‹ Contribution à l'étude des Réactions de la Base Droite au cours des Affections hépatiquesChapitre 27 sur 30 · LEA · texte numérisé non relu

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En résumé, ce qui frappe, à l'examen anatomique de ce malade, c'est le contraste entre l'étendue de l’abcès du poumon et de celui du foie, et aussi celui qui existe entre l’ancienneté apparente du foyer hépatique et les lésions de l'intestin qui semblent relativement

récentes, puisqu'elles sont, en somme, superficielles et

seu étendues.

Notre malade a donc succombé à une dysenterie amibienne chronique avec abcès hépatique et abcès pulmonaire ; mais les manifestations clintques apparentes de son affection ont été exclusivement pulmonaires. Les communications récentes qui ont été faites ici même ont montré qu’il en est souvent ainsi, et que l'erreur diagnostique la plus volontiers commise en matière d’amibiase est celle qui consiste à la confondre avec la tuberculose pulmonaire. C’est, en effet, au moment où un abcès hépatique s’ouvre dans les bronches et s’évacue par cette voie, qu’apparaissent les symptômes qui font croire à une affection du poumon.

Ce qui rend notre cas assez singulier, c'est qu'ici il y avait réellement une localisation pulmonaire de l’amibiase, un vaste abcès du poumon évoluant pour son propre Compte et non pas seulement la réaction pieuro-pulmonaire scléro-inflammatoire du voisinapage qui accompagne le plus ordinairement l’ouverture de l’abcès hépatique dans les bronches. On a décrit des abcès syléniques, des abcès encéphaliques au cours de l’amibiase; nous n’avons pu trouver dans :a littérature que deux abcès pulmonaires, tous deux dus à Nattan-Larrier.

Comme on l’a vu, il y avait entre l’abcès hépatique de notre malade et son abcès pulmonaire une communication large aux dépens d’une perforation diaphragmatique. Cette perforation est-elle la voie par laquelle Vinfection amibienne a, du foie, gagné le poumon ? S’est-elle, au contraire, produite secondaire-

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