Risr. Soc. méd. des Hôput., juillet
= 55 — bliée par Marcel Labbé et Froin (1) sur un cas de méningite atténuée d’origine otique au cours de la fièvre -typhoïde. Ici encore, le liquide céphalo-rachidien était aseptique avec épanchement de polynueléaires.
Déjà en 1897, Stadelmann (2) montrait qu’un foyer de méningite localisée pouvait coïncider avec un liquide céphalo-rachidien aseptique et contenant des polynucléairés.
Plus récemment, Grossmann (3) a observé un malade qui, au cours d’une phlébite des sinus terminée par la mort, présenta des phénomènes méningitiques graves avec un liquide céphalo-rachidien aseptique troublé par des polynucléaires; à l’autopsie, il a été impossible de constater de traces de méningite.
Wicart (4) a observé dans certains abcès cérébraux une polynucléose manifeste dans un liquide céphalorachidien où l'examen microscopique et les autres moyens d'investigation n’ont permis de déceler aucun micro-organisme.
Il est donc possible de constater une réaction méningée aseptique contre un processus aigu septique. Nous essaierons d'interpréter ces faits en apparence paradoxaux au chapitre de la pathogénie.
Nous verrons à ce même chapitre que les réactions
méningées. puriformes aseptiques consécutives à la ra-
1. Mancet. Lassé er Froi. Soc. méd. des Hôpit., janv. 1903. 2. Srapezmanx. Berlin. Klin. Woch., 1897, n° 44. 3. Grossmans. Arch. fur. ohren Kerlk.T. LXIV, 1905.
. 4. WicarT. Thése de Paris, 1905-1906.
LL EpiSe
chistovaïnisation faite avec toutes les précautions voulues d’asepsie, ne doivent plus nous surprendre de-
puis que les expériences de Ravaut et Aubourg (1) ont démontré que la rachicocaïnisation pouvait donner lieu
au même phénomène.
Il est vraisemblable que le cadre étiologique des méningites aseptiques embrasse plus de cas; et des observations ultérieures démontreront sans doute qu'elles peuvent survenir au cours de la plupart des infections. ‘Il faudra alors tenir compte de deux choses : d’une part l’état aseptique du liquide cérébro-spinal, et de l’autre l’intégrité des éléments épanchés dans son milieu.
C’est ce second point qui a été négligé et dont il n’est pas fait mention dans les observations de syndromes méningés avec liquide céphalo-rachidien aseptique, qui ont été publiées jusqu’à ces derniers temps.
Certaines substances toxiques comme la cantharide sont aussi susceptibles de déterminer des réactions méningées. Nous tenons à ce sujet, à citer une observation publiée par MM. Comby et Frenkel en 1896. La façon dont on peut interpréter ce cas au double point de vue étiologique et pathogénique, nous fait considérer comme une chose utile de le reproduire dans notre travail, bien qu’il y manque les résultats de l’examen histologique et bactériologique.