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caecum- et le côlon ascendant, fortement injectés de sang, présentent des ulcérations à contour irrégulier, tellement confiuentes qu’elles donnent un aspect vermoulu à l'intestin.
Puis, les ulcérations s’espacent, et leur intervaile est constitué par de la muqueuse à peu près saine. Elles se raréfient progressivement et disparaissent à environ 39 centimètres au-dessus de l’anus, ce qui explique, chez ce malade l’absence de syndrome dysentérique vrai. Chaque ulcération occupe le sommet d’une boursouflure blanche et translucide de la muqueuse ; le pourtour de l’ulcération est limité par un liséré hortensia. Quant à son fond, il est occupé par des détritus jaunâtres, de consistance gélatineuse. Nous avons ainsi, macroscopiquement, l’aspect typique de la dysenterie amibienne.
Le reste de l’examen nécropsique ne mérite de meution qu’à propos des surrénales qui présentent, de chaque côté, un volumineux foyer apoplectique central et sont ainsi quadruplées de volume.
Nous ne rapporterons pas l’examen microscopique en détail et nous nous bornerons à signaler que l'intestin présente son maximum de lésions dans la sous-muqueuse. on y observe des abcès du type habituel dans la dysenterie, et qui fourmillent d’amibes. La paroi de l’abcès du foie présente une zone interne nécrotique, une Zone externe cirrhotique si l’on peut dire, à sclérose envahissant excentriquement le parenchyme hépatique voisin.
Quant à la paroi de l’abcès du poumon, elle montre tout à fait extérieurement, un peu de sclérose. interlobulaire du poumon et d’alvéolite desquamative ; mais ce qui frappe surtout, c’est l'intensité de la nécrose qui frappe la paroi immédiate de l’abcès. Non seulement, il n’y a plus de noyaux colorables, mais les fibres élastiques sont raréfiées, fragmentées, réduites en grains.