‹ Contribution à l'étude des Réactions de la Base Droite au cours des Affections hépatiquesChapitre 9 sur 30 · ABS · texte numérisé non relu

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(Académie de Médecine et Archives de Médecine expérimentale. Juillet 1914) que ces faits d’hépatite amibienne chronique étaient sous la dépendance de gommes amibiennes avec réactions scléreuses réalisant une véritable cirrhose.

b) LES SIGNES RESPIRATOIRES DE LA LITHIASE BILIAIRE A côté des signes de Murphy, de Chauffard, d'Abraham, MM. Ramond, Borrien et Jacquelin décrivent au cours des lithiases biliaires frustes les

LA : rue : \ symptômes suivants: «Le murmure vésiculaire est

nettement diminué à la base droite surtout sur.la ligne axillaire postérieure, parfois cette obscurité respiratoire s’observe à la partie moyenne et même à la partie supérieure du poumon droit; elle persiste fort longtemps et nous connaissons des lithiasiques chez qui le symptôme a survécu des mois à la crise de colique hépatique ».

Ces auteurs ont pensé qu’il s’agissait d’une immobilisation du diaphragme sous l'influence de la douleur; mais ce symptôme persiste une fois la crise passée. Aussi concluent-ils que plutôt qu’une action réflexe partant du foie et inhibant plus ou moins l’action respiratoire des muscles intercostaux, il s’agit d’une action réflexe sur les muscles bronchiques dont la contracture peut diminuer la ventilation pulmonaire.

Ce symptôme a un grand intérêt diagnostic. «Il n’existe pas dans les affections pyloriques ou duodénales qui n’intéressent pas la vésicule biliaire; son interprétation permet donc une différenciation très nette entre ces divers processus dont le diagnostic est si souvent embarrassant ». (Ramond, Jacquelin, Borrien).

M. Linossier a également constaté ce symptôme. Chez un de ses malades on n’entendait jamais le

pr

murmure vésiculaire à la base droite. Ce silence était absolu mais la persistance de la sonorité éliminait toute hypothèse de réaction pleurale. L’examen radioscopique pratiqué chez un autre malade montrait une immobilité absolue de la partie droite du diaphragme. Pour M. Linossier, ce symptôme . n’est constaté que chez des lithiasiques sévèrement atteints.

Une malade que nous avons pu examiner semble rentrer dans ce cadre. Elle était entrée à l'Hôpital à la suite d’une crise de cholécystite calculeuse que confirmait un long passé de lithiase biliaire et dont elle présentait d’ailleurs la symptomatologie classique.

Nous avons pu noter chez elle une abolition complète du murmure vésiculaire de la base droite avec un certain degré de submatité tranchant avec l'intégrité des sommets et de l’autre poumon. La radioscopie ne révélait d’ailleurs aucune lésion anatomique.

OBSERVATION III (observation personnelle).

MadesR ere âgée de 43 ans entre à la Charité (salle Frère-Côme) le 16 février 1922 pour des douleurs dans l’hypocondre droit, accompagnées de fièvre.

Dans ses antécédents on ne relève rien de particulier jusqu’à l’âge de 41 ans. Maïs à ce moment, en mars 1920, elle présente une première crise. Elle est réveillée la nuit par une violente douleur dans l’hypocondre droit, douleur qui dure quatre à cinq jours et se calme insensiblement, douleur accompagnée de fièvre et suivie d’un subictère. Ni vomissements, ni nausées. Reste environ 15 jours à l’hôpital.

En mai 1921 deuxième crise identique à la première, mais un peu plus légère.

Dans l'intervalle des crises, pesanteur au niveau de DANS droit et quelques troubles digestifs.

. En février 1922 troisième crise débutant le 14 février. Entrée le 16 février elle sort de lhôpital le 6 mars. Même tableau clinique avec quetques nausées

cn plus.

Examen

Malade présentant un léger subictère des conjon:tives, langue un peu saburrale. |

Abdomen souple. — Toute la région de l’hypocondre droit est douloureuse à la palpation. On parvient à accrocher le bord inférieur du foie qui déborde les fausses côtes de deux travers de doigt. Limite supérieure au cinquième espace intercostal.

Appareil pulmonaire. — Abolition complète da murmure vésiculaire de la base droite avec légère submatité. Cependant à la radio l’aspect du champ pulmonaire est normal. |

Urines : Urobilinurie. — Autres appareils normaux.

C) LES MANIFESTATIONS PULMONAIRES DE LA BASE DROITE AU COURS DES ICTÈRES

M. Ramond a pu constater des symptômes analogues à ceux qu’il a décrits dans la lithiase biliaire : au cours de l’ictère catarrhal. Mais dans celui-ci les symptômes sont moins prononcés et d’une durée qui n’excède pas 7 à 8 jours. Parfois, il disparaît au bout de 48 heures.

Grâce à l’obligeance de M. Le Hutinel, interne des Hôpitaux, auquel nous tenons à exprimer toute notre gratitude, nous avons pu suivre un malade syphilitique qui, au cours d’un traitement par l’arsénobenzol, fut atteint d’un ictère typique avec aci-

— 19 — ; des biliaires et pigments dans les urines, décoloration des matières fécales. Chez ce sujet, la submatité de la base droite était manifeste. A l’auscultation, on entendait au même niveau de gros râles muqueux qui contrastaient avec l'intégrité du murmure vésiculaire à la base gauche et aux deux sommets. Ces accidents ont duré 6 jours, au bout desquels disparurent les râles muqueux. La submatité persiste pendant toute la durée de la jaunisse.

OBSERVATION IV (observation personnelle)

Le malade S...... , âgé de 63 ans entre à l’hôpital Saint-Louis, salle Vidal, le 19 février 1922. Son père est mort alcoolique. C’est lui-même un éthylique. Il a contracté le paludisme en Tunisie en 1881. En mai 1921 ce malade vient consulter à Saint-Louis pour un chancre de la verge. Le Wasserman est absolument positif. On lui fait aussitôt deux séries de néosalvarsan de dix piqûres chacune de 0,15 à 0,75 centigrammes. Ces deux séries étant séparées par un repos de 8 mois. À la suite de la deuxième série 5 semaines après la cessation du traitement apparaît un ictère précédé de quelques troubles gastro-intestinaux qui est allé en s’aggravant pour devenir franc en 8 jours.

A l’examen c’est un ictère franc généralisé avec pigments et acides biliaires dans l’urine, décoloration des matières fécales. Le foie est à peu près normal, la rate un peu grosse, mais surtout pour ce qui nous intéresse, au niveau de la base droite, on constatait sur une hauteur de cinq à six travers de doïgts un silence très marqué avec râles muqueux persistants. L'évolution de cet ictère fut normale. En moins de 3 semaines il rétrocéda et parallèlement les symptômes observés du côté de la base droite disparurent, la respiration devenant normale à cet endroit.

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