kérato-conjonctivite impétigineuse, en rapport avec la tuberculose, pour laquelle elle est soignée par le Dr Poulard.

Signes généraux;: La malade tousse peu, ne crache pas, légère élévation thermique vespérale.

# assermann dans le sang, positif faible. — Cuti-réaction franchement positive

Radioscopie, 18 février. — Grisaille des deux poumons très accentuée au niveau des parties moyennes où les champs pulmonaires paraissent marbrés. Sommet gauche s’éclaire mal à la toux. Obsceurité de l’espace rétro-cardiaque dans presque ioute son étendue.

La malade mise au traitement par le sulfarsénol vit son état général s'améliorer. Mais au début d'avril ses ganglions n'étaient pas modifiés.

Lesions ostéo-articulaires ‘

Nous citerons d’abord deux observations que nous avons pu recueillir, dans notre service, de tuberculoses osseuses, chose rare en médecine, en rappelant que dans notre observation III un spina ventosa avait déjà été noté. |

La première de ces observations est intéressante par la coexistence de la syphilis; la deuxième, parce que, celle-ci n'ayant pu être prouvée, on a tenté cependant, sur certains indices, un traitement mercuriel.

Os. XI. — H... André, âgé de 25 mois, entré le 12 décembre 1921,salle Damaschino pour bronchite. Le père est décédé de bacillose pulmonaire depuis la naissance de

l'enfant. La mère est en bonne santé, elle n’a jamais fail de fausse couche.

L'enfant est né à terme, a été élevé au sein pendant deux mois, puis au biberon, la première dent est sortie à 18 mois . Quoique âgé de 25 mois. il ne parle ni ne marche. Il a été hospitalisé il y a quelques semaines, à Bretonneau pour douleur dans le bras gauche.

Examen.— Etat général assez médiocre. L'enfant ne remue que peu le bras gauche. On constate une tuméfaction du tiers supérieur de la diaphyse cubitale, n'intéressant pas l’articulation. Une radiographie est pratiquée qui montre un « pee ventosa » du cubitus.

Il existe en plus un spina ventosa du cinquième doigt au niveau de la première phalange.

En dehors de ces lésions, l'enfant présente une bronchite généralisée diffuse qui dure une quinzaine de jours et empêche tout traitement de ses lésions osseuses.

Réaction de Wassermann positive. Cuti-réaction extrêmement positive.

22 décembre. — Une petite goutte de pus sourd du spina ventosa de la main, onn’y trouve pas de bacille par l'examen direct. il n’est pas pratiqué d'inoculation.

3 janvier. — On commence une série de frictions par l’onguent napolitain ; puis le 9 janvier on passe l'enfant dans un service de chirurgie.

Os. XIL. — K... Roger, âgé de 2 ans,entre le 17 novembre 1921, salle Damaschino pour spina ventosa.

Antécédents héréditaires. — Rien à signaler. Antécédents personnels. Né à terme, nourri au sein, première dent à 7 mois, marché à 14 mois,aeu une otite à 5 mois, une broncho-pneumonie à 20 mois. Son spina ventosa date de un mois.

Examen.— Enfant blond, un peu pâle, en bon état général.

Spina ventosa de la deuxième phalange de l'index droit. Front olympien. Pas d’autres localisations tuberculeuses, mais à l'examen radioscopique on trouve: flou de l’ensemble des deux champs pulmonaires. À gauche : noyau obscur au niveau de l'ombre aortique, espace rétro-cardiaque, diminué de transparence.

18 novembre. — Réaction de Wassermann positive. Cuatiréaction posilive.

21 novembre. — Malgré l'absence de syphilis héréditaire nette et étant donné l'aspect de lenfant, on commence une série de frictions d'onguent napolitain.

30 novembre. — On suspend les frictions, le spina venlosa a augmenté de volume, la peau rougit, il tend à se fistuliser

17 décembre. — L'enfant sort sans qu’il y aiteu fistule, Le traitement spécifique n’a pas été repris.

Nous sommes redevables des observations suivantes (XIII à XXI) à M. le Dr Massard qui nous les a communiquées avec l’autorisation de M. le professeur Broca.

Os. XIII. B... Simone. Tumeur blanche du genou gauche. Ha aen positif.

Agée de 8 mois 1/2, entrée le” octobre 1913. Antécédents héréditaires: Père tousse toujours, a eu une bronchite il y a quatre ans. Mère bien portante.

Histoire de la maladie. — I y a un mois, l'enfant, qui remuait beaucoup dans sa voiture, s’est cognée le genou gauche. Depuis; la mère remarque qu'elle tenait sa jambe raide et se plaignait, particulièrement la nuit. On bande le genou. Il y a quinze jours, l'enfant fut vaccinée par une sagefemme qui regarda le genou et lui fit faire des mouvements de flexion forcés. La mère constata alors que le genou enflait.

Actuellement, genou globuleux, chaud, augmentation de volume des extrémités articulaires, Pas d'hydarthrose.

L'enfant tient sa jambe fiéchie à 140 degrés environ. Extension impossible. Flexion impossible. Pas de ganglions.

Radio. — L'isterligne articulaire est un peu plus sombre,

pas diminué, ne montre pas de lésions des os. Wassermann positif. Frictions.

Le 10 janvier 1914, un abcès étant apparu à la région interne du genou, on le ponctionne.

De cette date au 29 juillet, séries de ponctions, soit de cet abcès, soit d’un autre, apparu dans la région externe du genou. Ces ponctions sont suivies d'injections modificatrices.

29 juillet 1914. — N'a plus d’abcès, genou en bonne position, Continuér l’extension.

Du 23 octobre 1914 au 26 février 1915, des fistules se rocvrent puis se referment.

26 mars 1915. — Genou sec, l'enfant ne souflre pas,

J. Mercier 9

extension avec planchette? Cet état s'améliore de plus en plus.

Le 5 novembre 1915 on note : genou atrophié. Pas de fongosités sous la rotule, pas d'abcèes pas d’hydarthrose, rotule mobile sur les condyles fémoraux, cicatrice face externe de la cuisse, non adhérente à l'os. Pas d'empâtement du creux poplité, énorme atrophie du quatriceps et des muscles de la jambe. Extension complète, légers mouvements de latéralité.

23 mars 1917. — L'enfant revient. Elle marche avec son plâtre depuis dix-sept-mois, elle ne souffre pas. Elle plie son genou dans son plâtre. Genou sec, froid ; extension complète. On conseille de laisser marcher sans plâtre.

15 février 1918. — Genou en très bonne position. L'enfant marche sans plâtre depuis un an. Pas de douleur à la pression ni spontanée, Mouvement normaux.

O8s. XIV. — E... Gabrielle. Syphilis. Tumeur blanche du genou gauche. Fracture du fémur.

Enfant âgée de 4 ans, entrée le 3r mai 1902, soignée déjà par M. Broca pour une tumeur blanche du genou gauche.

Le jour de son entrée, on constate que le genou est en bonne position mais qu'il y a encore des fongosités de chaque côté du tendon rotulien et du tendon du quadriceps.

On met un plâtre et on voit l'enfant plusieurs fois, jusqu'au 28 mars 1903, où on note : très bon état.

18 mai 1905. — Fracture des cuisses à l’union du tiers moyen et du tiers inférieur à la suite d’une chute. On la traite par l'extension continue.

29 juillet 1903. — Légère hydarthrose, on remet un plâtre.

Jusqu'au 27 décembre 1905, on revoit l'enfant qui s’améliore ; on fait du massage sans marche.

27 décembre 1905. — La tuberculose paraît guérie, mais le membre est en légère flexion. quelques mouvements existent encore; la marche est permise, avec précaution, dans le plâtre

La maladie suit son cours jusqu'au 16 avril 1908.

16 avril 1908. — Bon état de l'articulation‘; mais laxité ligamentaire considérable, troubles trophiques caractérisés par : fonte musculaire, état sec de la peau, laxité de toutes les articulations des membres. Bon état général.

30 juillet 1914. — L'enfant revient. Elle ne se plaignait pas jusqu’à présent, mais marchait mal. L'année dernière elle a eu de la méningite cérébrale.

I y a environ trois semaines, a commencé à sentir des douleurs au niveau du genou malade. Hier, les douleurs sont devenues violentes, aussitôt qu'elle a tenté de marcher. On constate que le genou gauche est fortement enflé surtout en dedans où la dépression normale n'existe plus. Douleurs à la palpation au même niveau.

Jambe en extension : les muscles de la cuisse et de la jambe gauche sont notablement atrophiés.

On refait des plâtres successifs.

15 juillet 1915. — On fait une réaction de Wassermann qui est positive.

On commence alors, en même temps que le traitement orthopédique, d'abord 4 injections de néosalvarsan {0,30 à 0,60); puis une série de piqûres de 1 centigramme de biiodure. Ce traitement est fini le 3 octobre 1916.

Le 3 août 1916, l'enfant a toujours son plâtre, le genou est sec, mais il ya du genu valgum et du genu recurvatum.

En 1919, nouveau plâtre.

4 janvier 1920. — L'enfant souffre un peu de son genou. On refait une série de piqûres.

14 janvier 1920. — W'assermann posilif.

21 janvier 1921, — La malade souffre un peu, genu vul-

gum par ostéogénèse.

Ogs XV.— J... Lucien, 6 ans 1/2. Wassermann positif. Tumeur blanche du genou gauche et synovite des fléchisseurs.

Entré le 9 novembre 1gr1.

Antécédents héréditaires. — Mère bien portante, pas de fausse ccuche. Deux enfants bien portants. Père bien portant.

Antécédents personnels. — Né à terme, élevé au sein, coqueluche, rougeole.

Malaäie actuelle : Au poignet gauche, du côté radial, sensation de tumeur un peu fluctuante, mobile, mais ayant un peu adhéré à l'articulation. Cela depuis quinze jours.

Au genou gauche, depuis huit jours, douleur faisant boiter, le matin surtout. A la palpation, on sent des fongosités

commencantes dans la partie supérieure de la rotule. Pas de choc rotulien. Pas de gonflement apparent du genou. Pas d'atrophie musculaire. Quelques ganglions inguinaux peu douloureux. |

Traitée d’abord par de la compression, cette hydarthrose diminue, mais le malade marche malgré la défense ; on le plâtre.

Le a février 1912, un petit abcès se forme à la partie externe et inférieure du radius gauche ; puis le 29 mars à la face externe du poignel droit.

Le genou reste dans le plâtre et va en somme bien ; mais la lésion du poignet qui est une synovite du long extenseur du pouce, présente des fongosités, et' il se forme des abcès que l’on ponctionne à plusieurs reprises ; on fait aussi des plâtres.

10 mars 1913. — Wassermann positif.

On commence une série de 10 piqûres de biiodure de mercure (1 cgr.).

7 avril1913. — Le membre inférieur est légèrement cyanosé. Le genou est augmenté de volume. Il y a une saillie de la synoviale, épaissie surtout au niveau et plus bas que la rotule. Genou un peu plus chaud que du côté sain. Douleur à la pression des condyles externes. Plâtre.

21 avril 1913. — Deuxième série de 10 piqûres.

20 Mai 1913. — [luctuation très nette aux poignets, surtout au niveau du deuxième et troisième métacarpiens droit.

Ponction, injection d’éther iodoformé.

2 juin 1913. — Troisième série de piqûres de biodure de mercure.

5 juin 1913. — Ponction blanche à deux reprises.

1°’ juillet 1913. — Le genou sorti du plâtre est tout à fait

sec, sans fongosités. Il a quelques mouvements. La main a été ponctionnée il y a cinq jours (quelques centimètres cubes de pus hémorragique), il est cependant fluctuant. Plâtre de marche.

8 juillet au 28 août. — Deux nouvelles ponctions de la main. Le 28 août ponction blanche. SC

3 octobre 1913. — Quatrième série de 10 piqüres de biiodure de mercure.

20 octobre 1913. — il existe toujours une fluctuation sur lé dos de la main. Mouvements de latéralité un peu diminués.

20 novembre 1913. — L'abcès ne s’est pas reproduit. Très bon état général. |

14 janvier 1914. — Nouvel abcès, que l’on ponctionne.

13 mars 1914. — L'état général est excellent, il n'y a pas d'abcès. Le genou est encore un peu épaissi.

Oqs. XVI — B... Jeanne, 14 ans. Tumeur blanche du genou droit. Genu valgum. Wassermann positif.

Entrée le 5 octobre 1915.

Antécédenis héréditaires. — Parents bien portants, pas d’autres enfants, pas de fausse couche.

Antécédents personnels. — Née à terme, nourrie au biberon, coqueluche, diphtérie,varicelle. | Histoire de la maladie. — En août 1915, l'enfant était tombée sur les genoux. Depuis, elle a toujours souffert du genou. Il y a deux mois et demi l’enfant commence à souffrir de son genou droit qui gonfle.

Eiat actuel. — Genou droit augmenté de volume, globu- Jeux. Température locale plus élevée que du côté opposé. A la palpation, aucune douleur. Léger empâtement périrotu- lien. Pas de choc rotulien, extension et flexion complète.

13 octobre 1916. — On fait un Wassermann qui est positif.

15 octobre 1916. — On commence une première série de

biiodure de mercure (10).

15 décembre 1916. — On ordonne du sirop de Gibert.

15 février 1917. — On coupe le plâtre, bon état, on remet le plâtre.

20 avril 1917. — Deuxième série de piqûres de biiodure (x0).

6 septembre 1917. — Bon état général et local.

28 septembre 1917. — Bon état.

24 février 1908. — Troisième série de biiodure de mercure (10).

14 juin 1918. — Ablation du plâtre. Genou d’aspect satisfaisant mais tendant au genu recurvatum, très bon état, la marche est très bien supportée.

Obs. XVII. — L... Jules, 4 ans. Coxalgie droite. Cuti réaction positive. Wassermann positif. Entré le 28 décembre 1912.

Antécédents héréditaires. — Père mort, mère bien portante. Sept enfants dont deux morts, une fausse-couche.

Antécédents personnels. — Né à terme, nourri au sein jusqu'à 23 mois, première dent à 6 mois, premiers pas 12 mois, rougeole, coqueluche.

Maladie actuelle: Il y aun mois, l'enfant,qui était deboutsur une chaise,a perdu l'équilibre et esttombé àcalifourchonsur cette chaise. Pendant deux jours, il a boité, puis n’a plus rien ressenti.

Aujourd’hui, douleur violente dans la cuisse et la hanche droite. Boiterie très appréciable.

10 janvier 1913. — Onexamine l'enfant et on constate tous les signes d’une coxalgie droite, sans abcès.

On fait une réaction de Wassermann qui est positive.

Dans ces conditions on le laisse sans extension ni plâtre « et le 16 janvier on commence une série de 10 piqûres de ” biiodure de mercure. j

Ce même jour : radiographie ; décalcification de la tête fémorale à droite, ligne inter-articulaire moins haute, contours épiphysaires plus flous.

On met une extension continue.

3 mars 1913. — Nouvelle série de 10 piqûres de biiodure.

4 avril 1913. — Pas de modifications à la radiographie, peu de modifications par l'examen clinique, on met un plâtre.

De ce moment au 25 avril 1914 on met des plâtres successifs et on fait huit séries de 10 piqûres de biiodure de mercure. L'enfant s'améliore progressivementetle 25 avril 1914, il sort guéri, les mouvements dela hanche étantnormaux et la marche normale. |

Il revient le 15 septembre 1916. Il boite depuis quatre ou cinq jours. La cuisse est en flexion, adduction légère et rotation en dedans légère. Douleurs dans le triangle de Scarpa. L'enfant boite.

29 septembre 1916. — Série de dix piqûres de biiodure de mercure.

3 mars 1919. — L'enfant revient, il se plaint de nouveau de la face antérieure de la cuisse et de la jambe droite. IL marche de plus en plus difficilement. :

Il a de nouveau de la flexion, de l’abdüction et une légère rotation interne, de la contracture des pelvi-trachantériens, un point fémoral douloureux au niveau de l’arcade.

Nouvelle série de dix piqûres de biodure de mercure.

3 avril 1917. — Le moindre mouvement est devenu impos- sible Sans arracher des cris au malade. La cuisse droite est en flexion, abduction, pas de ganglions inguinaux.

Du 5 au 95 avril, on fait quatre injections de néosalvarsan (de 0.30).

Le 12 septembre 1917, on doit remettre un plâtre.

Du 1° septembre 1917 au 27 février 1918, plâtre qu'on enlève et remet plusieurs fois et deux séries de quatre piqüûres de néosalvarsan. É

27 février 1918. — Un abcès s’est formé sous le plâtre au niveau du pli fessier de la cuisse droite. Il se fistulise ce matin au cours de l’échancrure du plâtre. Cette fistule coule jusqu’au 20 septembre r918.

Noter: un Wassermann, refait le 30 mai 1918, qui est négatif. Le 20 novembre 1918 l’enfant part pour Arromanches.

Os. XVIII. — N.. Armand, 2 ans 1/2. Mal de Poit dorsal, Wassermann positif.

Entré le 14 mars 1916.

Antécédents héréditaires. — Mère morte d'une typhoïde. Père tué à la guerre.

Antécédents personnels. — Né à terme, nourri par sa mère jusqu’à 7 mois, première dent à 8 mois, premiers pas à 15 mois,

Histoire de la maladie. — Il y a un an l'enfant perdait

ses forces. On lui fait alors donner des bains salés et on l'envoie à la campagne, en défendant de le laisser marcher. Depuis, l'enfant va de plus en plus mal; il a beaucoup de peine pour respirer et étouffe la nuit, il laisse tomber sa tête du côté gauche.

Etat actuel. — Gibbosité très marquée, angulaire — comprenant les 5°, 6° et 7° dorsales — paraît peu douloureuse à la pression et à l'ébranlement latéral. Paraplégie flasque des deux membres inférieurs. Réflexes rotuliens et achilléens exagérés des deux côtés. Clonus de la rotule très net à droite, moins marqué à gauche. Trépidation épileptoïide du pied bilatérale. Babinski en flexion dorsale, disparition du réflexe crémastérien et du réflexe abdominal. Pas de troubles trophiques. La sensibilité semble très diminuée. Rythme respi-

ratoire très spécial: deux inspirations vraies suivies d'un long repos respiratoire. Tachycardie légère.

28 avril CU — nn de dix piqûres de biiodure.

10 mai 1916. — Immédiatement au-dessous de oreille droite, ones ganglions, de la grosseur d'une mandarine, s'étendant jusqu'à l'angle du maxillaire inférieur. fr de ces ganglions, on sent de nombreux petits ganglions, roulant sous le doigt.

17 mai 1916 — Le ganglion grossit et se ramollit. On sent une légère fluctuation. On donne à l'enfant X gouttes de colloiode par jour.

»4 mai 1916. — Du côté gauche, dans la région carotidienne supérieure, on sent plusieurs ganglions, 15 centigrammes de novarsénobenzol.

30 mai 1916. — Passage à la scarlatine. ’

10 septembre 1916. — itetour de la scarlatine. On ae plusieurs ganglions dans la région carotidienne droite, dont un, gros comme une noisette. L'enfant a toujours de la paraplégie. Pas d'abcès. Il est de plus très gêné pour respirer, surtout le soir. Etat général médiocre

19 septembre 1916. — 15 centigrammes de novarsénobenzol.

7 octobre 1916. — Le ganglion de la région carotidienne

droite grossit, pas de fluctuation nette. On refait 15 centigrammes de novarsénobenzol, et on en fait de nouveau 15 centigrammes le 26 octobre.

Le 13 novembre, on ponctionne l’abcès carotidien droit, mais il se reforme et le 9 novembre, il est gros comme une mandarine. La paraplégie semble un peu diminuée. Pas d'abcès des fosses iliaques. À partir de ce moment, l'abcès diminue, puis grossit de nouveau, on le poncetionne à plu-

sieurs reprises, puis il se réchauffe et on doit l’inciser le

27 décembre 1916.

Du 6 novembre 1917 au 5 décembre 1917, série de cinq

piqûres de novarsénobenzol, intramusculaires ou sous-cutanées.

12 décembre 1917.— La paraplégie a disparu. On trouve une fistule au niveau de l'abcès carotidien droît autrefois incisé, la gibbosité s'étendant maintenant jusqu'à la première dorsale, ne paraît pas douloureuse. La base du thorax est

élargie. A la radio : le mal s'étend de la r'° à la 7° dorsale. La fistule carotidienne donne peu.

Du 21 janvier 1918 au 18 février 1918 5 injections de néosalvarsan (15 à 25 centigrammes).

5 février 1918. — (Œlème de la face, albumine dans les urines.

19 juillet 1918. — Ne peut marcher mais commence à se

tenir debout, la fistule carotidienne donne toujours beaucoup de pus.

16 septembre 1918. — Part pour Arromanches,

O8s. XIX.— F.. Louis, 9 ans 1/2. Coxalgie droite. Cutiréaction positive, Wassermann positif.

. Entre le 11 mars 1913.

Antécédents héréditaires. — Père mort de tuberculose. Mère bien portante. Deux sœurs mortes à 1 et 5 ans, de tuberculose.

Antécédents personnels. — Né à 1erme, premiers pas à douze mois, coqueluche à 12 ans.

Histoire de la maladie. — À 16 mois, à la suite d’une chute, il cessa brusquement de marcher. Va à Bretonneau où il est mis en plâtre pour coxalgie droite. Le plâtre est enlevé au bout de huit mois. On trouve alors des abcès qui se fistulisent. L'enfant abandonné à lui-même marche avec ses abcès fistulisés, et la mère ne peut préciser l'époque de leur cicatrisation. A cette époque, douleurs nocturnes au niveau de la hanche droite. Brusquement le 8 février l'enfant se plaint de la hanche droite la nuit et cesse de marcher.

Elat actuel. — On est frappé par le raccourcissement énorme du membre inférieur droit. Une ensellure lombaire très marquée nest pas suffisante pour remettre dans le parallélisme des deux jambes. L'épine iliaque antérieure et supérieure est un peu plus haute que la gauche et effacée en arrière. Le grand trochanter est remonté en haut eten arrière à un tel point, que son exirémité supérieure se trouve sur le même plan frontal que la crète sacrée. Douleur à la pression au pli de l’aine. Petits ganglions inguinaux.

État général assez bon, l'enfant est un peu pâle.

Radio : Fémur droit en forte adduction, agrandissement considérable de ia cavité cotyloïde en haut avec déplacement de l'extrémité fémorale, dont la tête ni le col ne sont

visibles distinctement. Atrophie du fémur et du bassin du côté droit.

- mai 1913. — Petite fistule à la partie supérieure de la fesse droite.

Wassermann positif.

28 mai 1913. — Série de dix piqûres, 4 juillet 1913, deuxième série de dix piqûres.

rer août. — La fistule étant guérie, on met un plâtre.

20 août 1913. — Troisième série de dix piqûres.

19 octobre 1913. — Le plâtre étant cassé, on l’enlève.

L'examen révèle alors une légère amélioration, surtout dans l'étendue des mouvements possibles.

27 octobre 1913. — 10 janvier 1914, quatrième et cinquième séries de dix piqûres de biiodure de mereure.

28 janvier 1914. — Nouvelle radiographie. La lésion n'a pas augmenté. Il y a plutôt amélioration. Même état clinique, la fistule fessière droite reste fermée.

7 mars 1914, 28 avril 1914. — Sixième et septième séries de dix piqûres de biiodure de mercure,

10 juin. — Bon état, 15 juin, 16 août, huitième et neuvième séries de dix piqûres de biiodure de mercure. r4 octobre-et 5 novembre, dixième et onzième séries de biiodure de mercure.

16 décembre 1914. — Le membre est en adduction et en extension. Raccourcissement d’un grand travers de main.

Un point douloureux dans l'aine, amélioration des mouvements. Une fistule cicatrisée à la fesse droite.

26 janvier 1915. — Plâtre de marche.

25 avril 1915. — Hier matin ou s'aperçoit que la fistule de la fesse est rouverte.

& mai 1919, 1° juin et 17 juillet. — Douzième, treizième, quatorzième séries de piqûres de biiodure. 18 juillet 1915, l'enfant marche très bien, la fistule est complètement fermée ; il part à Berck.

O8s. XX. — B... Eliane, 11 ans 1/2. Luxation de la hanche droite. Ankylose des genoux. Wassermann positif.

Entre le 22 janvier 1914.

Antécédents héréditaires. — Père mort à la guerre, mère bien portante.

Antécédents personnels. — Née à terme, nourrie trois

mois au sein; premiers pas à 17 mois : à 3 ans scarlatine et diphtérié, puis mastoïdite droite, enfin otite gauche.

L’oreille gauche coule toujours.

Histoire de la maladie. — I y a sept ans, l'enfant a eu une tumeur blanche de la cheville droite, pour laquelle il est

plâtré deux ans.

Pendant ce temps, le genou gauche devient globuleux, puis le genou droit. On redresse les deux genous sous chloroforme et on plâtre.

Il y a deux ans, on enlève définitivement le plâtre. Les jambes étaient droites mais le genou gauche était gonflé et douloureux. Electricité, bains de lumière, qui améliorent les douleurs et l’état local.

… Depuis la guerre l'enfant n’est pas soignée, on a fait seulement de l'extension à la jambe gauche.

Etat actuel. — Dans le décubitus dorsal, l'enfant tient les deux jambes en flexion sur le bassin, sous un angle de 133 degrés environ. La cuisse droite paraît plus atrophiée, ainsi que la jambe droite. Les jambes sont fléchies à 110 degrés environ sur les cuisses. Mouvements : de la hanche gauche sont possibles mais limités. Du côté droit, la flexion et l'extension sont possibles, mais l’abduction entraîne.le bassin. Palper : la tête fémorale droite est accessible à la palpation, à deux travers de doigt, au-dessus de l’épine iliaque antérieure et supérieure. Pour les genoux : rotules saïllantes, ankylose complète.

31 janvier 1916. — On redresse les genoux sous chloroforme. Gouttière plâtrée.

14 février 1916.— Série de dix piqûres de biiodure de mercure, en même temps on donne de liodure de potassium à l’intérieur. 10 avril 1916, deuxième série de dix piqûres de biiodure de mercure.

10 mai 1916. — On retire le plâtre. Le membre inférieur droit est en extension complète. Tout mouvement de l'articulation du genou est impossible. Au membre inférieur gauche, le genou est en très légère flexion. Ankylose marquée.

On lève alors l'enfant qui marche ; mais le 20 juin 1916 on note encore une ankylose à peu près complète des deux genoux.

3o juin. — Troisième série de dix piqûres de biodure de mercure.

0 septembre et 16 décembre. — Quatrième et cinquième séries de dix piqûres de biiodure de mercure.

90 avril 1917. — Bon état général, mais même état local. Ankylose complète du genou droit, en extension, à peu près complète du genou gauche, en flexion légère

2 mai 1917. — Sixième série de 10 piqûres de biiodure de mercure.

Du 8 décembre 1917 au 12 janvier 1918, 6 IRJÉENORE de néosalvarsan (10 à 20 centigrammes).

12 janvier 1918. — Touiours même état local ; genou droit : impossibilité de flexion ; genou gauche : impossibilité d’'extension. Atrophie musculaire de la cuisse des deux côtés.

26 janvier 1918. — On redresse le genou sous chloroforme et on met un plâtre, mais la réduction est très difliciile. On ne gagne pas beaucoup à cause de la soudure de la rotule et de l’exostose qu’elle présente.

13 avril-22 mars 1918. — 5 injections intra véineuses de néosalvarsan (15 à 30 centigrammes).

16 novembre 1918. — L'enfant marche bien. En bon état. Part vour Arromanches.

31 mai 1920. -- Nouvelle série de néosalvarsan.

Os. XXI. — D... Clémentine, 15 ans. Mal de Pott. Wassermann positif. Entrée le 15 mars 1921.

Antécedents héréditaires. — Père réformé en 1915 pour bronchite bacillaire, la mère n’a jamais eu de maladie grave, n'a jamais fait de fausse couche, n’a eu que cette enfant.

Antécédents personnels. — Née à terme, élevée en nourrice en Normandie, jusqu'à 20 mois; première dent à 8 ou 9 mois, marche à la même époque. Depuis six semaines, dit souffrir de la hanche droite et boite un peu.

10 mars 1921. — Actuellement, l'enfant se présente avec des douleurs dans la jambe droite et au niveau de la hanche, qui la font boiter. Elle ne présente pas d'atrophie musculaire du côté droit. La jambe droite semble même plus développée.

Palpation : quelques petits ganglions inguinaux aussi bien à droite qu'à gauche.

Mouvements : flexion n’est pas douloureuse ni limitée, bien qu’on perçoive quelques petits craquements articulaires, aussi bien à droite qu'à gauche.

L'abduction n’est pas limitée. Il n'y a pas d’ensellure lombaire. L'enfant se tient alternativement sur Ja jambe droite ou gauche.

On conseille de mettre une extension aux deux jambes et de revenir se présenter le 18 mars.

17 mars 1921. — L'enfant, qui boite toujours, est hanchée sur la jambe gauche ; la radiographie montre un contour irrégulier du cotyle et de la tête fémorale. L'examen ne montre pas une limitation de mouvements, mais on sent toujours, au niveau de l'articulation, des craquements. W'assermann posilif.

18 mai 1921. — Première série de 5 piqûres de néo, , terminée aujourd’ hui. Sirop de Gibert à prendre pendant quinze jours, à revoir dans deux mois.

Os. XXII {due à M. le D' Andrieu de Berck). — Tuberculose du tarse postérieur, Wassermann positif. Cutiréaction positive.

S... R., 16 ans, entré le 10 juillet 1920.

En mai 1920, entorse du pied gauche, massage, évacué sur l'Hôtel: Dieu de Rouen, repos.

Actuellement, 10 juillet 1920, l’état est le suivant : le pied gauche a une attitude normale. Les mouvements de flexion et d'extension de la tibio-tarsienne sont normaux, de même que ceux de la sous-astragalienne, sauf peut-être de l'abduction.. Les mouvements médio-tarsiens sont normaux. Le calcanéum paraît épaissi à gauche, à la vue et au toucher, surtout dans sa partie postérieure. Douleur à la pression sur l’épiphyse postérieure et à l'insertion du tendon d'Achille. Atrophie musculaire de la jambe, marche normale.

ot juillet 1920. — La gaine des péroniers, au niveau de la réflexion des tendons, paraît légèrement tuméfiée, à gauche. Léger œdème rétro-malléolaire sur la face externe du calcanéum, Des ganglions plus gros dans l’aine gauche, dont un très gros à la pointe du triangle de Scarpa.

7 août 1920. — Tuméfaction plus manifeste à l'insertion du tendon d'Achille, avec sensation pâteuse, presque fluctuante. Douleur sur ce point et remontant le long du tendon d'Achille, sur 2 ou 3 centimètres. Le tendon donne l’impression d'être épaissi.

30 septembre 1920. — Ponction d'un abcès au niveau du

ut OS

calcanéum. On retire 5 centimètres cubes de pus et on injecte de l’éther iodoformé. Analyse du pus : présence de bacilles de Koch granuleux (10 courts, 14 moyens, 6 longs).

10 Re 1920. — L’abcès persiste. Douleur à la pression et au toucher, au niveau de l’épiphyse postérieure du caleanéum,. Tous les mouvements sont normaux dans le tarse.

Radiographie. — Ostéite de la région de FRE postérieure du calcanéum.

9 mai 1921. — Urobiline — o. On commence une série de novarsénobenzol.

ET RES 15 centigr. I6 TURC 6o centigr.

SERIES Ets 30 — DÉTOUR. LICE 65 — SE MALE 45: — 30 juin..... RCE L'or AIRES SUR 60 — 5 juillet. ..... 7 — 31 mai 1921. — Epaississement peu important du calca-

néum gauche, dans sa partie toute postérieure. Le tendon d'Achille est moins épaissi, au niveau de son insertion et cet, épaississement remonte moins haut. Les mouvements sousastragaliens et médio-tarsiens sont normaux. Les douleurs ont disparu

13 juillet 1921. — Zona cervico intercostal droit, précédé de douleurs assez vives.

24 octobre 1921. — Tous les mouvements du tarse sont

récupérés. Le calcanéum est à peine plus épaissi que celui du côté opposé. Très bon état général. Peut sortir.

Taberculoses ganglio pulmonaires

Oss. XXIIL. — M.., Renée, âgée de 5ans 1/2 entrele8juin 1921, salle Gillette pour toux et amaigrissement. Antécédents héréditaires. — Mère bien portante. Père

n'est plus au foyer conjugal, était un tousseur. La mère a fait une fausse couche il y a deux ans. Antécédents personnels. — Enfant venue à terme TES marché à 12 mois ; première dent à 8 mois. Bronchopneumonie à 10 mois, FAT cérébro-spinale à 17 mois.

Actuellement, l'enfant est en nourrice-à Reims. La nour-

rice a prévenu la mère de venir chercher l'enfant. Examen.— Fillette qui a beaucoup grandi eta maigri. Le

soir la température monte. Elle transpire facilement surtout la nuit.

Thorax maigre, circulation collatérale légère sur la face antérieure du thorax.

Appareil respiratoire. — Percussion: en arrière, élévation de tonalité, et légère résistance au doigt, au niveau du sommet droit. En avant, mêmes constatations.

Auscultation. — Enarrière, au sommet gauche, inspiration humée, expiration un peu prolongée et soufflante, après laquelle on entend quelquefois, quelques râles très discrets En avant, peu de modifications de la respiration.

12 juin, — Cüuli-réaction très posilive. Réaction de Wassermann posilive.

15 juin. — ÆZxamen radioscopique. — Opacifications mé-

diastines et hilaires. Obscurité marquée de l’espace rétrocardiaque; le sommet droit est un peu grisâtre et s’éclaire mal à la toux.

25 juin, — L'enfant sort, envoyée en preventorium.

Ogs XXIV. — D... Blanche. Agée de 10 ans, entre salle Gillette le 23 juin 1921 pour bronchite chronique,

Antécédents héréditaires. — Mère de santé ordinaire, a fait deux fausses couches, a eu, en plus, une fille, née avant terme et morte à un mois, de convulsions. Un autre enfant, mort à 13 mois, probablement d’un mal de Pott.

Père mort tuberculeux en 1913. L'enfant a vécu avec lui pendant treize mois.

Antécédents personnels. — Née à terme, nourrie au biberon. Première dent à 5 mois, a parlé à 8 mois, marché ‘à 14 mois. Rougeole et bronchopneumonie a deux ans, a eu la grippe en 1919, a été soignée un an à Groslay.

Actuellement et depuis un mois, l'enfant a maïigri mais elle toussait continuellement depuis beaucoup plus longtemps. Depuis quinze jours elle est alitée.

Examen. — Enfant pâle et amaigrie, aux yeux cernés. Etat déplorable de la dentition : encoches en croissant des incisives supérieures, quelques incisures sur la face antérieure de celles-ci, front bombé.

Appareil respiratoire. — Inspection, thorax émacié. Percussion : en arrière et à gauche, submatité paravertébrale

Vautes

dans la région hilaire. Submatité du sommet dans la fosse” sus-épineuse.

Aascultation. — En arrière, à droite, respiration soufflante dans la moitié supérieure du ponmon, avec quelques râles ronflants. À gauche, respiration à tonalité élevée.

Quelques me sous-crépitants assez nets surtout après Ja toux. Retentissement particulier de la voix à gauche, augmentation de la transmission des bruits sous- Le trule tres

En avant, inspiration soufflante, sous les deux clavicules, avec quelques râles sous-crépitants.

Appareil cardio-vasculäire, normal.

Radioscopie. — Voile léger, mais fixe au sommet gauche qui ne s’éclaire pas à la toux : signes nets d’adénopathies, avec diminution considérable de l’espacé clair médian.

4 juillet. — Cuti-réaction postive et réaction de Wassermann positive faible.

6 juillet. — On commence une série de piqûres de biiodure (x centigramme tous les 2 jours).

22 juillet. — Episode fébrile, sans modifications des signes pulmonaires.

L'enfant reste encore un mois dans le service, pendant lequel on essaie encore le traitement mercuriel, qui ne modifie en rien les lésions pulmonaires.

29 août. — L’enfant'est envoyée en preventorium. Son état

général est très amélioré mais les signes physiques restent les mêmes.

Ors. XXV.— C... Madeleine. Agée de 10 ans, estenvoyée une première fois, le 3o juin 1991, du preventorium de Plessis Robinson à l'hôpital des Enfants Malades, pour otite suppurée.

Anlécédents héréditaires. — Mère bien portante. Père soigné souvent pour bronchite chronique.

Aniécédents personnels. — Née à terme. À marché à 15 mois, parlé au même âge, première dent à 6 mois.

Examen . — Facies adénoïdien assez marqué. Otite suppurée assez intense.

Signes nets d'adénopathies médiastines. En outre, on note une poussée bronchitique, avec râles humides à la bace gauche, sans modifications de la tonalité, à la percussion.

Le 11 juillet. — Les signes de bronchite ont diminué, mais

.— 145 es

la respiration reste un peu rude, et on constate toujours les signes d’adénopathie,

Cuti-réaction positive. Réaction de M assermann faiblementi posilive.

Le 31 juillet l'enfant retourne au preventorium, son otite guérie.

Le 6 septembre 1921, l'enfant revient du preventorium avec la note suivante : râles bulleux à caractères humides dans les deux tiers inférieurs du poumon gauche, en arrière et dans la région sous-axillaire. Râles bulleux moins nombreux dans le poumon droit en arrière. L'enfant tousse depuis plusieurs nuits ; température oscillant autour de 38.

Cette bronchite persistant de manière anormale, on pratique le 26 septembre un examen des crachats qui est trouvé négatif.

Mais les signes d’adénopathie persistent toujours identiques à eux-mêmes.

21 octobre. — On pratique une radioscopie qui montre l'existence d'opacifications médiastines et hilaires. Le poumon est normal.

7 novembre. — L'enfant rentre au préventorium.

Os. XXVI. — C... Madeleine, âgée de 9 ans, entre salle Gillette, lit n° 17, le 22 septembre 1€21 pour toux et amaigrissement.

A ntécédents héréditaires. — Père et mère bien portants. Pas de fausse couche de la mère. L'enfant a une sœur de 10 ans qui est bien portante.

Antécédents personnels. — Venue à terme; bien constituée en naissant. À marché à 10 mois, mais mangeait peu et est restée frêle et délicate.

Depuis quinze jours, amaigrissement, perte d’appétit, élévation thermique et transpiration abondante.

Examen. — Enfant de petite taille, pâle; front olympien; voûte palatine ogivale ; une petite opacification se voit sur la cornée, au niveau de l'œil droit.

Appareil respiratoire. — Légère circulation dans la région \sternale. Percussion : matité rétro-sternale débordant un peu à gauche. Matité paravertébrale gauche en arrière. Augmentation de la résistance au doigt au sommet gauche. Auscultation : respiration rude en avant derrière le ster-

J. Mercier 10

num, cten arrière, surtout daus la partie interne de la fosse sus-épineuse gauche. Retentissement à ce niveau de la voix haute et basse.

Exumen radioscopique. — Le sommet gauche s’éclaire mal à la toux. Opacifications dans la région du hile.

30 septembre. — Premier Wassermann qui est trouvé négatif. Catiréaction positive.

19 octobre. — Deuxième Wassermann qui est franchement positif.

10 novembre. — L'enfant est envoyée en preventorium.

Ogs. XXVII. — B... Germaine, âgée de 8 ans, entre salle Giüllette le 11 octobre pour toux et fièvre.

Antécédents héréditaires et personnels manquent, les parents convoqués n’ayant pas répondu à la convocation.

Examen. — Enfant amaigrie, de petite taille, pâle, nez légèrement aplati à sa base, mais sans déformation caractéristique.

Appareil respiratoire. — En avant, légère circulation collatérale, élévation de la tonalité à gauche, inspiration plus soufflante du même côté; en arrière, expiration soufflante aux deux sommets, quelques gros râles de bronchite d’origine hilaire. Signe de d'Espine très net à gauche.

Examen radioscopique. — Adénopathie trachéo-bronchique légère. Les sommets s’éclairent mal à la toux surtout à gauche. Espace rétro-cardiaque clair. Bases normales.

21 octobre. — Cutiréaction positive. Réaction de Wasser- k mann positive.

Les signes ne se modifient pas ensuite, malgré le traitement hydrargyrique, qui est appliqué à la malade ; elle part en preventorium le 4 décembre.

Os. XXVITT. — A... Suzanne, âgée de 9 ans est amenée “alle Gillette, le 13 mai 1921, parce qu'elle est maigre et a de la diarrhée,

Antécédents héréditaires. — Mère bien portante, pas d'autre grossesse ni de fausse couche. Père bien portant, mais avoue la syphilis.

Antécédents personnels. — Née à terme, nourrie au sein jusqu'à 17 mois, première dent à 17 mois, parle à un an, inarche à un an.

À eu Ja coqueluche, la rougeole, une laryngite stridu-

Jeuse, la scarlatine à 6 ans; l’année dernière un médecin a

D rs: lésion au poumon gauche.

La maladie actuelle semble avoir débuté le 8 mai par un peu de toux.

Examen. — Enfant amaigrie (n'aurait pris qu'une livre depuis un an), pâle, micropolyadénopathie.

Appareil respiratoire. — En arrière, pas de modifications uettes de la tonalité; aux deux sommets, mais surtout au sommet droit, respiration rude presque soufflante, signe de d'Espine léger.

Autres appareils normaux.

Examen radioscopique. — L'enfant respire très mal, le diaphragme se mobilisant à peine dans les grandes inspirations. Champ pulmonaire clair. Dans le médiastin, on trouve une ombre ganglionnaire droite.

Culti-réaction positive. Réaction de Wassermann positive.

Tuberculoses cavitaires

OBs. XXIX. — B... Marie, âgée de 2 ans, entre salle Gil-

Jette, le 30 janvier 1921, pour bronchite.

Antécédents héréditaires. — Mère bien portante, n'a pas

eu d'autre enfant, pas de fausse couche. Père a eu une bronchique chronique.

» Antécédents personnels. — Née à terme, élevée au sein jusqu'à huit mois. Première dent à 8 mois; a parlé à 12 mois, marché à 15 mois.

Malade depuis une huitaine de jours : température, agilation, refuse de manger.

Examen. — Appareil respiratoire ; en arrière : matité au

niveau des deux bases. Auscultation : en arrière, râles sous

crépitants, fins, au niveau des deux bases, uvec prédomi. nance à la base gauche. Râles huinides disséminés sur toute Ja hauteur des deux poumons. Retentissement du cri et de la toux.

Foie ne déborde pas le rebord costal inférieur. Rate, ni palpable ni percutable. Cœur normal.

Cuti-réaction positive.

L'enfant sort amélioré le 15 févriér 1921.

28 février 1921. — L'enfant rentre pour un érythème diffus, consécutif à un anthrax, érythème marqué surtout sur la face antérieure des cuisses par un pointillé fin, scarlatiniforme, pas d’angine scarlatineuse.

31 mars 1921. — L'enfaut, qui était aux Douteux, repasse à Gillette avec une fièvre élevée.

On ne trouve que quelqes râles et un peu de submatité & la base gauche.

Pyodermite généralisée, mais éléments très petits. Ulcération labiale au niveau des commissures.

20 avril. — Amélioration de la peau. Cicatrisation presque complète de la muqueuse buccale.

Wasserman négatif. Cutiréaction positive.

27 avril. — Nouvelles poussées de pyodermite avec deux furoncles de la paroi qui s'ouvrent spontanément, foyer broncho-pneumonique au sommet droit, avec gros râles humides.

16 mai. — Les foyers pulmonaires persistent surlout aw sommet droit, râles de bronchite diffus.

20 mai. — Examen radioscopique. Sur toute la hauteur du

poumon droit, grisaille uniforme avec, au sommet, une tache plus claire.

26 mai. — Cyanose et dyspnée progressives.

28 mai. — En arrière, submatité du sommet droit, à l’aus-— culiation, nombreux râles fins en arrière et à droite, surtout au sommet où l'on note des râles plus gros, à timbre caver= nuleux. En arrière et à gauche, au niveau du hile, souffle à timbre cavitaire, accompagné de râles humides.

30 mai. — Dyspnée continue avec polypnée, râles con tinus.

2 juin. — Décès. ,

4 juin. — Autopsie : cavernes pulmonaires périhilaires,«

poumon droit : caverne périhilaire avec gros ganglions caséeux. À gauche, caverne du sommet avec état de pneu monie caséeuse.

Oss. XXX. — Tr. Auguste, âgé de 18 mois, entre le 17 dé” cembre salle Damaschino pour être admis à Medan. Antécédents héréditaires. — Père en bonne santé, mére”

bien portante, a eu deux autres enfants. j Antécédents personnels. -— Enfant bien portant jusqu’en

ro

août dernier, époque à laquelle le demi-frère est démobilisé. Celui-ci depuis, a fait de la phtisie et en est mort. Il a habité Jusqu'à fin mars avec l'enfant.

Depuis ce moment, l'enfant maigrit et dépérit.

Examen. — Pâäleur marquée, quelques ronchus disséminés, ventre un peu volumineux, ne parle pas.

L'enfant est pris en attendant son départ pour Medan.

22 décembre. — Cuti réaction positive. Réaction de Wassermann négative.

29 décembre. — L'enfant commence à présenter des oscillations thermiques qui ne cesseront plus.

2 janvier. — Les oscillations continuent ; labdomen est balloné. On entend dans toute l’étendue des deux poumons, de gros râles humides : sonorité normale ; le murmure vésiculaire s'entend partout.

5 janvier. — Les râles prédominent dans la région hilaire droite : à ce niveau, respiration extrêmement soufflante,

râles qui sont presque des gargouillements.

9 janvier. — On constate, à la base droite, une matité rémontant jusqu'au tiers moyen du poumon droit. À ce niveau, une ponction exploratrice ne retire pas de liquide ; le murmure vésiculaire est conservé ; on entend toujours des gargouillements dans la région hilaire.

11 janvier. — Examen radioscopique: opacifications hilaires ; à la base droite une bande obscure semble partir du hile se dirigeant vers la paroi costale, mais à quelque distance du diaphragme ; entre celui-ci et la bande obscure, il y a un espace clair.

15 janvier. — L'état général est très grave, ventre très ballonné.

16 janvier. — Décès.

17 janvier. — Antopsie, péritonite intense.

Poumon : cavité au niveau de ia base droite aans laquelle on retrouve des bacilles.

Obs. XXXI. — Le... Alice, âgée de 13 ans, entre salle Gillette le 25 novembre 1921, parce qu’elle tousse et crache beaucoup.

Antécédents héréditaires. — Père et mère en bonne santé. Cette dernière n’a pas fait de fausse couche, mais n'a eu que cette fille. Dix oncles et tantes sont morts de la poitrine.

Re ns À Es.

Antécédents personnels. — Venue à terme, élevée au sein jusqu’à 14 mois ; première dent à 6 mois ; marche à 11 mois, ù parle à 24 mois. Formée à 12 ans 1/2. a eu la rougeole et la scarlatine en bas âge, opérée des amygdales en 1914. À eu une congestion pulmonaire en mai 1920 ; elle s'en remet et gagne 9 kilogrammes.

Depuis le mois de juin 1921, elle ne cesse de maigrir ; elle : tousse etcrache, la toux amenant parfois des vomissements ; la température monte tous les soirs ; elle a des sueurs nocturnes.

Examen.— A l'inspection, maigreur très accentuée et émaciation musculaire très prononcée. Doigts hippocratiques,

Hémithorax gauche rétracté. Amplitude respiratoire fortement diminuée. À la palpation, vibrations nettement augmentées à gauche, ainsi qu'au sommet droit. Percussion : matité de toute la hauteur du poumon gauche, submatité au sommet droit ; la base droite est sonore.

Auscultation. — Souffle intense à timbre cavitaire, perceptible dans toute la hauteur du poumon gauche ; avec gros râles caverneux, surtout après la toux. Bronchophonie pectoriloquie aphone très marquée, l’auscultation du poumon droit permet de déceler un foyer de râles humides, au sommet, avec respiration très rude et augmentation des vibrations. ESS

Autres appareils. — Stomatite aphteuse assez intense. Foie normal. Rate perceptible à la palpation, la matité de l'espace de Traube empêche de la délimiter à la percussion. Traces d’albumine dans les urines. 2 4

L'examen des crachats permet de constater la présence de bacilles de Koch en abondance.

29 novembre, — Quli-réaction faiblement positive. Réacion de Wassermann très positive (H°.)

Dans les jours suivants, la stomatite s'améliore mais l’état général de la malade décline de plus en plus.

13 décembre, — Les parents l’'emmènent et nous avons pu savoir qu'elle était décédée le lendemain chez elle.

OBs. XXXIIL. — C... Hubert, âgé de 12 ans, entre salle Damaschino, le 5 juillet 1921, pour ascite. |

Anlécédents héréditaires — Mère décédée à 38 ans, d’une méningite de nature tuberculeuse. Aurait été phtisique ;

un frère de la mère serait mort tuberculeux ; le père est bien portant, serait un tousseur habituel ; le malade a une sœur chétive.

Antécédents personnels. — Pas de renseignements sur la première enfance.

En juin 1920,pleurésie gauche sèche. Pendant quatre mois, l'enfant traine, puis est envoyé à Hendaye, où il passe sept mois ; rentré à Paris fin avril 1921, est resté faible ; toussait facilement, n’a pas augmenté de poids depuis son retour.

Depuis cinq ou six jours, on s’est aperçu que le ventre de l'enfant enflait,en même temps, douleur dans le côté gauche, selles fréquentes, 3 à 4 par jour. Il y a deux jours, diarrhée avec selles glaireuses, température élevée.

Examen. —- L'enfant semble fatigué et abattu. 11 est maigre, front très développé. Appareil digestif : langue légèrement saburrale. Bonne dentition.

L’abdomen est ballonné. Circulation collatérale, mais il n’y a pas de points douloureux. Il est sonore dans toute son étendue, pas de matité dans le flanc ni dans le basventre.

Appareil respiratoire. — En arrière: pas de déformation ; vibrations fortes surtout à droite. Submatité des deux sommets, peut-être plus accentuée à droite. Respiration forte dans toute l'étendue des deux champs pulmonaires, soufflante aux deux temps aux deux sommets, mais plus accen- . tuée à droïte, avec retentissement de la voix haute et de la voix chuchotée. Quelques râles sous-crépitants au sommet droit, mais sans fixité.

En avant, élévation de la tonalité de la région sous-claviculaire droite. Respiration soufflante aux deux temps, mais plus accentuée à droite. Au niveau du mamelon droit, râles sous crépitants à la fin de l'inspiration.

Examen des crachats : négatif.

15 juillet. — Xéaciion de Wassermann très positive.

19 juillet. — La température d'abord très oscillante étant arrivée aux environs de 37° on met l'enfant à un traitement récalcifiant.

25 juillet. — Nouvel examen du poumon.

En arrière : submatité du sommet droit, matité de Ja base gauche jusqu'à un travers de doigt au-dessous de l’omoplate. A l'inspection : légère voussure de l’hémithorax

gauche, augmentation des vibrations au sommet droit, abolition des vibrations à la base gauche.

Auscultation. — Sommet droit, souffle aux deux temps de timbre bronchique, quelques râles secs, semblant plutôt des craquements pleuraux. Dans la région hilaire et au-dessons quelques petits râles de timbre plus humide. Au sommet gauche, inspiration rude ; à la base gauche, obscurité respiratoire, au niveau de la région hilaire gauche quelques petits râles secs et un souflle aigre, aigu expiratoire et lointain, Voix chuchotée exagérée au sommet droit et dans toute la base gauche.

En avant: à la percussion, élévation de tonalité rétrosternale et parasternale droite.

À droite : respiration rude et petits frottements pleuraux.

À gauche : respiration rude.

23 août. — L'enfant quitte le service et part à Hendaye.

10 décembre. — L'enfant revient d'Hendaye parce que ses lésions pulmonaires se sont accentuées.

Examen -— Bon état général, pigmentation solaire, cicatrices des ponctions exploratrices pleurales.

Percussion : matité sus-claviculaire droite. Skodisme susclavicuiaire gauche.

Diminution des vibrations vocales sous la clavicule droite.

En arrière : matité de la base gauche, qui ne tourne pas. Traube sonore. Vibrations très augmentées au sommet droit.

Auscultation. — Poumon droit, expiration soufilante et prolongée au sommet.

En arrière : quelques bruits adventices à la fin de l'inspi-

ration, surtout perceptibles après la toux.

Poumon gauche : expiration soufflante aussi au sommet. Silence inspiratoire à la base, bronchophonie, pas de souffle, quelques râles sous-crépitants.

En avant : poumon droit,mêmes signes qu'en arrière mais plus marqués. Poumon gauche, rien à signaler.

12 février 1922. — Mêmes signes mais en avant, les bruits adventices sont un peu diminués.

Examen des crachats : positif.

20 février 1922. — Examen radioscopique : La base gauche est obscurcie, Le lobe supérieur du champ pulmonaire droit est entièrement marbré avec un noyau plus opaque au niveau de la clavicule.

143 hat À dt. * pe nt

Quoique n'ayant pas subi de traitement spécifique l’état général de l'enfant est amélioré et les bacilles ont disparu de ses crachats (avril 1922).

OBs. XXXIII. — M... Robert, entré le 5 août 1920, salle Gillette, pour point de côté.

Antécédents héréditaires.— Le père est bien portant mais éthylique. La mère est bien portante, a eu trois enfants, n'a pas fait de fausse couche ; les deux premiers enfants sont nés à terme,le deuxième qui a neuf ans à des bronchites tous les hivers.

Antécédents personnels. — Notre malade est le troisième enfant. Il est né à terme, a été nourri au sein jusqu’à vingt et un mois, a marché à un an, a parlé sans retard, avait deux dents à cinq mois. À eu la rougeole, la coqueluche et les oreillons.

Histoire de la maladie : le 14 juin l'enfant a été amené à l'hôpital pour congestion pulmonaire, il a eu à ce moment deux crises de convulsions. IL est sorti dans les derniers jours de juin non guéri, car, trois jours après, la fièvre a repris, l'enfant ne mangeait pas.

Depuis un mois, la mère trouve que l'enfant a l'abdomen gonflé ; il se plaint de douleurs irradiant dans la fosse iliaque gauche, il a de la diarrhée.

Examen. — Appareil respiratoire : En avant et à gauche, sonorité exagérée et souffle amphorique. En arrière et toujours à gauche, tympanisme très marqué et souffle amphorique, au niveau du tiers moyen du poumon. Les vibrations ont complètement disparu à gauche.

Cœur : très dévié à droite. La pointe bat à deux travers de doigt du mamelon droit.

Foie : il déborde de trois travers de doigt le rebord costal inférieur. La rate est grosse. Les urines sont normales.

28 août. — Æxamen radioscopique. — Champ pulmonaire gauche très clair, à la base un peu de liquide à surface trè mobile remontant au-dessus de la coupole diaphragmatique.

Phénomène de la bouteille d'encre, on ne voit pas le poumon rétracté, mouvement de balance du diaphragme, ombre cardiaque très refoulée vers la droite, laisse complètement libre le champ pulmonaire gauche ; à droite clarté normale.

L'ombre cardiaque déborde fortement la colonne vertébrale

de ce côté.

5 novembre. xamen radioscopique. — Epanchement liquide de la RE aucun signe de pneumothorax. 6 novembre. — Thoracenthèse, on retire 5oo grammes de

liquide séro-fibrineux, contenant des lymphocytes.

8 novembre. —Enarrière, matité des 2/3 inférieurs de lhémithorax. Abolition du murmure vésiculaire dans la même région. Respiration normale dans la fosse sus-claviculaire. Egophonie. Pectoriloquie aphone. Souffle pleurétique.

18 décembre 1920. — L'enfant sort.

2 juin 1921. — L'enfant revient à l'hôpital, on constate rétraction de l'hémithorax gauche, diminution des vibrations du côté gauche. Matité complète de tout le poumon gauche. Silence respiratoire absolu dans toute l'étendue du poumon gauche. Bronchophonie, broncho-égophonie.

5 juin. — Ponction pleurale absolument blanche.

9 juin. — £xamenradioscopique. — Poumon droit normal, poumon gauche, opacité de tout le poumon gauche, allant en diminuant de la base au sommet.

29 juin. — Réaction de Wassermann positive, cuti-réaction positive.

L'enfantsortau mois d'aoûtavecles mêmessignes physiques mais une amélioration considérable de l'état général. Il a repris 4 kilos en trois mois. On n'a pas fait le traitement mereuriel.

LA

Ogs. XXXIV. — V... Jean-Baptiste, 7 ans. Entre le 3 avril 1919, salle Damaschino pour toux et amaigrissement.

Pas d'antécédents, pas d’histoire. 1

Examen. — Limitation de l'expansion thoracique à droite. Un peu de circulation collatérale. Micropolyadénopathie cervicale, axillaire, inguinale.

Palpation : à gauche, vibrations normales, à droite, vibrations diminuées à peine perceptibles, dans la fosse susépineuse. Elles sont de nouveau perceptibles dans la zone de matité.

Percussion : 1° antérieure. À gauche, sonorité normale. La région sternale est mate, avec maximum vers la droite, où la matité se confond avec la matité antérieure droite. À droite, matité de bois avec résistance au doigt, s'étendant depuis

la clavicule jusqu’à la matité hépatique, avec laquelle elle paraît se confondre et du bord du sternum, jusqu’au bord inféro-externe du grand pectoral.

2 Région axillaire droite, matité supérieure limitée nettement, en bas, par une ligne oblique, passant à deux travers de doigts au-dessous de l’aisselle, à un travers de doigt audessous du mamelon et aboutissañt à l'extrémité externe du ‘cartilage costal. Cette ligne est parallèle au bord inférieur du grand pectoral, à peu près à un travers de doigt au-dessous de lui. !

Au-dessous de cette ligne, la sonorité reparaît et forme un angle sonore, dirigé en avant. La ligne inférieure, qui forme cet angle correspondant à la limite Hédéaue

3° Région axillaire gauche, sonne bien.

4° Postérieure, sommet droit, matité avec résistance au doigt. Cette matité est également limitée en bas par une ligne oblique, partant de l'apophyse épineuse de la troisième dorsale et allant rejoindre en dehors la ligne de matité axiljaire précédemment indiquée. Les 2/3 inférieurs du poumon ont une sonorité normale. De même que le poumon gauche estentier.

5° Creux sus-claviculaire : à droite matité de bois, à gauche, sonorité.

Auscultation. — A gauche, respiration rude, quelques râles soufflants ; à droite, respiration très soufflante aux deux temps, avec retentissement de la toux, de la voix haute et chuchotée dans toute la zone mate, sans maximum net au hile,pas de râles. Signesanalogues dans l’aisselleet en arrière dans la zone mate. Diminution de la respiration à la base droite.

Cœur normal. Foie normal non abaissé.

7 avril. — Ponction exploratrice dans la zone mate. on retire une goutte de liquide. Examen cytologique : lymphocytes. Examen bactériologique direct : pas de microbes.

20 avril. — Poussée fébrile : toux.

Dans le denxième espace intercostal droit, en avant, on entend du souffle, des râles très humides (signes de ramollissement), retentissement de la toux et de la voix.

17 mai. — Réaction de Wassermann positive, culi-réaction positive, intradermo-réaction positive.

On met le malade au traitement par le biiodure

27 mai. — Augmentation des vibrations à droite, bruit de pot fêlé. Gargouillement dans le premier espace au tiers interne. Lorsque l'enfant, a toussé, le gargouillement n'est plus perceptible, mais on entend un soufile à timbre amphorique très fort.

30 mai. — Matité, gros sous-crépitants, souffle. Le malade ayant beaucoup toussé et craché, il ne reste dans la fosse sousépineuse que des craquements et une expiration soufflante et prolongée.

2 juin. — Frottement à la base gauche. |

7 juin. — Wassermann faiblement positif. On fait du cacodylate au malade.

18 juin. — On refait une série de 10 piqûres de biodure de mercure.

8 juillet. — Un cobaye inoculé est sacrifié et ne présente aucune lésion tuberculeuse.

12 juillet. — L'enfant sort, il présente encore de la micropolyadénopathie cervicale. En arrière et à droite.matité dans la fosse sus-épineuse et sous-épineuse, vibrations conservées. En avant,respiration rude, matité dans les fosses sus et sousclaviculaires . Gros souffle sus-claviculaire à droite, sans gargouillement.

5 août. — On revoit l'enfant. Signes physiques non modifiés. Augmentation de poids de 300 grammes. Reprise dù traitement mercuriel.

21 juillet 1921. — On revoit l'enfant. Matité rétro-sternale débordant largement à droite du sternum {atraversde doigts environ). Dans la région mate, soufile intense, dans toute la régicn rétro-sternale, se propageant vers l’aisselle en haut, vers la clavicule en bas descend beaucoup — quelques râles après la toux — retentissement des bruits du cœur. En

arrière, matité paravertébrale ; on entend aussi à ce niveau le souffle moins intense qu'en avant.

Les observations que nous allons citer ne comportent pas de Wassermann positif, mais les antécédents et les stigmates rencontrés sur les malades nous ont fait soupçonner néanmoins, qu'ils étaient hérédo-syphilitiques ; et il nous a semblé intéressant d'étudier l’évolution de leur tuberculose.

--Ogs. XXXV — Ar... Marie-Louise âgée de 11ans, entre le 8 juin 1921, salle Gillétte, pour amaigrissement, fièvre, toux.

Antécédents héréditaires. — Père mort de bronchite chronique, alcoolique. Mère bien portante ; a eu neuf grossesses sur lesquelles nous comptons ; deux fausses couches et sept enfants morts : deux de méningite tuberculeuse, un au cours d'une hémoptysie, les autres en bas âge de convulsions.

Antécédents personnels. — Enfance malheureuse. Logement insalubre.Venue à terme,n'a marchéque vers 2 ans.Elle a eu sa première dent à 10 mois. À eu la coqueluche. Depuis sept mois, elle est malade ; point de côté, amaigrissement, fièvre, transpiration nocturne ; tousse et crache.

Examen. — Enfant pâle, amaigrie, petite pour son âge. Front olympien, dents mal plantées.

Appareil resriratoire. — En arrière : matité au sommet

gauche, submatité à la base gauche, submatité à la base droite.

Auscallation : À la base gauche, foyer de râles fins sur la ligne axillaire postérieure — râles secs et frottements; — à la partie moyenne, bronchite diffuse. Au sommet, condensation du parenchyme, avec retentissement de la toux et de la voix haute et chuchotée. A droite, inspiration un peu diminuée à

la base, respiration soufflante au sommet.

En avant. — Submatilé-sus claviculaire droite, râles humides au niveau des deux sommets, mais sans timbre cavitaire.

Cœur normal. Foie un peu gros. Rate non percutable. Urines normales. Baciiles de Koch dans les crachats.

16 juin. — Cuti-réaction faiblement posilive. Etat général très médiocre, amyotrophie et amaigrissement continu. 21 juin. — L'enfant, dont la température a subi de grandes

oscillations autour de 39 degrés depuis son arrivée, part pour

. Debrousse. On n’a pas pratiqué la réaction de Wassermann.

O8s. XXXVI. — D... Albertine, âgée de 9 ans, entre salle | Gillette, le 20 juin 1921, pour toux continuelle.

Antécedents héréditaires. — Mère bien portante, a eu cinq grossesses, sur lesquelles nous notons une fausse couche de quatre mois et deux enfants morts, avant la naissance

de l'enfant qui nous occupe. L’un à 2 ans 1/2 de méningite,

si 158 —

qui a duré vingt-et-un jours ; l’autre à 3 mois, aveugle. On a prélevé à ce moment du sang pour un Wassermann. Le dernier enfant est bien portant et a 6 ans actuellement. Le père est charretier, éthylique et tousse un peu.

Antécédenits personnels.— Née à terme, pesant 3 kilos ; a marché à 15 inois ; a eu la rougeole, la coqueluche ; a été soignée en 1916 pour tuberculose du pied. À eu en plus un spina ventosa du pouce gauche et une tumeur blanche du coude. Elle porte des cicatrices de toutes ces lésions.

Histoire de la maladie. — Tousse et maigrit depuis plusieurs mois. À présenté de la diarrhée ces jours derniers. Il semble qu’il y ait eu un début des phénomènes plus aigus il y a buit jours.

Examen. — Enfant pâle, aux yeux cernés ; pigmentation marquée de la peau. Langue dénudée, rouge au milieu avec enduit central ; pas de diarrhée. Rate très volumineuse, facilement perceptible sous le rebord costal. Foie très gros débordant également le rebord costal.

Appareil respiratoire : — En arrière : légère submatité du sommet gauche, râles de bronchite diffuse, surtout du côté droit, avec sibilances très accentuées ; frottements pleuraux.

5 juillet. — Etat pulmonaire toujours grave. La poitrine est de plus en vlus encombrée de râle sibilants. Température restée élevée et irrégulière.

8 juillet. — Cuti-réaction négative, réaction de Wassermann négative.

12 juillet. — L'état étant toujours très grave, et étant donnés les antécédents familiaux, on fait quelques frictions ; mais l'enfant meurt le 16 juillet.

Autopsie le 1€ ; granulie.

O8s. XXXVII — L C..… Anne, âgée de 10 ans, entre le 4 juin 1941 salle Gillette, pour une lésion pulmonaire.

Anlécédents héréditaires. — Père mort, mère tousse et crache ; n'a jamais fait de fausse couche.

Antécédents personneis. — Née à terme, nourrie au sein,

première dent à 8 mois. A eu la rougeole, la coqueluche. Habite avec ses parents. un rez-de-chaussée infecte : une seule pièce pour quatre personnes.

ne $ :

L'enfant tousse depuis au moins un an. Transpire beaucoup la nuit,

Eh:

Examen. — Enfant de bonne apparence, front légèrement bombé. Dents saines, aucun stigmate d'hérédo-syphilis.

Appareil respiratoire.— {nspection,cireulation collatérale. diminution de l'amplitude respiratoire du côté gauche.

Palpation. — Diminution des vibrations au sommet gauche.

Auscultatian. — Sous-crépitants disséminés à droite. Au niveau du tiers supérieur du poumon gauche, souffle cavitaire, transmis au niveau du sommet droit. Gros gargouillements surtout après la toux. Retentissement de la voix.

En avant. — Matité de la fosse sus-claviculaire gauche.

Expiration soufflante avec râles.

Autres appareils normaux.

x'r juin : culi réaction positive.

16 juin : examen radioscopique. Bande opaque à l'union du tiers supérieur et du tiers moyen, du côté gauche. Entre cette bande opaque et le sommet, caverne bien visible.

Sommet gauche diminué de transparence. Diaphragme {ixé à gauche. :

17 juin.— Présence de bacilles de Koch dans les crachats.

Réaction de Wassermann négative.

18 juin. — Le côté droit paraissant sain, on tente un pneumothorax artificiel. On pénètre tacilement dans ia cavité pleurale ; mais l'injection d'oxygène ne peut se faire, en raison sans doute d'adhérences pleurales très serrées.

2 juillet. — Radioscopie. Obscurité complète des trois quarts supérieurs de l'hémithorax gauche, avec grosse caverne bien visible dans la région claviculaire. Sommet droit obscur et indifférent à la toux.

8 août. — L'enfant est envoyée à Debrousse.

Ogs. XXXVIIL. — D... Henrietie, âgée de 11 ans et demi, entre salle Gillette, le 29 septembre 1921.

Antécédents héréditaires. — Mère bien portante ; a eu trois enfants : la malade est la deuxième ; les deux autres sont en bonne santé : 1 enfant mort né à sept mois.

Antécédents personnels. — Née à 7 mois, élevée au sein jusqu'à 13 mois, marche à 14 mois ; première dent, à 8 ou 9 mois. Scarlatine à 5 ans. Rougeole à 3 ans, grippe en 1918.

En janvier. — Soignée à Pasteur vingt-six jours, pour maux de tête, amaigrissemeni et fièvre. Sur les conseils d'un

médecin, estenvoyée à la campagne parce qu un poumon est atteint.

En juillet dernier, nouveaux accès de fièvre, maux de tête avec amaigrissement de 2 kilogs.

Envoyée à la campagne en septembre.

x octobre. — Radioscopie. Tous le tiers supérieur du poumon droit est occupé par une ombre opaque uniforme, nettement limitée en bas et en dedans, partant de la ligne axillaire pour atteindre la partie inférieure du hile.

Même aspect en arrière. Espace rétro-cardiaque obscurci dans sa partie supérieure. Bases normales.

8 octobre. — Radiographie des poumons.

22 octobre.— En arrière : percussion, légère submatité de la moïtié supérieure du poumon droit

Auscültation. — Expiration soufflante aux deux sommets mais plus à gauche ; retentissement marqué de la voix à droite. |

OBs. XXXIX. — V... Yvonne, âgée de 11 ans, entre salle Gillette le 10 octobre, pour amaigrissement et toux.

Antécédents héréditaires. — La mère a une santé relative et est traitée pour bacillose pulmonaire probable, pendant un an. Deux fausses couches après la naissance de l’enfant, laryngite chronique ; un autre enfant plus âgé.

Père bien portant

Antécédents personnels. — Enfant née à terme, nourrie au sein peñdant trois mois. À eu une pleurésie pendant l’allaittement ; a eu la rougeole.

15 octobre, réaction de Wassermann positive.

On ne trouve aucun signe à l'examen du poumon, l’enfant est rendue à sa famille.

10 février 1922. — L'enfant revient.

Examen. — Crâne légèrement natiforme. Malformations dentaires : dents mal implantées, crénelées, cariées. Voute palatine ogivale ; léger hippocratisme des doigts.

Thorax évasé à la partie inférieure. Ventre pointant en avant. Ombilic déplissé, système pileux très légèrement développé.

Légère circulation veineuse, sous- Dire et sur la face antérieure du thorax.

Appareil respiratoire. — En arrière : légère élévation de

la tonalité avec résistance au doigt, au niveau du sommet droit.

Submatité aux bases plus marquée à gauche ; expiration légèrement soufflante au sommet droit ; pas de bruits adventices. Retentissement de la voix haute plus marquée au sommet droit. La voix chuchotée est transmise. En avant sonorité normale, respiration normale :

2° Bruit du cœur légèrement claqué.

Abdomen. — Matité péri-ombilicale, dans les flancs et la fosse iliaque gauche, non modifiée par les positions diverses.

Pas de phénomène de flot. A la palpation : ventre résistant dans toute son étendue. On arrive à circonscrire une masse, siégeant au pourtour de l’ombilic et se prolongeant dans le flanc gauche. Quelques légers froissements périto-

méaux. ,

Foie. — Ne déborde pas le rebord costal inférienr.

Rate non percutable. Pas de douleurs, pas de troubles fonctionnels.

12 février 1922. — Radioscopie, accentuation des ombres hilaires, les sommets sont clairs et s'éclairent bien à la toux.

- Réaciion de Wassermann très positive. Cuti-réaction posilive.

On met l'enfant au traitement mercuriel, qui n’apporte aucune amélioration des lésions péritonéales.

Os. XL. — S... Marguerite, âgée de 9 ans 1/2, entre le { juin 1927, salle Gillette, pour phénomènes méningés. Ë __ Antécédents héréditaires. — Père tousse depuis la guerre. Mère bien portante ; a eu quatorze grossesses. Deux se sont terminées par des fausses couches. Sur les enfants nés des dix autres, quatre seulement sont vivants : six sont morts en bas âge, dont deux de méningite.

Antécédents personnels. — Née à terme, pesait 8 liv. 400. A marché à l’âge normal. Ostéomyélite en 1914. Coxalgie en 1916 ; soignée dans divers services; va à Berck en février. dernier. C'est là qu’elle était le 20 mai, jour où sa température monte. Son père va la chercher et l'amène aux Enfants- Malades. os

Examen. — Céphalée, vomissements, constipation, ral- -deur de la nuque. Kernig. Raie méningitique. Irrégularités du pouls et de la respiration.

J. Mercier 11

"ES mn : Dh - L 2 WA: 1 : & L

Ponction lombaire : liquide clair, hypertendu, 4o leucocytes par champ, surtout polynucléaires, On met l’enfant au traitement mercuriel.

6 juin. — L'enfant souffre beaucoup, se plaint, pousse de longs cris ; elle est indifférente à ce qui se passe autour d'elle, irrégularités du pouls et de la respiration. La température et le pouls montent ; température 38°8, pouls 120.

8 juin. — Même état, mais cependant la torpeur est plus grande. L'enfant répond à peine aux questions. Prononce de temps en temps un mot sans sens. Strabisme interne matqué. Très grosse irrégularité de la respiration et du pouls.

Une nouvelle ponction lombaire permet de retirer un liquide clair, hypertendu, contenant 5o polynucléaires par champ et quelques bacilles de Koch caractéristiques.

10 juin. — Une réaction de Wassermann a été pratiquée, elle est positive. On continue les frictions. 11 juin. — Période de coma et de paralysie. Strabisme

interne de plus en plus prononcé, Incontinence des sphines ters. Abolition de l'intelligence. Respiration de Cheyne: Stokes. Pouls filiforme; quasi-incomptable. Amaigrissementt considérable. è

12 juin. — Même état. On essaie de faire une piqûre de biiodure de mercure. :

13 juin. — Mort. |

Autopsie, 14 juin. — Granulations sur la base du cerveau granulations sur tous les organes.

Os. XLI.— P... Jeanne, âgée de ans. Entrele 24 août, salle Gillette, parce qu’elle se plaint de la tête, depuis quelques jours.

Antécédents héréditaires. — Père et mère bien portanis. Un autre enfant de trois ans, bien portant. Jamais de fausse

couche.

Antecédents personnels. — Enfant venue à terme. Poids normal à la naissance. Elevée quelques mois au sein, puis ak biberon à la campagne. Aucune maladie grave. A eu la rou: geole il y a deux ans. Il y a une quinzaine de jours, modification du caractère. 4

Depuis jeudi dernier, il y a donc environ une semaine se plaint de la tête. À eu des vomissements, pas de diarrhée au contraire. La température n'a pas été prise.

Hier soir, d'après la mère, aurait eu des convulsions. A perdu connaissance, . Examen. — Enfant assoupie, répond bien aux questions qu'on lui pose. Se plaint d'avoir mal à la tête, Répète cependant des phrases sans suite. Kernig léger. Raideur de la nuque. Pas de troubles des réflexes. Pauses respiratoires très marquées, et de temps en temps, un gros soupir.

Le pouls présente quelques PATES (Pouls dissocié : 120. Température 35°5).

Troubles vasomoteurs marqués (raie méningitique). Ventre souple.

Autres appareils normaux.

Ponetion lombaire : liquide clair, hypertendu, 150 leucocytes par millimètre cube. -

On fait des frictions mercurielles.

26 août. — L'enfant semble un peu moins assoupie, s’assied facilement sur son lit. mais se plaint de la tête, et les pauses respiratoires persistent.

27 août. — {enfant est retombée dans son assoupissement.

28 août. — Wassermann posilif. — Un commence des injections de 1 centimètre cube de biiodure de mercure.

30 août. — L'état étant toujours plus grave, l'enfant sort

sur la demande des parents.

PR Er

% 2) ; Es 4 PAL * + ) En FT Sp

He s ?

S'UERNIEE

Page 1