‹ Contribution à l'étude des réactions méningées aigues aseptiquesChapitre 10 sur 23 · Marrorzez. Thèse de Paris · texte numérisé non relu

Marrorzez. Thèse de Paris

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Rien de tout cela ne se rencontre dans le liquide céphalo-rachidien des méningites aseptiques, lesquelles, nous le répétons, se différencient des autres variétés de méningites par deux signes : d’une part l’impossibilité de déceler un agent pathogène connu dans le liquide cérébro-spinal ; d'autre part, l'intégrité cons-

tante des polynucléaires épanchés dans ce liquide.

ÉTIOLOGIE :

Nous basant sur les observations que nous rapportons dans ce travail, nous pouvons dire que les réactions méningées aiguës aseptiques se montrent au cours de la syphilis des centres nerveux. Elles peuvent survenir également au cours d’une otite moyenne. Enfin, elles peuvent,comme dans le cas de Pautrier et Simon, être consécutives à l'introduction dans l’espace arachnoïdo-pie-mérien de liquides aseptiques tenant en dissolution certaines substances comme la stovaïne. Considérant le cas de la malade de Widal et Philibert, nous pouvons ajouter qu’on observe ces réactions méningées dans certaines conditions, sans qu’il soit possible à l’enquête étiologique de fournir le moindre renseignement sur la cause première de l'affection.

L’asepticité du liquide céphalo-rachidien et son aspect trouble dû à l’épanchement de polynucléaires ont été consiatés au cours de la paralysie générale par Belin

et Bauer (1). Widal et Lemierre (2) ont fait la même constatation chez un malade atteint d’hémiplégie syphilitique. Ravaut (3) a publié en 1904 l'observation d'un cas de syphilis cérébrale tertiaire, au cours de laquelle : l'examen du liquide céphalo-rachidien lui a permis de constater l’absence de mierobès et la présence de polynucléaires. Dans ces trois cas,les examens sur: lames et les essais de cultures ont été négatifs.

Rist (4) a dit à la Société médicale des hôpitaux qu'il avait souvent ponetionné le rachis d'enfants atteints de méningite d’origine otique, et que dans nombre de cas, le liquide méningé ne contenait de micro-organismes décelables ni par les examens sur lames, ni par les cultures, ni par les inoculations. « Néanmoins, ajoute cet auteur, ce liquide était purulent et on y trouvait des polynucléaires abondants comme dans la méningite cérébro-spinale la plus typique. Quelques rares vérifications anatomiques ont permis dans des cas semblables de reconnaître une plaque de méningite purulente localisée au niveau du rocher sur la convexité latérale de l’encéphale, et contenant les bactéries ordinaires en majorité anaérobies des infections otiques. Le reste des méninges céphalique et rachidienne était le siège d’une congestion diffuse et intense. »

On peut rapprocher de ces faits une observation pu-

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