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Il est possible aussi [dans certains cas, que les tumeurs

3 Etat névropathique. — Mécanisme réflexe et toxi-infection — même associés --- ne suffiraient pas à expliquer entièrement les troubles organo-végétatifs, car ils ne sont pas fonction de l'intensité des lésions causales,.et il faut admettre alors, comme Mathieu et J.-Ch. Roux l'ont fait dans les réactions côliques : «la nécessité d’un état névropathique spécial, prédisposition indispensable à la mise en jeu des réflexes » ;

4 Voies du réflexe. — L’appendice malade est donc bien le point de départ de réflexes. Par quelle voie se transmettent-ils ?

Le cæcum et l’appendice reçoivent leurs filets nerveux du plexus mésentérique supérieur, formé luimême par des rameaux émanés au plexus solaire. Le pneumoyastrique et le sympathique participent à leur innervation. Comment essayer de mettre en évidence la part de chacun ?

Les expériences de Brow-Séquard chez les mammifères et de Goltz chez la grenouille démontrent qu'une irritalion des nerfs de la cavité abdominale est susceptible de provoquer l'arrêt du cœur, et ce phénomène ne se produit plus après la section des pneumogastriques et des sympathiques.

Laignel-Lavastine (1) expérimentant sur le chien, provoque la mort ou la syncope par un violent trau-

endocrines signalées par MM. Gosset et Masson, dans l'appendice malade, aient une part dans cette pathogénie.

1. Laignel-Lavastine, Recherches sur le plexus solaire. Thèse Paris, 1903.

E. Rouvière 3

matisme sur l’épigastre et le phénomène n'aurait plus lieu après l’ablation du plexus solaire.

Chez l'homme, André Thomas et J.-Ch. Roux ont signalé les premiers, en 1914, à la Société de Biologie (1), l'existence d’un réflexe cœliaque hypotenseur, qu'ils estiment correspondre vraisembablement à celui que les physiologistes ont décrit dans les expériences précédentes : une pression au creux épigastrique détermine une diminution de l’amplitude du pouls, parfois même un ralentissement, [ls ont trouvé ce réflexe surtout marqué-chez les névropathes anxieux et mélancoliques se plaignant de troubles dyspeptiques et d'angoisse épigastrique, et présentant une sensibilité épigastrique exagérée. Dans ces affections organiques du tractus digestif, ils ont constaté le même réflexe, mais moins sensible, en effectuant une pression sur les organes enflammés et douloureux. Mais ces auteurs ont noté l’existence du même réflexe chez des sujets dont l’épigastre n’était sensible ni spontanément, ni à la pression et qui ne ne présentaient pas d'affection organique du tube digestif.

Tout récemment M. Henri Claude (2) a repris la recherche du réflexe cœliaque hypotenseur, sous le nom de réflexe du plexus solaire, chez un certain nombre de sujets. Il a provoqué chez les uns la disparilion complète du pouls, chez d’autres une simple

1. À. Thomas et J.-Ch. Roux, le Réflexe cœliaque hypotenseur (Société de Biologie, 23 mai 1954).

2. H. Claude, le Réflexe du plexus solaire (Société de Biologie, 12 février 1921).

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diminution d'amplitude ; la contraction cardiaque, observée simultanément à l'écran radiologique, était diminuée d'amplitude. M. Claude a constaté chez un grand nombre d'individus l’absence de réaction ; parfois même le réflexe était inversé, une injection d'extrait hypophysaire — action hypertensive physiologique — a fait disparaître chez un malade le réflexe préalablement positif ; une injection de pilo- carpine — substance hypervagotonique — l’a fait au contraire apparaitre chez une jeune fille qui ne réagissait pas auparavant. Mais chez d’autres, les injections n’ont eu aucune influence sur le réflexe. Knfin chez les malades qui présentaient un réflexe solaire nettement positif, le réflexe oculo-cardiaque s’est montré variable, tantôt positif, tantôt négatif, tantôt indifférent. Et M. Claude conclut qu'il est impossible actuellement de préciser quels sont les éléments du système nerveux sympathique ou parasympathique qui sont en cause dans cette épreuve, où le plexus solaire est cependant, d’après lui, très probablement actionné.

A. Guillaume (1) s'appuyant sur une étude graphique de ce réflexe, pense qu'il s’agit d’un mécanisme de compression de l’aorte abdominale. Mais M. Claude (2) a réfuté ces arguments et maintenu le mécanisme nerveux.

Les réflexes provoqués, à point de départ abdo-

r. À. Güillaume, Note sur le réflexe abdominal (Société de Biologie, 16 avril 1921).

2. H. Claude, le Réflexe du plexus solaire (Société de Biologie, 30 avril 1921).

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minal — et dans ce cadre rentrent ceux à point de départ appendiculaire — ont donc encore un mécanisme obscur et ne parviennent pas à éclairer complètement la pathogénie des troubles réflexes dans l’appendicite chronique. |

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Notre procédé d'examen des appendiculaires chroniques

Les réflexes cœæliaque et viscéral hypotenseurs n’en constituent pas moins un moyen d’exploration du système nerveux végétalif. De leur recherche pratiquée conjointement à celle du réflexe oculocardiaque, du contrôle apporté dans certains cas par les méthodes pharmacologiques, de l'étude systématique des troubles cliniques du système nerveux végétatif, nous avons pensé qu'il pourrait jaillir quelque lumière. Et c’est pourquoi nous avons employé ces différentes méthodes chez nos malades atteints d'appendicite chronique, affection riche en troubles organo-végétatifs, pour essayer de déterminer la part du sympathique et du vague dans la genèse de ces troubles, et pour entrevoir s’il était permis de distinguer chez ces malades 2 types cliniques distincts, vagotonique et sympathicotonique, comme dans les gastronévroses.

Notre élude porte sur 27 cas d’appendicite chronique, diagnostic confirmé par l'intervention chirurgicale chez 23 d’entre eux, établi cliniquement et radiologiquement chez les 4 autres.

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Les modifications du pouls à la pression solaire et à la pression appendiculaire ont été observées .à l’aide de l’oscillomètre de Pachon ; suivant la technique indiquée, par A. Thomas et J. Ch. Roux, nous maintenons dans le brassard une pression suffisante pour que les oscillations nettes, mais peu amples, puissent disparaître à l’occasion d’une diminution légère de la pression artérielle,

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